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9 raisons d’aimer Mercier-Est

Éditoriaux, Environnement, Vie de quartier
promenade bellerive fleuve en hiver
La Promenade Bellerive, le joyau du quartier. (Photo: Badauds de Mercier-Est)

Les grands médias nous ignorent. Les préjugés persistent à l’ouest de la rue Saint-Laurent. Les quolibets se font aller dans les banlieues ou sur le Plateau. Avant de m’y installer, je l’avoue, j’entretenais moi aussi plein de préjugés envers mon quartier d’adoption. Ça fait deux ans maintenant que j’y habite et j’ai décidé de vous proposer 9 raisons pour que vous veniez m’y rejoindre! Ou pour entretenir la flamme de ceux qui y habitent déjà

1- Les arbres

Certains disent que la canopée de Mercier-Est est la deuxième plus dense après celle d’Outremont, sur l’île de Montréal. C’est vrai que notre couvert végétal se voit de loin et même des avions qui arrivent de partout dans le monde. De beaux grands arbres, presque partout sur le territoire. Il fait certainement moins chaud qu’ailleurs en ville. Merveilleux! Pierre-Tétreault, fondateur de Tétreaultville, aurait planté lui-même certains de nos arbres, il y a plus d’un siècle, dit la légende… Espérons que l’agrile du frêne ne fasse pas trop de ravages.

2- Les parcs

Le parc de la Promenade Bellerive, rare oasis de calme donnant sur le fleuve et le Parc national des îles de Boucherville (qu’on peut visiter grâce à la navette fluviale), le parc Thomas-Chapais et son boisé, le tout nouveau parc Carlos-d’Alcantara, au sommet duquel on voit les monts Saint-Hilaire et Saint-Bruno… Prenez Google Earth et zoomez sur le quartier : on peut y compter une quinzaine d’espaces verts. Et les ruelles vertes se multiplient. Nous sommes tout simplement choyés.

3- La Maison de la culture Mercier

La petite Place des arts de l’Est multiplie les shows exclusifs, les événements, les expos incroyables. Elle attire de grandes vedettes souvent gratuitement ou pour une bouchée de pain. Et puis il y a le programme l’École et les arts, les partenariats avec le Chez-Nous de Mercier-Est pour le Festival Âges et Culture, Station Vu, etc. Peu de quartiers peuvent se targuer d’avoir une institution culturelle aussi dynamique, avec la plus importante programmation de la métropole

4- Le transport

Une station de métro, une quinzaine de lignes d’autobus, la nouvelle ligne 26, la proximité des autoroutes 20, 25, 40 et Souligny. On a les avantages de la ville et de la banlieue combinées. Pas de pont à traverser, le métro est tout près. C’est possible d’aller travailler au centre-ville en transport en commun sans trop de désagrément et assez rapidement, sans se stresser dans les bouchons. Et les distances sont assez courtes en voiture. Les parcomètres ne sont pas chers (quand il y en a). Il ne manque que des pistes cyclables fonctionnelles, le BIXI, l’autopartage, et l’offre transport sera complète. Et le projet de raccordement du Port de Montréal au réseau autoroutier soulagera bientôt la circulation lourde sur Notre-Dame.

5- Le logement

Tant pour les propriétaires que pour les locataires, le quartier est attrayant. Les loyers ne sont pas trop chers et n’ont pas augmenté tant que ça si on se compare à d’autres quartiers de la métropole. Les maisons et les condos se vendent à des prix raisonnables si on considère que nous sommes situés sur l’île de Montréal. La mixité sociale est encore assez forte : l’embourgeoisement n’a pas fait fuir massivement les pauvres. Les nouveaux développements font de la place aux jeunes familles et aux coops d’habitation. Il en coûte environ 85 000 $ de moins que la moyenne montréalaise pour accéder à la propriété. Ce n’est pas parfait, mais c’est bien mieux qu’ailleurs à Montréal. On espère juste que le projet de cour de voirie Honoré-Beaugrand débloque.

