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Les terrains de la Longue-Pointe et Tétreaultville

Histoire
Carte des terrains Longue Pointe Tétreaultville journal La Patrie, 1910.
Carte des terrains de la Longue Pointe et de Tétreaultville publiée dans le journal La Patrie, 1910. (Coll. Robert Carrière – BANQ)

Cultivés depuis des générations, ils faisaient le bonheur de leurs propriétaires… assoupis dans leur prospérité. Voici ce que j’ai trouvé dans les journaux de 1906.

Il y a cinq ans, une entreprise commerciale vint secouer les propriétaires endormis. Aujourd’hui, des capitalistes actifs se font concurrence pour contrôler les quelques lopins qui restent à prix tentateurs, et ce, pour fins commerciales. Des industries immenses, de nombreuses subdivisions de lots, une place d’amusement gigantesque et l’extension de la ligne des chars urbains ont déjà transformé une localité rurale et en fond le Montréal agrandi.

L’annexionnisme est dans l’air et force l’attention. Des projets considérables pour fabriques, entrepôts et quais se développent rapidement. Plus que quelques années et une autre propriété de six milles carrés, donnant sur le fleuve, sera occupée par des édifices et fera partie de la ville.

La ferme Baylis

La ferme Baylis est la crème de cette région. Elle avoisine immédiatement l’immense Parc Dominion. La nouvelle place d’amusement, du côté ouest, et la vaste propriété acquise par la nouvelle compagnie de ciment, qui est en pleine activité, du côté est, est à portée de fusil des sites immenses et florissantes usines de locomotives. Elle a deux arpents de large par 80 arpents, près de trois mille de long contenant une superficie de 160 arpents, approximativement 6 000 000 de pieds carrés. Elle a front sur le fleuve, et ce front rapportera d’ici peu d’années plus que le revenu actuel de toutes les propriétés; une subdivision cadastrée en lot de villas, au nombre d’environ 300, dont 60 ont été vendus par l’ancien propriétaire, et un résidu d’environ 130 arpents prêts à être loués comme ferme d’industrie laitière, attend une autre subdivision.

Contrairement aux terrains adjacents, gardés pour fins spéculatives, cette propriété est à vendre immédiatement pour clore une succession. « Les chances, comme les œufs, ne viennent qu’une à la fois », mais la chance frappe rarement deux fois à la même porte, dédaignée, elle ne revient plus.

750 piastres par arpent, 2 cents par pieds

750 piastres par arpent est le prix actuel de la vente « en bloc », évalué selon l’opinion indépendante d’un expert, formant un total de 129 000 piastres. Sur cette base, les exécuteurs discuteront des propositions sérieuses pour vente immédiate. Comme les propriétaires deviennent, de jour en jour, plus difficiles, et comme les prix augmentent par sauts et par bonds, cette suggestion tentante est nécessairement faite sans réserve et sans préjudice. Si l’on considère qu’avant longtemps, le quart de millions de pieds sur le bord du fleuve seulement, atteindra 50 cent par pied, que 500 piastres est un prix très modeste pour des lots en dehors de la ville, et qu’il y a dix de ces lots à un arpent, et qu’environ 130 arpents de terrain de valeur sont encore vendus à la valeur des fermes de l’île de Montréal, à la moyenne de 250 à 500 piastres par arpents, les possibilités de profit de cette triple proposition sont évidentes pour les acheteurs perspicaces qui n’ont pas besoin de se hâter.

Le bord du fleuve

Le bord du fleuve, 400 par 700 pieds ou 280 000 pieds carrés de superficie, est déclaré par les ingénieurs comme étant le site idéal pour la cale sèche dont on parle tant. Il donne sur la plus grande profondeur du canal et offre des facilités sans pareilles d’expédition pour des établissements d’industrie. Les demandes pour ces sites sont très actives. Des offres tentantes pour cette partie seulement ont été refusées comme sont refusées si elles ne sont pas offertes « En Bloc ». On ne peut se procurer cette « prune » qu’en achetant tout le panier.

Lots à bâtir

Environ 220 lots à bâtir non vendus à cette partie cadastrée, grandeur 25 par 150 pieds, sur une avenue de 84 pieds, avec des rues transversales. La valeur des lots hors de la ville est trop connue pour la discuter. Le champ d’un développement profitable en cette localité n’attend que l’entreprise du capital organisé. Des milliers d’ouvriers employés à des industries voisines désirent tous des maisons et préfèrent en être propriétaires.

Le Capitaliste qui construira des maisons et les vendra avec le lot par paiements mensuels, en lieu de rente, réalisera de très beaux profits.

La ferme

La partie restante en arrière, plus haut que le chemin de fer contient environ 130 arpents de la plus belle terre arable qui soit dans l’île, elle est maintenant louée, et pourra toujours être louée à bon prix comme ferme d’industrie laitière, pour laquelle la demande est ici continuellement active. Le bail actuel peut être terminé à bref délai, si on préfère subdiviser immédiatement la propriété dans toute sa longueur.

Renseignements fournis au bureau de la succession James Baylis, No 3 Édifice Mechanics, où on peut se procurer les plans et de plus amples détails de M.S. Baylis, exécuteur gérant. Ceux qui ont l’intention d’acheter sont priés d’apporter l’attention la plus soigneuse, de faire les calculs les plus précis et ensuite, de faire une offre.

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