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La vente de CEPSA est une bonne chose, dit Antonio Joyanes

Économie
CEPSA Chimie Montréal
L’usine de CEPSA Chimie Montréal est située au 10200 rue Sherbrooke Est, quelques mètres plus à l’est de l’avenue George V. (photo: Marie-Eve Cloutier)

Le directeur général de CEPSA Chimie Montréal, Antonio Joyanes, affirme avec conviction que « la vente de l’usine montréalaise de CEPSA est une très bonne chose pour les travailleurs ».

Le communiqué de presse publié par l’entreprise concernant la vente de CEPSA Chimie Montréal, situé sur la rue Sherbrooke dans Montréal-Est, laissait planer le doute concernant le sort des employés. On pouvait y lire que les conditions de travail du personnel de CEPSA n’allaient pas changer « pendant le processus de vente ».

« Le communiqué est mal écrit, car cela laisse entendre que l’on va couper des postes une fois la vente finalisée », explique Antonio Joyanes. Il ajoute : « CEPSA n’aurait jamais vendu son usine de PTA, utilisé comme matière première pour la fabrication de polyester, à une entreprise qui n’est pas un leader sur le marché. Indorama est un gros joueur et consomme 1,1 million de tonnes de PTA par an en Amérique du Nord. De son côté, CEPSA va se concentrer sur les marchés où il possède une présence plus forte, comme dans de la production de phénol ou le LAB (matière première pour le détergents). »

Usine CEPSA Chimie Montréal

CEPSA Chimie Montréal produit plus de 500 000 tonnes d’acide téréphtalique purifié (PTA) annuellement. (photo: Marie-Eve Cloutier)

En effet, CEPSA Chimie Montréal est la première et seule usine de PTA au Canada et possède seulement 12 % du marché nord-américain. La majorité de la production de l’usine (80 %) est destinée à l’exportation vers les États-Unis.

Dans les faits, un seul poste changera et c’est celui du directeur général. « Je demeure à l’emploi de CEPSA. Je suis arrivé d’Espagne pour venir m’installer ici en 2011, donc je suis un expatrié de CEPSA à la base! » dit avec humour Antonio Joyanes.

Consolidation et croissance

L’acquisition de CEPSA Chimie Montréal par Indorama vient surtout consolider les activités de l’entreprise thaïlandaise dans un marché qui est somme toute en croissance, d’après Antonio Joyanes.

« L’usine de CEPSA Chimie Montréal est moderne, performante et compétitive. Elle a aussi l’avantage stratégique d’être située à proximité d’autres industries pétrochimiques, comme Suncore Energy, ParaChem et Selenis Canada, donc près de la matière première pour fabriquer le PTA. Des millions de dollars ont été investis pour assurer la santé et la sécurité des employés et pour rendre l’usine plus performante au niveau environnemental également », explique le directeur général.

Stationnement CEPSA

On retrouve dans le stationnement de CEPSA des espaces pour les travailleurs qui arrivent avec leur véhicule électrique. (photo: Marie-Eve Cloutier)

Relations humaines

Consciente de son image parfois négative associée au simple mot « chimie » dans son nom qui résonne trop souvent comme étant quelque chose de mauvais, CEPSA Chimie Montréal a toujours été soucieuse des relations qu’elle entretien avec ses voisins, et pas seulement les autres usines à proximité, mais surtout les résidents aux alentours.

CEPSA avait par ailleurs participé à une rencontre citoyenne l’été dernier afin de discuter des façons dont l’usine gère les risques industriels et environnementaux.

« Il est évident que la vente de l’usine peut entrainer quelques changements dans la culture de l’entreprise, mais les employées demeurent les mêmes, donc la mentalité demeure aussi. Le bon voisinage et la transparence avec les citoyens, c’est dans nos gènes. Il est impensable pour n’importe quelle usine aujourd’hui de ne pas penser de cette manière, car cela représente un net avantage », conclut Antonio Joyanes.

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