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La douceur et l’intensité de Mara Tremblay

Culture
Mara Tremblay et son fils
Mara Tremblay accompagnée de son fils, Victor Tremblay-Desrosiers, à la batterie, lors de leur représentation à la Maison de la culture Mercier le 21 janvier. (photo: Marie-Eve Cloutier)

Mara Tremblay a présenté pour la première fois le spectacle de son nouvel album À la manière des anges à la Maison de la culture Mercier le 21 janvier (mercredi) avant sa grande première montréalaise le 24 février prochain au Club Soda.

La chanteuse et les membres de son groupe ont passé deux jours à répéter le spectacle à la Maison de la culture avant ce premier rodage devant le public. Mara Tremblay était bien entourée ce soir-là, car parmi les musiciens présents avec elle sur scène, son fils, Victor Tremblay-Desrosiers, était derrière la batterie.

« Je nomme souvent le mot amour dans mes chansons. Ce mot signifie pour moi l’amour que l’on peut porter à un être humain, comme à son amoureux, à son garçon, à sa famille et ses amis, mais il signifie aussi pour moi l’état du cœur dans lequel on se retrouve quand on se sent bien. J’aime utiliser ce mot quand je me sens bien », a souligné Mara Tremblay dès sa première intervention auprès de l’auditoire qui s’était déplacé pour l’entendre interpréter les chansons de son 6e album en carrière, cinq ans et demi après la sortie de son dernier album de chansons originales intitulé Tu m’intimides. 

Pop, folk et tungstène 

Le son de Mara Tremblay est un heureux mélange entre le pop et le folk, parfois très doux, et parfois très intense.

Certaines notes des claviers nous renvoient à des stimuli plus visuels qu’auditifs, nous rappelant la lumière et le scintillement. On nous transporte dans un endroit plutôt cosmique. Les nombreux instruments à cordes nous ramènent gracieusement sur terre. Une voix parfois plus rauque nous enracine.

L’éclairage sur scène était très simple, des projecteurs au sol dirigeant une lumière vers le centre laissaient un grand vide autour des musiciens, mais ce noir créait plutôt de l’espace sur scène, se soldant par un effet d’amplitude. Des ampoules au filament de tungstène décoratif (enroulé plusieurs fois à l’intérieur du verre), très tendance, étaient posées sur les pieds de micro et illuminaient de temps à autre à elles seules la scène.

S’ouvrir aux autres

Un court segment du spectacle de Mara Tremblay fut consacré à traiter du sujet des maladies mentales, en faisait écho à son trouble bipolaire.

« Les gens atteints d’une maladie mentale ont besoin de plus d’écoute que d’autres. Je pense que plus on en parle, plus on risque d’avoir de l’aide. Le problème avec [la bipolarité], c’est qu’on a tendance à s’enfermer sur nous-mêmes. Mais, quand les gens autour de nous le savent, ils peuvent venir à notre “pêche”. J’ai vraiment l’impression que quelqu’un m’a sortie de l’eau quand on m’a appris que je souffrais de cette maladie », a confié l’auteure-compositrice.

« Je trouve ça important qu’on en parle. Ce n’est pas vrai que tout le monde atteint d’une maladie mentale n’est pas capable de fonctionner. Aimons-nous », a envoyé comme message Mara Tremblay.

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