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21 espèces d’arbres à découvrir dans le parc Thomas-Chapais

Environnement
Pommier
Ces magnifiques pommiers sont situés du côté sud-ouest du parc Thomas-Chapais. (photo: Marie-Eve Cloutier)

Le parc Thomas-Chapais n’est pas qu’un simple parc de quartier où l’on retrouve des airs de jeu pour les enfants et des espaces pour s’adonner à la pétanque.

Située dans le quadrilatère formé par les rues des Ormeaux, de Grosbois, du boulevard Pierre-Bernard et de l’avenue Éric, la majorité de la superficie du parc Thomas-Chapais abrite un boisé dans lequel il est possible de s’y balader en suivant les sentiers qui y sont aménagés.

L’endroit peut aussi compter sur la bienveillance d’un comité de citoyens, qui veille à la protection et au développement du parc Thomas-Chapais. Récemment, ce même comité, avec la collaboration de l’Éco-quartier Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, a organisé une corvée de nettoyage dans le parc, idée d’y faire le ménage à temps pour le printemps.

De plus, dans le Plan d’action propreté 2015 de l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, il est prévu que le parc puisse bénéficier de la présence de la brigade propreté et des surveillants d’installations tout au long de l’été.

« Le parc Thomas-Chapais est l’un des plus beaux parcs de l’Est de Montréal. Il présente une diversité biologique assez exceptionnelle, car il est riche en espèces animales et végétales. Le boisé étant plus dense à certains endroits, c’est aussi un paradis pour les oiseaux », explique Daniel Chartier, membre du Comité citoyen du parc Thomas-Chapais et spécialiste de la protection et la mise en valeur des patrimoines culturel et naturel.

Alors que les arbres sont encore en fleurs pour quelques jours, pourquoi ne pas aller vous promener dans le boisé afin de vous amuser à identifier les différents arbres et arbustes? Voici une liste de 21 espèces que vous pouvez trouver dans le boisé.

1) Orme

L’orme est un arbre pouvant atteindre 25 m de hauteur et 75 cm de diamètre et pouvant vivre jusqu’à 175 ans. Ses feuilles alternes, oblongues à obovées, sont coriaces et à dents incurvées et munies d’environ 20 paires de nervures secondaires. Le ministère de l’Environnement donne un statut d’espèce menacée à l’orme au Québec : les individus matures sont souvent affectés par la maladie hollandaise de l’orme.

Orme

(photo: Marie-Eve Cloutier)

 

Orme_feuilles

(photo: Marie-Eve Cloutier)

2) Nerprun

Introduite d’Europe en Amérique comme plante ornementale, le nerprun, petit arbuste pouvant atteindre 6 m de hauteur, est malheureusement une espèce très envahissante qui peut nuire à la régénération des boisés. Heureusement, même si le nerprun est présent au parc Thomas-Chapais, il n’a pas encore trop pris le dessus. Nature-Action Québec donne des trucs ici pour éviter sa dispersion.

Nerprun

Nerprun

3) Caryer cordiforme

Le caryer cordiforme peut facilement être confondu avec le noyer à cause de ses feuilles composées. Mais une caractéristique permet de le distinguer facilement: l’écorce de l’arbre forme des traits horizontaux (voir sur la photo).

Caryer_cordiforme_tronc

(photo: Marie-Eve Cloutier)

Caryer_cordiforme_feuilles

(photo: Marier-Eve Cloutier)

Une autre caractéristique qui permet d’identifier le caryer : ses bourgeons terminaux de couleur jaune souffre (ci-bas, photo d’une jeune caryer cordiforme).

Jeune_caryer_cordiforme

Jeune_caryer_cordiforme

4) Cerisier de Virginie

Petit arbuste ne dépassant pas 3 à 4 m de hauteur, les fleurs blanches en grappes du cerisier de Virginie formeront bientôt des petits fruits allant de rouge foncé à noir.

Cerisier_de_Virginie

Cerisier_de_Virginie

5) Cerisier tardif

Contrairement au cerisier de Virginie, le cerisier tardif est le plus grand de tous les pruniers au Québec pouvant atteindre 35 m de haut! Pas étonnant qu’ici, sur la photo, nous n’avons pu que cadrer le tronc du cerisier tardif, puisque ses feuilles étaient tellement haut perchées qu’il était impossible de les distinguer dans la cime des arbres. Son écorce est très écailleuse et de couleur gris argenté.

Cerisier_tardif

Cerisier_tardif

6) Charme de Caroline

Surement le plus musclé des arbres du parc Thomas-Chapais! En effet, on décrit l’écorce du charme de Caroline comme étant lisse et dont la surface ressemble à un muscle. Très dur et résistant, le charme de Caroline est parfois aussi surnommé « bois de fer ».

Charme_de_Caroline

(photo: Marie-Eve Cloutier)

7) Cornouiller ordinaire

Bien que très joli avec ses branches rouges, ses feuilles vertes et ses fleurs blanc crème, le cornouiller porte parfois le moins joli nom de « bois puant ».

Cournouiller_ordinaire

(photo: Marie-Eve Cloutier)

8) Érable à sucre

Espèce qui n’a pratiquement plus besoin de présentation, l’érable à sucre est présent dans le parc Thomas-Chapais. Comment faire pour le distinguer des autres espèces d’érables? Il faut observer ses feuilles. Elles ont à trois ou cinq lobes pointus et la forme en « U » de l’échancrure séparant les lobes latéraux du lobe principal est caractéristique de l’érable à sucre.

Erable_a_sucre

(photo: Marie-Eve Cloutier)

9) Érable argenté

Contrairement à l’érable à sucre, l’érable argenté doit son qualificatif à la couleur de son feuillage, vert pâle sur le dessus et gris argenté dessous.

