Publicité

Les poules seront autorisées dans MHM

Élus, Environnement
Poulailler dans jardin
Certains jardins communautaires de l’arrondissement pourront faire l’élevage de poules. (photo: © coco / Dollar Photo Club)

La garde de poules sera désormais possible dans certains endroits de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve.

L’arrondissement en a fait l’annonce ce matin (lundi) lors d’une conférence de presse où étaient réunis Réal Ménard, maire de MHM, et Laurence Lavigne Lalonde, conseillère de Maisonneuve-Longue-Pointe.

L’élevage de poules en ville sera autorisée par la modification du Règlement sur les animaux de l’arrondissement et hautement normée et encadrée. En effet, les résidents de MHM ne pourront pas avoir des poules dans leur cour arrière : seulement certains jardins communautaires de l’arrondissement pourront installer des poulaillers.

Dans Mercier-Est, les jardins communautaires BP Tétreaultville (rue Aubry et rue de Marseille), Dupéré (rue Saint-Donat et rue de Forbin-Janson) et Souligny (rue A.-A.-Desroches et avenue Souligny) pourront avoir des poules s’ils le souhaitent. Seul le jardin Pierre-Bernard (boulevard Pierre-Bernard et rue Bisaillon) ne sera pas autorisé à faire de même, puisque sa superficie (648 mètres carrés) est inférieure aux dimensions minimales.

« La garde d’un maximum de cinq poules sera permise sur une parcelle de terrain clôturé, utilisé à des fins de jardinage et ayant une superficie minimale de 3000 mètres carrés, ce qui correspond à la superficie de huit de nos jardins communautaires », explique Réal Ménard, également responsable du développement durable et de l’environnement au comité exécutif de la Ville de Montréal.

La réglementation prévoit également que les poulaillers soient situés à une distance minimale de 10 mètres d’une limite de propriété afin de favoriser le bon voisinage. « Les poules seront autorisées du 1er mai au 30 septembre et devront être dans leur poulailler fermé et verouillé entre 20 h et 7 h. L’endroit devra demeurer propre de façon à ce qu’aucune odeur désagréable ne soit perçue à l’extérieur des limites du terrain », ajoute M. Ménard.

La garde des poules devra être inscrite à un registre à l’arrondissement que le ministère de l’Agriculture, des Pêches et de l’Alimentation du Québec pourra consulter au besoin. À la fin de la saison, les personnes responsables de la garde des poules dans les jardins communautaires ne sont pas autorisées à mettre fin à la vie des volailles : les poules devront être menées à un refuge ou à l’abattoir.

 Un pas de plus pour l’agriculture urbaine

Lors de la conférence de presse, Réal Ménard et Laurence Lavigne Lalonde étaient fiers d’annoncer que cette nouvelle mesure permet d’aller encore un peu plus loin en matière d’agriculture urbaine.

« De plus en plus de villes autorisent l’élevage de poules en milieu urbain et cette même requête nous avait été formulée, notamment de la part des responsables du jardin communautaire Souligny », souligne le maire Ménard.

« Ce genre de projet est également super intéressant pour les enfants. Ce nouveau volet va leur permettre à eux, mais aussi à tous les citoyens, de reconnecter avec leur alimentation. Il est important de comprendre que les œufs, les fruits et les légumes qu’on retrouve dans notre frigo prennent du temps et des ressources pour arriver jusque là. On arrive à mieux comprendre la valeur des aliments lorsque l’on devient plus informés sur le monde agricole, ce qui mène à consommer de façon plus responsable », a mentionné pour sa part Mme Lavigne Lalonde, également porte-parole des dossiers famille à l’arrondissement.

Vos commentaires
loading...