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CEPSA donne son accord de vente à une entreprise thaïlandaise

Économie
Usine de Montréal-Est
L’usine de Montréal-Est emploie 209 personnes, dont une cinquantaine habitent dans l’est de Montréal et plus d’une douzaine dans Mercier. Elle produit chaque année 500 000 tonnes de PTA. (photo: CEPSA Chimie Montréal)

Le Groupe CEPSA a donné son accord pour la vente de sa filiale montréalaise, CEPSA Chimie Montréal (CQM), à l’entreprise thaïlandaise Indorama, a appris le Journal de Mercier-Est.

Cette annonce, faite par voix de communiqué, stipule que « CEPSA est sur le point de vendre ses activités canadiennes de production de PTA [matière première utilisée pour la fabrication de polyester] à Indorama », tout en spécifiant que « l’opération est soumise à approbation réglementaire ».

Le principal objectif de CEPSA, dont le siège social est situé en Espagne, serait de « s’assurer que la fabrique de PTA serait vendue à un leader mondial du secteur et que les conditions de travail de l’ensemble des professionnels travaillant dans l’usine ne se verraient pas affectées pendant le processus de vente », peut-on également lire dans le communiqué.

Relativement une bonne nouvelle 

Joint au téléphone cet avant-midi (10 avril), Dimitri Tsingakis, directeur général de l’Association industrielle de l’est de Montréal, ne se dit pas très inquiet par la vente de l’usine de pétrochimie située à Montréal-Est.  « La vente devrait consolider la présence du secteur pétrochimique dans l’est de la ville. Indorama est un joueur majeur dans ce domaine. On souhaite évidemment le maintien des activités à Montréal », a-t-il mentionné en commentant la nouvelle.

Doit-on craindre un éventuel rapatriement des activités vers la Thaïlande?

« Il ne faut pas croire que la vente mènera à une fermeture automatique de l’entreprise. Investissement Québec étant l’un des actionnaires de CEPSA Chimie Montréal, nous avons toutes les raisons de croire qu’ils ont la volonté de préserver les emplois ici. Et sans parler à la place de Indorama, selon ce que je peux observer dans les médias, l’entreprise cherche plutôt des opportunités pour s’installer en Amérique du Nord », avance M. Tsingakis, sous toute réserve.

Citoyen corporatif 

Selon Émilie Auclair, directrice générale de Solidarité Mercier-Est, CEPSA Chimie Montréal s’est toujours comporté en « bon citoyen corporatif ». Antonio Joyanes Dias, directeur général chez CEPSA Chimie Montréal, est d’ailleurs le président d’honneur du Vins et fromages de l’Antre-Jeunes, évènement qui aura lieu le 16 avril prochain.

« Nous avons un volet coopération entre les résidents du quartier et les industries dans l’est et CEPSA est une des entreprises les plus collaboratives, car c’est toujours un défi d’avoir un dialogue avec les industries. CEPSA avait d’ailleurs participé à une rencontre que nous avons organisée avec les citoyens afin qu’ils puissent venir poser des questions l’été dernier. On souhaite donc pouvoir continuer à collaborer avec les nouveaux propriétaires », souligne Émilie Auclair.

CEPSA Chimie Montréal n’étant pas disponible pour une entrevue au moment de publier la nouvelle, une rencontre est prévue au courant de la semaine prochaine pour avoir une réaction de la direction de l’entreprise. Plus de détails suivront. 

 

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