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MISE À JOUR: « On ne doit pas laisser faire l’imam Chaoui »

Vie de quartier
Centre Ashabeb intérieur
Photo de la page Facebook du Centre Ashabeb qui montre l’état d’avancement des travaux de rénovation à la mi-janvier. (photo: Facebook)

MISE À JOUR : Alors que l’arrondissement avait annoncé qu’un point de presse allait avoir lieu lundi prochain (2 février), un avis média publié aujourd’hui révèle que ce point de presse est devancé au samedi 31 janvier (demain) à 9 h. La conférence aura lieu à l’hôtel de ville de Montréal plutôt qu’au bureau d’arrondissement. Réal Ménard sera accompagné du maire Denis Coderre. 

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La porte-parole de l’opposition officielle en matière de laïcité, Agnès Maltais, soutient qu’il ne faut surtout pas laisser faire Hamza Chaoui, l’imam qui a l’intention d’ouvrir un centre communautaire islamique pour les jeunes dans les anciens locaux de l’éco-quartier sur la rue de Grobois, non loin du parc Thomas-Chapais.

« Les imams savent où sont les limites dans notre société et jouent avec ça. Ils entretiennent des propos haineux, discriminatoires et antidémocratiques. Ils s’installent pour convertir les gens et prêcher leur foi », a mentionné la députée de Taschereau au Journal de Mercier-Est.

Elle ajoute : « Nous avons un premier ministre qui affirme que [l’intégrisme] peut être un choix personnel. Nous savons que la foi de cet imam va à l’encontre de nos valeurs démocratiques et cela risque d’avoir des impacts négatifs. Dans certains cas, nous avons des évidences où ça a mené à des actes terroristes. »

Un problème qui n’est toujours pas réglé

Selon Agnès Maltais, il faut trouver un moyen pour aider les différentes administrations à gérer ces cas.

« Nous n’avons pas encore de balises pour la laïcité. Qu’est-ce qu’on accepte ou pas en tant que société? En ce moment, on gère le tout au cas par cas. Il nous faut une loi », affirme-t-elle.

Ces règles du jeu vont aussi nous permettre de mieux protéger les jeunes, les femmes et les homosexuels, lance Agnès Maltais. « Il faut être attentif auprès de nos jeunes qui pourrait être plus fragiles et attirés par les propos de Hamza Chaoui, ce même individu qui affirme que en tant que femme gai, je n’aurais pas ma place en tant que députée au sein du gouvernement. C’est révoltant! »

Sa collègue Carole Poirier, porte-parole en matière de condition féminine, dénonce également « les propos de l’imam Hamza Chaoui et souhaite que les autorités fassent le nécessaire pour empêcher l’ouverture prochaine du [centre communautaire] », peut-on lire dans un communiqué publié par le parti Québécois.

Pour sa part, Maka Kotto, député de Bourget, a tenu à rappeler que « les valeurs fondamentales non négociables qui fondent la société québécoise sont la liberté et la démocratie, reposant sur la réparation de l’état et de la religion, le français comme langue publique commune et l’exercice des droits et libertés de la personne. Nous y veillons ».

Une nouvelle qui beaucoup fait jaser

Le Journal de Mercier-Est a publié la nouvelle concernant l’arrivée de l’imam controversé dans le quartier en exclusivité mardi (27 janvier) en début de soirée. D’autres médias se sont rapidement emparés de la nouvelle par la suite, dont La Presse qui travaillait également sur l’histoire, selon nos sources.

En entrevue avec Le Devoir, la ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion, Kathleen Weil, estime aussi que « la Ville de Montréal ne doit pas offrir une tribune à l’imam intégriste Hamza Chaoui ».

La députée de la Pointe-de-l’Île, Ève Péclet, a transmis ces mots au Journal de Mercier-Est lorsque nous lui avons demandé de réagir à la nouvelle: « Les propos tenus par M. Chaoui sont incompatibles avec les valeurs que nous défendons et les valeurs de notre société. ‎De nos jours, ne pas croire en l’égalité homme-femme au Québec est rétrograde et condamnable. ‎Je crois qu’ouvrir un centre communautaire où cet homme pourrait prêcher des idées sexistes et homophobes va attiser les tensions dans notre communauté. Le dossier est du ressort de la ville, mais nous le suivons attentivement. »

Durant la journée, TVA et RDI faisaient le pied de grue devant les locaux du futur centre islamique.

La Journal de Mercier-Est a tenté de joindre le Congrès maghrébin au Québec pour avoir leurs réactions, mais n’a reçu aucun retour d’appel au moment de publier ces lignes. Du côté du Collectif Québécois contre l’Islamophobie, on nous a indiqué que les membres allaient se réunir ce soir pour traiter spécialement du sujet.

 

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