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La Maison des familles cherche à diversifier ses sources de financement

Vie de quartier
Un peu moins d'une trentaine de personnes ont assisté à l’AGA de la Maison des familles le 15 juin dernier. (photo: Marie-Eve Cloutier)
Un peu moins d’une trentaine de personnes ont assisté à l’AGA de la Maison des familles le 15 juin dernier. (photo: Marie-Eve Cloutier)

En prévision de la fin du programme Avenir d’enfants d’ici 3 ans, la Maison des familles de Mercier-Est songe déjà à trouver de nouvelles sources de financement.

« Avenir d’enfants est un programme qui est né à partir du fonds pour le développement des jeunes enfants mis sur pied par la Fondation Lucie et André Chagnon et le ministère de la Famille. Le projet collectif avait une durée de prédéterminée de 10 ans », explique Véronique Coulombe, directrice générale de la Maison des familles lors de l’assemblée générale de l’organisme le 15 juin. « Selon les nouvelles orientations de la Fondation Chagnon, nous pourrons voir s’il y a toujours une possibilité de financement avec eux », ajoute-t-elle.

Dans ses prévisions budgétaires pour l’année financière 2015-2016, la Maison des familles entend recevoir environ 153 000 $ du programme Avenir d’enfant, soit près de 25 % de ses revenus (les sommes allouées pouvaient varier d’une année à l’autre).

Un autre gros morceau du budget de l’organisme repose sur le programme d’aide aux devoirs de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), une autre source de financement dont la fin est à prévoir un jour ou l’autre. Les prévisions sont estimées à 90 500 $ pour l’année à venir.

« C’est sans doute le programme le plus stressant à gérer pour un gestionnaire, avouera la directrice générale. Année après année, on ne sait pas trop, il y a beaucoup de rumeurs. Nous avons de grandes craintes pour l’année prochaine avec les coupes annoncées à la CSDM. On fait de l’aide aux devoirs depuis 15 ans à la Maison des familles. Au début, nous avions commencé avec une équipe de bénévoles. Dans le pire des scénarios, on verra comment arrimer le tout avec nos activités. »

L’organisme avait d’ailleurs déjà composé avec une baisse de revenus pour le programme d’aide aux devoirs au courant de la dernière année.

« Malgré cette baisse, nous nous sommes organisés. Notre équipe d’intervenants est stable depuis quelques années et c’est la même chose pour les locaux qu’on nous prête dans les écoles. Nous avons vécu une bonne année en intervenant auprès de 280 jeunes dans sept écoles du quartier à raison de 108 h par semaine », explique M. Beauvais, coordonnateur du programme d’aide aux devoirs. « Malgré tout, de plus en plus d’élèves ont besoin d’aide, car je constate que beaucoup de jeunes ont des problèmes de lecture et c’est important de savoir lire », ajoute-t-il.

De plus en plus présente

Malgré ces quelques défis à l’horizon, la Maison des familles a multiplié ses présences dans le quartier aux yeux des membres qui ont assisté à l’AGA.

Une maman a d’ailleurs fait remarquer qu’elle voyait plus fréquemment Juliette Grosse, intervenante de milieu à la Maison des familles, dans le quartier. Avec comme mission de créer un réseau de partenaires et d’aller à la rencontre des familles isolées, Mme Grosse a en effet été à la rencontre de plus de 1000 parents et 1000 enfants dans Mercier-Est, totalisant 450 interventions.

Les activités parents-enfants combinées à la halte-garderie ont aussi fait bondir le taux de participation de 120 % en 2014-2015. Les différentes sorties ont rejoint 128 familles. Pour l’année à venir, la Maison des familles aimerait rejoindre davantage les papas, les aînés et les membres de différentes communautés.

Possible fusion

En fin de séance, Véronique Coulombe a informé les membres de la Maison des familles que le prochain conseil d’administration allait se pencher sur une possible fusion avec le Domaine Familial de Saint-André-D’Argenteuil.

« La Maison des familles fréquente déjà l’endroit pour ses camps d’été et le Domaine Familial est en manque de soutien et de structure, donc on pourrait voir à un possible jumelage pour alléger le tout pour eux. Il faut bien comprendre ici que nous sommes en mode exploratoire et qu’on examinera le potentiel d’intervention de la Maison des familles en cas d’arrimage, car il n’est pas non plus question de dénaturer la mission de notre organisme », tient à souligner Mme Coulombe.

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