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Les élus à l’écoute de commerçants de la rue Hochelaga

Économie
Rencontre avec les commerçants
Richard Celzi, conseiller de Tétreaultville, a indiqué aux commerçants présents qu’il était là pour les écouter et les aider. « Il faut démontrer aux clients que ça ne coûte pas plus cher d’aller chez vous et encourager l’achat local ». (photo: Marie-Eve Cloutier)

Comment relancer la rue Hochelaga? En misant sur les nouvelles familles qui s’installent dans le quartier, les propriétaires et l’achat chez nous!

Se lancer ou maintenir un commerce de détail sur la rue Hochelaga n’est pas une mince affaire, particulièrement dans Mercier-Est où il est facile pour les consommateurs d’utiliser leur voiture pour se rendre dans les grands centres d’achats, que ce soit aux Galeries d’Anjou, à la Place Versailles ou en encore dans le quartier Dix30, à Brossard.

Dans ce contexte, comment faire pour assurer une rétention de la clientèle dans le secteur? Le maire de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, Réal Ménard, accompagné du conseiller de Tétreaulville, Richard Celzi, ainsi que deux fonctionnaires à l’arrondissement, ont rencontré des commerçants situés entre les rues Lebrun et Taillon, le long de la rue Hochelaga, mercredi dernier (25 février), afin qu’ils fassent justement partie de la solution.

Portrait socioéconomique

Selon Renaud Fortin, conseiller en développement économique à l’arrondissement, la population de 30 000 personnes dans Tétreaultville pourrait faire vivre environ 130 commerces.

Afin de mieux définir le type de clientèle retrouvé aux alentours de la rue Hochelaga, M. Fortin a présenté aux commerçants un portrait socioéconomique de quartier réalisé par le service de la mise en valeur du territoire à l’arrondissement.

« On dénombre 6 % plus de propriétaires dans le quartier que dans le reste de l’arrondissement. Généralement, être propriétaire peut signifier être plus attaché au territoire que les locataires. L’indice de richesse peut aussi être un peu plus élevé dans ce cas », souligne Renaud Fortin. « De plus, beaucoup de familles viennent s’installer dans le quartier, car Mercier-Est demeure l’un des endroits les plus abordables de Montréal pour y vivre. Le taux de chômage est dans la moyenne de celui de l’arrondissement et les dépenses moyennes des ménages en 2014 tournent autour de 57 000 $. »

Corriger quelques irritants 

La majorité des commerçants présents lors de la rencontre étaient d’accord sur plusieurs points, notamment concernant le manque d’éclairage en soirée et les problèmes de stationnement sur rue.

Yvon Lewis, propriétaire de la boutique pour animaux au coin de la rue des Ormeaux, a rappelé au maire Ménard qu’il avait mentionné le manque d’éclairage à l’ancien maire de MHM, Ivon Le Duc, pour rappeler que ce problème ne date pas d’hier. « Sur les rues Lebrun et Pierre-Bernard, les lumières des lampadaires allument à la brunâtre, mais pas sur Hochelaga. Nous, il doit déjà faire noir pour avoir de la lumière et les clients ont peur quand il fait noir », a-t-il souligné.

Pour ce qui est de la question du stationnement, tous s’entendaient pour dire que la limite de 2 h sur la rue Hochelaga était très convenable afin d’assurer un roulement de la clientèle, donc inutile de mettre en place des parcomètres comme c’est le cas ailleurs dans Montréal. Le problème, c’est que cette limite de temps est rarement respectée. Autrement dit, il faudrait s’assurer que les agents de stationnement de la ville passent plus souvent dans ce secteur afin de donner des contraventions aux personnes ne respectant pas le règlement.

Réal Ménard a bien pris note des commentaires et a répondu qu’il allait voir tout ce qu’il était possible de faire en ce sens.

Des commerçants visionnaires

Un des propriétaires du tout nouveau Up CaféYacouba Sedion était présent lors de cette soirée pour partager sa vision de la rue commerçante que devrait être Hochelaga. 

« Je rêve que la rue Hochelaga soit aussi passante que la rue Saint-Catherine. Je rêve que la rue soit belle, d’y voir des terrasses, de l’éclairage. Je crois aussi que l’on veut tous participer à la réalisation de ce rêve », a exprimé de manière très inspirante M. Sedion.

Cette vision est effectivement partagée avec les commerçants installés dans le coin depuis un bout, car certains se sont permis de rappeler qu’ils attendent toujours le projet de réaménagement de la rue Hochelaga, qui flotte en l’air depuis 10 ans déjà.

Le maire a tenté d’encourager ces commerçants qui attendent depuis si longtemps ce nouveau souffle en soulignant au passage le travail exercé dans le cadre des projets de RUI du Comité local de revitalisation, de Solidarité Mercier-Est. Le projet de revitalisation de l’entrée de quartier proposé par le CRL devait d’ailleurs être remis à la ville-centre hier, 1er mars.

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