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Le projet CÉRES sur le point de se concrétiser

Vie de quartier
Carottes de différentes formes
Stéphane Tremblay souhaite vendre les fruits et légumes aux drôles de formes des maraîchers locaux, comme cela se fait déjà dans certains supermarchés en France, afin de contrer le gaspillage alimentaire et d’offrir des aliments frais à petits prix. (photo: David Castillo Dominici – FreeDigitalPhotos.net)

Le projet CÉRES de l’organisme le Sésame a avancé d’un pas de géant grâce à une aide financière pouvant atteindre 200 000 $ sur deux ans provenant de bailleurs de fonds privés. 

« La Fondation du Grand Montréal et la Fondation de la famille J. W. McConnell ont cru en nous et en notre idée et elles ont décidé de nous allouer 50 000 $ chacune par année sur deux ans, sous réserve d’une évaluation des avancées du projet après un an. Donc, si tout va bien, et c’est notre intention, nous pourrons bénéficier d’une aide de 200 000 $ », explique Stéphane Tremblay, directeur du Sésame. 

Cet argent vient donc solidifier le montage financier de l’organisme pour le projet combinant un café-bistro à un comptoir alimentaire et une panoplie d’autres services de proximité pour accéder à de la nourriture dans le quartier. Le CÉRES bénéficiait déjà notamment du soutien de la Direction de santé publique et de la CDEST. 

Appuis citoyens

Le 10 décembre dernier, le Sésame organisait une visite de ses locaux en pleine transformation afin de faire connaitre davantage le projet aux résidents du quartier. 

Malgré les 30 cm de neige tombés à Montréal cette journée-là, les participants étaient au rendez-vous, comme le raconte Stéphane Tremblay : « Au moins 25 citoyens ont répondu à notre appel même si la température n’était pas clémente. Beaucoup de jeunes familles sont venues nous voir pour nous poser des questions et nous offrir leur aide pour le projet. Les personnes présentes semblaient emballées par notre idée, preuve que nous allons répondre à un besoin dans le secteur. » 

Fruits et légumes à petits prix

Un peu comme cela se fait déjà dans certains supermarchés en France, le CÉRES a l’intention d’offrir des fruits et légumes « moches » comme disent nos cousins français, et ce à moindres coûts.

« Ceci nous permettra d’offrir des aliments frais et moins cher aux gens du quartier, puisque ceux-ci sont souvent perdus ou gaspillés dans les grandes chaînes simplement car ils ne répondent pas aux critères esthétiques du marché. Pourtant, ces fruits et légumes sont totalement comestibles malgré leur forme plutôt rigolote », fait valoir le directeur du Sésame. 

Ouverture dans quelques mois

Les rénovations du local du Sésame étant presque terminées à l’étage, il ne reste qu’à rénover le sous-sol. 

« Si tout se passe bien, j’aimerais faire l’ouverture officielle du CÉRES vers le printemps ou l’été. Cependant, nous ne voulons pas précipiter les choses. Ce qui est certain, c’est qu’une fois le projet lancé, tout le monde pourra en profiter dans le secteur », lance Stéphane Tremblay. 

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