6- Le milieu communautaire

Il y a une solidarité et un grand dynamisme communautaire dans le quartier. On s’occupe de notre mode et la concertation marche fort, alors qu’ailleurs, les organismes se crêpent souvent le chignon. Les gens sont fiers, motivés, attachés à leur quartier et à son développement social et économique. Les projets se multiplient : CÉRÈS, RUI, entrée de quartier, Station Vu, etc. On est chanceux d’avoir tous ces organismes qui font des miracles avec les moyens du bord. Et les gens de Solidarité Mercier-Est sont tout simplement formidables

7- Les écoles

Certaines écoles publiques de Montréal ont mauvaise réputation ou sont tout simplement fermées parce qu’elles sont contaminées! Les nôtres offrent un environnement et un programme éducatif qui n’a rien à envier aux quartiers riches. Les profs sont dynamiques, les écoles embrassent des projets novateurs (les bornes Boltage des écoles Armand-Lavergne et Saint-Justin, la superbe cour de l’école Boucher-de-la-Bruyère), les parents sont impliqués. Il y a un programme international à l’école primaire La Vérendrye, les programmes spéciaux foisonnent : art culinaire à Louise-Trichet, entrepreneuriat à Philippe Labarre, concentration en sport à Saint-Justin, robotique et immersion en anglais à Dunton, et sciences à Sainte-Louise de Marilllac, pour ne nommer que ceux-là. Espérons que l’école alternative Alter Égaux primaire-secondaire voit le jour

8- Les infrastructures sportives

Le quartier dispose du centre aquatique intérieur le plus récent de Montréal : la piscine Annie-Pelletier, inaugurée l’an dernier au coût de 15 millions de dollars. L’aréna Clément-Jetté est en rénovation et rouvrira très bientôt. Le parc Carlos-d’Alcantara compte des terrains de soccer et de basket ainsi qu’un mur escalade tout neuf. L’esplanade et les installations sportives du parc Olympique ne sont pas loin. Mais on attend toutefois un vrai skatepark et un gymnase digne de ce nom (message aux élus).

9- L’ambiance

Le quartier n’est pas aussi branché que Rosemont, le Plateau, le Vieux-Montréal ou Griffintown. Mais la qualité de vie y est indéniable : certaines rues sont aussi tranquilles qu’à la campagne, on voit des renards, des coyotes, des oiseaux de proie, des ratons à plusieurs endroits. Il n’y a pas de vitrines fracassées par des militants anarchistes, pas de prostitution sur les trottoirs, pas de piqueries, pas de gangs de rues, pas trop d’incivilités ou d’itinérance, peu de magasins à louer, d’immeubles abandonnés ou de terrains vagues. Excluant les condos de la rue Hochelaga ou le Faubourg Contrecœur, le parc immobilier n’est pas jeune, mais peu délabré. Les immigrants ne font généralement pas fortune, mais ils se sentent chez eux. Nos politiciens ne font pas la une des journaux, mais ils travaillent sincèrement à améliorer les choses et, malgré la présence de trois partis, c’est l’harmonie à la table du conseil d’arrondissement. L’opposition fait un travail sérieux et constructif, et le maire rend des comptes et pilote ses projets; le compte de taxes augmente, mais n’explose pas. Et les grands acteurs industriels font visiblement des efforts pour soigner l’environnement, la sécurité et leurs relations avec les résidents.

Il y a encore du travail à faire pour améliorer la qualité de vie, notamment en alimentation, en restauration et en transports actifs. La monoparentalité, le vieillissement et les maladies chroniques préoccupent les autorités. Les rues Hochelaga et Sherbrooke ont besoin d’amour et on attend toujours le développement de la zone commerciale du Faubourg Contrecœur. On peut aussi rêver d’une extension du métro jusqu’à des Ormeaux et même Contrecœur, pour désengorger Honoré-Beaugrand. Mais, malgré tout, Mercier-Est demeure LE secret bien gardé de la métropole du Québec.

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