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Cinéma: Les combattants à Station Vu

Culture
combattants

Station Vu propose vendredi «Les combattants», du cinéaste français Thomas Cailley, qui s’attaque sans coup férir aux stéréotypes homme-femme.

Le film raconte l’histoire de deux jeunes un peu immatures, Madeleine (Adèle Haenel) et Arnaud (Kévin Azaïs), qui habitent dans une région un peu reculée de la France où, on le devine, les emplois ne sont pas légion. Or, justement, l’armée française est en ville et recrute. Pour s’enrôler, il faut toutefois s’inscrire à un stage de quelques jours, comprenant entraînement militaire et session de survie en pleine nature.

La rencontre de Madeleine et d’Arnaud, qui survient au tout début du film, se passe plutôt mal. Ce dernier est finalement embauché avec son frère pour construire un cabanon de piscine dans la famille de… Madeleine. Cette dernière est convaincue que la fin du monde approche, à cause des excès de la société moderne (chômage, pollution, maladies, inégalités, guerres) et espère s’enrôler dans l’unité la plus dure de l’armée française, pour faire face à un futur qu’elle croit complètement bouché. Cette jeune survivaliste aura Arnaud dans son chemin. Au fil des circonstances, un peu provoquées il faut l’admettre, Arnaud sera aussi enrôlé dans le fameux stage militaire.

Les deux jeunes y feront l’apprentissage de quelques réalités de la vie. Mais, surtout, apprendront à déboulonner certaines certitudes. Le film bascule finalement dans une sorte d’aventure au coeur de la forêt vierge, un passage un peu caricatural, mais qui permet d’amener un moment dramatique, alors que les deux personnages principaux doivent affronter une catastrophe naturelle hors de proportions. Une sorte de fin du monde pour laquelle, ils l’admettent, ils ne s’étaient pas bien préparés.

Film sur la sortie de l’adolescence, sur l’exploration des relations amoureuses, sur les difficultés de se faire comprendre alors qu’on charrie ses propres stigmates, et sur une jeunesse en mal de repères, «Les combattants» comporte plusieurs faiblesses, dont celle de comédiens qui jouent parfois un peu faux, forcés de miser sur la froideur de leurs personnages. Le scénario multiplie les situations absurdes, tant et si bien qu’on a de la misère, par moments, à y croire. Personnellement, je me demande comment ce film plutôt ordinaire ait réussi à accumuler les prix et les critiques dythyrambiques depuis sont passage à Cannes en mai…

La bande annonce sur Cinoche.com.

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