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Voirie Honoré-Beaugrand: c’est fini!

Histoire, Immobilier
Garage de la cour de voirie Honoré-Beaugrand Badauds de Mercier-Est
Le garage de la cour de voirie Honoré-Beaugrand n’est plus qu’un souvenir. (Photo: Badauds de Mercier-Est)

Les démolisseurs ont terminé de raser les édifices de la Voirie, angle Honoré-Beaugrand et Hochelaga.

Il ne reste plus que des tas de gravats et d’acier d’armature rouillée en lieu et place des deux édifices qui formaient le clos de la voirie situé à l’angle des rues Honoré-Beaugrand et Hochelaga. Les démolisseurs étaient à pied d’œuvre depuis quelques semaines.

L’édifice le plus grand était celui qui trônait au centre de la cour, un imposant garage, une structure de béton armé franchement affreuse.

L’autre immeuble abritait des bureaux. Selon une fiche de la Ville de Montréal, l’édifice fut construit en 1932 selon les plans de l’architecte Donat Beaupré, qui a occupé le poste d’architecte en chef de Montréal de 1923 à 1961. C’est lui qui signe tous les plans d’architecte des édifices construits par Montréal durant cette période, dont le « garage » Honoré-Beaugrand (à ne pas confondre avec l’édifice de béton armé).

La construction, durant les années 1930, de ce garage de style Art déco, s’inscrit dans la volonté de combattre le chômage issu de la grande crise de 1929, par la multiplication des infrastructures publiques.

La Ville a reconnu certaines qualités au bâtiment de style moderne, comme « ses lignes pures, ses avancées dans les murs cassant l’horizontalité du volume, les proportions verticales des fenêtres et son ornementation en pierre artificielle, sobre et dépouillée ». Le bâtiment, qui a été rénové en 1990, était classé d’intérêt patrimonial. Ce classement ne l’a manifestement pas protégé du pic des démolisseurs. Aujourd’hui, le 7944, Hochelaga n’est plus qu’un souvenir.

L’arrondissement souhaite développer ce quadrilatère en invitant les promoteurs à y construire 325 logements, dont 67 à vocation sociale, ainsi que des boutiques, notamment un supermarché. Mais, les propositions des promoteurs se font attendre, ce qui exaspère les citoyens et les organismes qui attendent l’aboutissement de ce projet depuis des années. L’affaire a monopolisé les débats en conseil d’arrondissement. L’administration du maire Réal Ménard a dû se battre pour faire accepter le projet par l’administration du maire Denis Coderre, qui avait, peu après son arrivée au pouvoir, gelé le développement de plusieurs cours de voirie montréalaises.

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