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Des profs manifestent pendant 13,5 minutes

Éducation
Professeurs de Louise-Trichet et pancartes
Une douzaine de professeurs sont descendus dans les rues du quartier pour manifester ce midi. (photo: Claude de Gaspé Beaubien)

Une douzaine de professeurs de l’école secondaire Louise-Trichet ont manifesté pendant 13,5 minutes ce midi pour rappeler au gouvernement du Québec que leur convention collective est arrivée à échéance le 31 mars dernier.

Il s’agissait en fait de la deuxième manifestation de la part du corps professoral et le groupe a bien l’intention de recommencer la semaine prochaine et les suivantes, comme l’explique la déléguée syndicale pour les enseignants, Geneviève Perreault : « Nous suivons le plan d’action de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE). Une fois par semaine, jusqu’à la fin de l’année scolaire s’il le faut, nous allons sortir sur notre heure de dîner pour manifester dans les rues du quartier pendant exactement 13,5 minutes. C’est très symbolique, car ces 13,5 minutes représentent notre demande de rattrapage salarial de 13,5 % sur trois ans. »

L’offre du gouvernement de Philippe Couillard est en effet beaucoup plus basse à raison de 3 % sur cinq ans, dont un gel salarial pour les deux premières années.

« Société non éduquée = Société exploitée » 

Les pancartes des professeurs manifestant affichaient des messages qui allaient bien au-delà de requête pour la négociation collective.

On pouvait entre autres lire « Société non éduquée = Société exploitée » et « Si le Québec tient le volant, l’éducation prend le champ ».

« Nous ne manifestons pas seulement pour une question de salaire, mais pour beaucoup plus, affirme Geneviève Perreault. Le gouvernement veut aussi augmenter notre nombre d’heures de travail en revoyant la façon dont nous pouvons disposer de notre 5 h de TNP, notre “temps de nature personnel”, qui nous sert à faire nos corrections et à préparer nos cours. Il souhaite aussi augmenter le nombre d’élèves par classe. Ça nous dérange énormément. »

D’autres mesures impliquent aussi de faire passer l’âge de la retraite de 60 à 62 ans et d’ajouter une clause qui dit que le fonds de retraite des enseignants pourrait varier selon l’espérance de vie. « On saisit mal ce que cela signifie! » lance la déléguée syndicale.

Le groupe se dit motivé et déterminé à mener cette bataille, mais toujours dans le respect. « Nous ne voulons pas nous attirer de mesures disciplinaires et nous nous assurons de toujours remplir nos tâches d’enseignant, raison pour laquelle nous manifestons sur l’heure du dîner. Nous avons tout de même voté trois jours de grève que nous nous réservons de prendre au moment opportun, probablement l’automne prochain », fait valoir Mme Perreault.

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