Erable_argente

(photo: Marie-Eve Cloutier)

10) Érable rouge

Une troisième essence d’érable que l’on peut trouver dans le parc Thomas-Chapais : l’érable rouge. Il est facile à identifier l’automne, car ses feuilles deviennent rouges. Au printemps, elles sont cependant vertes, comme l’érable argenté et l’érable à sucre. Cependant, les lobes de la feuille, présents de trois à cinq, ont des sinus beaucoup plus aigus.

Erable_rouge_feuilles

(photo: Marie-Eve Cloutier)

11) Chêne rouge

Le chêne rouge est un arbre à la cime arrondie pouvant atteindre de 25 à 30 m. Ses feuilles caractéristiques ont un pourtour découpé en 7 à 13 lobes aigus. Il arrive souvent que les feuilles de l’arbre demeurent fixées durant l’hiver (phénomène nommé « marcescence »). On retrouve souvent ses fruits au sol, un gland, chapeautés d’une cupule qui ressemble drôlement à un béret.

Chene_rouge

(photo: Marie-Eve Cloutier)

Chene_rouge_feuilles

(photo: Marie-Eve Cloutier)

12) Tilleul cordiforme

Le tilleul aurait, semble-t-il, des propriétés médicinales si l’on consomme ses fleurs en infusion. Ses feuilles en forme de cœur ont généralement une longue pointe au bout et les bords dentés. L’arbre peut atteindre jusqu’à 35 m de haut.

Tilleule_cordiforme_feuilles

(photo: Marie-Eve Cloutier)

Tilleule_cordirforme

(photo: Marie-Eve Cloutier)

13) Érable à Giguère

Originaire de l’ouest de l’Amérique, l’érable à Giguère peut atteindre de 15 à 20 m de hauteur et son tronc est généralement tout tordu. On le différencie fortement des autres espèces d’érables puisqu’il est le seul à porter des feuilles composées ce qui lui confère une ressemblance frappante avec le frêne.

Erable_a_giguere

(photo: Marie-Eve Cloutier)

14) Chêne à gros fruits

L’écorce du chêne à gros fruits, de couleur gris brun foncé, présente des crevasses profondes et des crêtes écailleuses épaisses à mesure que l’arbre vieillit. Contrairement au chêne rouge, les feuilles du chêne à gros fruits ont l’apparence d’un triangle renversé.

Chene_a_gros_fruits

(photo: Marie-Eve Cloutier)

Jeune_chene_a_gros_fruits

(photo: Marie-Eve Cloutier)

15) Pommier 

Facilement reconnaissables, les pommiers forment de magnifiques fleurs blanches au printemps et donnent, bien entendu, des pommes à l’automne. On connait aujourd’hui plus de 20 000 variétés de pommiers.

Pommier

(photo: Marie-Eve Cloutier)

Pommier_fleurs

(photo: Marie-Eve Cloutier)

16) Noyer cendré

L’écorce du noyer cendré est grise et est parcourue de crêtes longitudinales et aplaties sur leur sommet. Ses feuilles composées regroupent de 11 à 17 folioles.

Noyer

(photo: Marie-Eve Cloutier)

Noyer_feuilles

(photo: Marie-Eve Cloutier)

17) Frêne

Menacés par l’agrile du frêne, les spécimens présents dans le parc Thomas-Chapais ont la chance d’être dispersés parmi les autres espèces d’arbres contrairement à certaines rues à Montréal où la majorité des arbres sont des frênes.

Frene

(photo: Marie-Eve Cloutier)

18) Micocoulier 

L’écorce du micocoulier ne ressemble à celle d’aucun autre arbre : d’un brun grisâtre, elle forme des crêtes verticales très prononcées par endroits qui ont presque l’apparence du liège. Pouvant vivre jusqu’à 150 ans, le micocoulier résiste bien à la pollution urbaine.

Micocoulier

(photo: Marie-Eve Cloutier)

19) Ostryer

En voilà un autre qui se distingue par son écorce. L’ostryer est couvert d’une écorce brun grisâtre qui se détache en minces lanières rectangulaires, retroussées aux deux extrémités. Ses fruits ressemblent à ceux du houblon. Son bois dur lui a valu aussi le surnom de « bois de fer ».

Ostrier

(photo: Marie-Eve Cloutier)

20) Peuplier

Un arbre très commun dans la région de Montréal. Le peuplier est un arbre qui peut faire 30 m de hauteur et plus de 1 m de diamètre. Il vit approximativement 50 ans, mais certains spécimens peuvent atteindre l’âge de 100 à 150 ans. Il grandit aussi plus rapidement que n’importe quel autre arbre.

Peuplier

(photo: Marie-Eve Cloutier)

21) Aubépine

L’aubépine, aussi nommée sennelier ou cénnelier, semble sortir tout droit d’un compte d’épouvante avec ses petites branches noires et tordues recouvertes de longues épines. Pourtant, cet arbre est dans la même famille que les pommiers et les cerisiers et produit un fruit comestible : la cenelle.

Sennelier

(photo: Marie-Eve Cloutier)

Sennelier_epine

(photo: Marie-Eve Cloutier)

Cet article a été écrit en collaboration avec Daniel Chartier pour l’identification des arbres. Le Comité citoyen du parc Thomas-Chapais tiendra sa prochaine réunion le 25 mai à 18 h 30 dans le local de l’Éco-quartier situé au 8628, rue Hochelaga. Pour plus de détails concernant le regroupement et les façons de s’y impliquer, consultez leur page Facebook

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