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200 personnes à la réunion sur le Faubourg Contrecoeur

Immobilier, Vie de quartier
Citoyens présents au centre communautaire Saint-Justin
Il y avait foule au centre communautaire Saint-Justin le 29 janvier. Nombreux sont les citoyens du Faubourg Contrecoeur qui sont venus poser des questions au maire ainsi qu’au conseiller de Tétreaultville. (photo: Marie-Eve Cloutier)

La réunion organisée sur le Faubourg Contrecœur par le maire Ménard a attiré près de 200 personnes au centre communautaire Saint-Justin, ce soir (29 janvier), dans la plus grande cordialité.

Le maire de l’arrondissement de Mercier Hochelaga-Maisonneuve, Réal Ménard, et le conseiller de Tétreaultville, Richard Celzi, ont dévoilé plusieurs informations concernant le développement du Faubourg Contrecœur. Les citoyens ont écouté attentivement. Seuls les gazouillements des quelques bébés présents tranchaient sur l’atmosphère studieuse de la foule.

Après une heure trente de présentation, une quarantaine de citoyens ont posé des questions fort pertinentes pendant une autre heure. Les gens étaient manifestement informés des enjeux, au point où le maire s’est permis de dire qu’ils étaient « les yeux des élus ». Plusieurs citoyens ont aussi étudié les schémas qui étaient accrochés au-devant de la salle. Une personne a même félicité les élus d’avoir organisé la rencontre, sous les applaudissements.

Retour sur l’affaire Catania

Le développement de la zone commerciale, le stationnement, la vitesse de circulation et le terrain de soccer du parc d’Alcantara ont dominé les présentations et les échanges.

D’entrée de jeu, le maire a abordé le développement de la zone commerciale. Lorsqu’il a évoqué la faillite récente de la société Catania, la salle a applaudi. Il semblerait que la Ville de Montréal aurait des créances de plus de 20 millions de dollars, dont plus de deux millions pour des infrastructures non complétées, auprès de l’entrepreneur déchu. « Évidemment, cette situation s’ajoute au fait que la Ville, la Société d’habitation de Montréal (SDHM), qui développe le Faubourg, et Catania sont devant la Cour supérieure concernant un droit de «premier acheteur» en cas de défaut ou de non-respect du contrat liant Catania à la SDHM et à la Ville. »

Le maire a révélé que les audiences devant la Cour se déroulaient depuis quelques jours. « Ça devrait se terminer d’ici une semaine ou deux. Le juge pourrait choisir de rendre son jugement en délibéré. Alors, il faudra attendre, mais nous espérons qu’il puisse rendre sa décision sur le banc, ce qui nous permettrait de relancer le développement du Faubourg le plus rapidement possible. » M. Ménard avait l’air convaincu que les arguments de la Ville et de la SDHM l’emporteront sur ceux de Catania.

Un développement attendu avec impatience

Le maire a réitéré un message qu’il transmet depuis des mois en public : « Ça va prendre entre un an et deux ans pour développer la zone commerciale une fois le jugement rendu. »

Ce délai, qui a déçu les citoyens, est nécessaire pour organiser et tenir des audiences publiques, changer le règlement de zonage et passer à l’étape des plans et devis de même que le choix d’un nouvel entrepreneur. « Le plan original, c’était d’implanter de petits commerces. Mais la population nous répète depuis longtemps qu’elle veut des magasins de taille moyenne et grande, comme une Société des Alcools ou un supermarché. On a compris le message. Mais ça demande de changer le zonage, notamment pour le stationnement. Et ça implique de négocier avec des promoteurs et des marchands, justement sur cette question. Mais la population sera consultée sur le type développement commercial qui se fera dans cette zone, c’est certain, a-t-il ajouté.

L’assemblée a longuement discuté des questions du stationnement et de la circulation. Nous reviendrons avec un autre texte demain (vendredi 30 janvier).

Bonne nuit!

 

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