Publicité

D’opérateur à futur ingénieur

Économie
Benjamin Lachance devant des écrans d'ordinateur pour surveiller les procédures de l'usine de PTA
Grâce à une bourse de stage, Benjamin Lachance expérimente le travail de technicien de procédé chez Indorama PTA Montréal, anciennement connue sous le nom de CEPSA Chimie Montréal (photo: Marie-Eve Cloutier)

Les stages dans le domaine de la chimie ne se passent pas toujours en laboratoire vêtu d’un sarrau blanc.

Parlez-en à Benjamin Lachance, gagnant de la première bourse de mérite avec stage en entreprise de Coefficience, l’organisme de concertation, de coordination, d’orientation et de référence sur les questions de main-d’œuvre dans le secteur de la chimie, pétrochimie, raffinage et gaz.

Fraîchement diplômé du Collège de Maisonneuve en technique de procédés chimiques, Benjamin poursuivra ses études cet automne en génie de la production automatisée à l’École de technologie supérieure (ÉTS). C’est entre autres pour cette raison qu’il a décroché la bourse de stage et qu’il est à l’emploi de CEPSA Chimie Montréal depuis le 20 mai (maintenant Entreprise Indorama PTA Montréal depuis le 1er juin), soit quelques jours à peine après la fin de ses derniers examens!

De gauche à droite: Guillaume Legendre, directeur général, et Benoît Robichaud, chargé de projets – recherche et information chez Coefficience, Benjamin Lachance, stagiaire, Anne Rodier, directrice - ressources humaines et communications, et Antonio Joyanes, directeur général chez chez Indorama PTA Montréal, ainsi que deux superviseurs de stage de chez Indorama PTA Montréal

De gauche à droite: Guillaume Legendre, directeur général, et Benoît Robichaud, chargé de projets – recherche et information chez Coefficience, Benjamin Lachance, stagiaire, Anne Rodier, directrice – ressources humaines et communications chez Indorama PTA Montréal, Benoit Potvin, président du syndicat Unifor, section locale 2005, Antonio Joyanes, directeur général, et Jean Côté, chef d’équipe et superviseur de Benjamin chez Indorama PTA Montréal. (photo: Marie-Eve Cloutier)

« C’est notre première bourse d’études axée sur les compétences des candidats pour réaliser un stage en entreprise. Non seulement Benjamin a obtenu une bourse de 1500 $ pour ses accomplissements au collège, mais il est rémunéré pendant 12 semaines par l’entreprise avant de poursuivre son parcours à l’université. La bourse permet donc au gagnant d’avoir une expérience enrichissante dans son domaine », explique Benoît Robichaud, chargé de projets – recherche et information, chez Coefficience.

Du labo au quart de travail

Dans son parcours, Benjamin aura quand même eu la chance de faire un stage dans les laboratoires de la compagnie de cosmétiques Marcelle (un endroit où l’on porte le sarrau blanc!) avant d’expérimenter son travail de technicien de procédés chez Indorama PTA Montréal.

La nature du travail exige plutôt cette fois-ci de porter un pantalon bleu, une chemise de travail, des bottes à cap d’acier, un casque et des lunettes de sécurité, en plus de devoir travailler des quarts de nuit et des quarts de jour, caractéristique des usines de production.

« Je me retrouve dans le secteur des silos et eaux déminéralisées dans la chaîne de production du PTA, [matière première pour la fabrication de polyester]. Mon rôle est d’opérer les procédés et d’assurer le bon fonctionnement des équipements. Mon travail est le fun, car j’en apprends tous les jours, même si c’est parfois exigeant de faire des quarts de travail », témoigne Benjamin.

En effet, le jeune homme est à l’emploi à temps plein de la compagnie durant son stage au même titre que le serait un autre employé, à la différence que Benjamin travaille de pair avec d’autres techniciens. Il aura reçu, de manière plus condensée, les mêmes formations en matière de sécurité, d’électricité et d’incendie que tout le monde.

Une vraie expérience 

Lors de son premier quart de travail, Benjamin a été confronté à un problème qui arrive environ une fois tous les trois ans seulement en guise de baptême au sein de l’entreprise : il a dû permuter une pompe qui alimente tout le secteur PTA de l’usine. Sans cette pompe, pas de production! Et l’usine fonctionne 24 h sur 24, 7 jours sur 7.

« Je pourrai dire à la suite du stage que je sais comment ça se passe sur le terrain. Je me dirige vers l’ingénierie à l’université afin de penser à comment améliorer les procédés chimiques. Souvent, les ingénieurs gradués ne savent pas comment ça fonctionne au sein des opérateurs en usine. De mon côté, j’en aurai une bonne idée grâce au stage », fait valoir Benjamin.

« Nous accueillons souvent des étudiants pour leur faire visiter l’usine et l’on fait beaucoup de recrutement dans les instituts. Il était devenu important pour nous d’aider aussi les gens à poursuivre et à bâtir leur avenir. Ça fait partie de notre mission sociale », explique Anne Rodier, directrice, ressources humaines et communication chez Indorama PTA Montréal.

Vos commentaires
loading...