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Crise de parking et de la vitesse dans le Faubourg?

Transport
problèmes de stationnement Faubourg Contrecoeur
Les citoyens se plaignent des problèmes de stationnement dans le Faubourg Contrecoeur. (photo: Marie-Ève Cloutier)

Le stationnement et la vitesse de la circulation ont hanté l’assemblée de consultation sur le développement du Faubourg Contrecœur, jeudi soir (29 septembre dernier).

La question du stationnement a longuement été abordée par le maire de l’arrondissement de Mercier Hochelaga-Maisonneuve, Réal Ménard, et le conseiller de Tétraultville, Richard Celzi, qui préside aussi le comité de circulation, dans leur présentation aux citoyens lors de l’assemblée de jeudi, qui se tenait au centre communautaire Saint-Justin. De nombreux citoyens se sont succédé pour débattre de divers aspects de cette question complexe.

Les problèmes de stationnement sont particulièrement aigus dans deux zones du Faubourg : près du CLSC, angle Sherbrooke et Contrecœur, et dans toutes les rues de la partie centrale du Faubourg, près du parc d’Alcantara. Dans ce dernier secteur, les autorités n’avaient pas prévu, quand ils ont planifié la conception du quartier, que les membres des deux coopératives d’habitation seraient aussi « motorisés ». Habituellement, le ratio est de un espace de stationnement pour trois unités d’habitation. « C’est beaucoup plus élevé que la moyenne dans ce secteur », a confirmé M. Celzi. Les élus avaient peu à offrir en terme de mesures de soulagement, ce qui a mécontenté les citoyens.

Près du CLSC, les autorités tolèrent que les gens stationnent illégalement sur un terrain municipal qui est en fait le prolongement de la rue Bilodeau. Il y a aussi beaucoup de véhicules stationnés sur la rue Contrecœur. Le CLSC a instauré, il y a quelques années, une politique de stationnement payant sur son propre terrain, qui rebute beaucoup de ses usagers et de ses employés. L’arrondissement modifiera le temps limite accordé au stationnement rue Contrecœur cette année, pour forcer les usagers à utiliser le stationnement payant.

Ça roule vite dans le Faubourg

Richard Celzi a révélé que l’arrondissement a mené une étude sur la vitesse de la circulation sur la rue Contrecœur. Beaucoup de citoyens se plaignent de la vitesse excessive sur cette rue, bordée par un parc achalandé, fréquenté par les familles. Plaintes répétées lors de l’assemblée.

« J’ai eu des plaintes concernant cette rue qui se transformerait parfois en piste de course. Nous avons installé des modules cachés sur la chaussée pendant plusieurs semaines l’an dernier et nos chiffres indiquent que la vitesse moyenne y est de 32 km/h », a révélé Richard Celzi. Une information qui n’a pas convaincu les citoyens présents. M. Celzi a promis d’autres études.

La vitesse est limitée à 40 km/h sur la rue Contrecœur, et à 30 km/h devant le parc d’Alcantara. Il n’est pas question de dos d’âne sur la rue Contrecœur, car il est impossible d’en installer partout à Montréal sur les rues où se trouvent des lignes d’autobus de la STM. L’installation éventuelle d’une piste cyclable en bordure de la rue la rétrécira, ce qui, habituellement, ralentit la vitesse. Mais ce n’est pas pour demain.

Plusieurs ont demandé le déplacement de l’arrêt obligatoire situé angle Contrecœur et Marie-Ange-Bouchard, une intersection plus au nord, angle de Grosbois, ce qui faciliterait les utilisateurs de l’arrêt d’autobus, situé à cet endroit. Les élus en ont pris note.

Ouvrir Duchesneau?

L’arrondissement a prolongé d’un autre deux ans la réserve foncière sur le terrain qui permettrait éventuellement de faire déboucher la rue Duchesneau sur Sherbrooke, un aménagement qui coûterait 2,5 millions de dollars à la Ville de Montréal. M. Celzi a indiqué que la circulation actuelle estimée à 700 véhicules par jour ne justifiait pas cet investissement. Il faudrait plutôt 2000 véhicules pour ouvrir cette rue, ce qui désengorgerait l’intersection Contrecœur/Sherbrooke, très achalandée aux heures de pointe. L’ouverture de la rue Duchesneau se traduirait toutefois par une baisse marquée de la qualité de vie des citoyens de cette rue.

On a aussi souligné la très mauvaise convivialité de la programmation des feux de circulation de l’intersection Sherbrooke/Contrecœur, tant pour les piétons que pour les automobilistes, notamment ceux qui viennent ou arrivent de l’ouest. Les élus ont promis qu’ils y verraient.

Piste cyclable

Les élus ont annoncé que le projet de piste cyclable sur Contrecœur, qui reliera aussi celle de l’arrondissement Anjou, au nord du Faubourg, était encore dans les cartons. Mais qu’il fallait attendre le développement de la zone commerciale pour espérer tout aménagement en ce sens. Il faudra attendre encore plusieurs années.

Véhicules en libre service

Des citoyens ont demandé l’implantation de tels véhicules dans le Faubourg. M. Ménard a répondu qu’il attendait une annonce du maire Coderre en ce sens pour l’ensemble de Montréal, d’ici deux semaines, avec un financement à la clé. « Mais ça va se faire, c’est certain », a-t-il ajouté.

Asphaltage

Les élus ont aussi annoncé suite à une question, que l’asphaltage de la couche de finition ne se fera pas, à la grandeur du Faubourg, tant que les 1860 résidences prévues au projet ne seront pas toutes construites. Il y a actuellement 963 unités d’habitation terminées dans le Faubourg.

L’hiver

Des citoyens ont demandé la permission d’ériger des abris de type Tempo dans leur entrée de garage, rue Duchesneau. Le zonage actuel l’interdit. L’hiver, les pentes négatives de ces entrées rendent le stationnement et le déneigement difficile. Ce qui amplifie les problèmes de stationnement dans le secteur. Le maire Ménard a expliqué que l’arrondissement allait consulter les citoyens sur le changement de zonage qui accompagnera le développement de la zone commerciale, une fois le différend avec l’entrepreneur Catania réglé en cour. « Ce sera le temps de faire valoir votre point de vue, car de nombreux citoyens s’opposent à ces abris pour une question esthétique », a fait valoir le maire.

Autobus 26

Le maire a aussi pris note des plaintes concernant l’autobus 26. On fait état de nombreux retards le matin et de moteurs qui tournent sans arrêt l’hiver, ce qui nuit à la qualité de vie des résidents. Le maire Ménard va faire le suivi auprès de la STM et a révélé qu’il est question de déménager le terminus de cette ligne, actuellement angle Robitaille et Claude-Masson, à un endroit indéterminé.

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