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On parlait déjà de fusions de commissions scolaires il y a cent ans

Histoire
L'école Bernard rue Notre-Dame angle Paul-Pau,.
L’école Bernard rue Notre-Dame angle Paul-Pau, en 1910. (Coll. Robert carrière – BANQ)

En 1911, la commission scolaire vote un budget de 100 000 $, une fortune à l’époque, pour construire une école au parc Terminal.

Au tournant du siècle dernier, Tétreaultville se développe à grande vitesse. On érige donc des écoles. Voici ce que j’ai trouvé dans les journaux de l’époque.

1911

École de 100 000 $ au Parc Terminal

À une réunion tenue samedi soir par la Commission scolaire de Notre-Dame-de-la-Victoire, il a été décidé de construire une nouvelle école dont le prix a été fixé à 100 000 $. Les plans de cette nouvelle école, qui sera sise à l’angle de la rue Boyce et de la Troisième Avenue, au Parc Terminal, ont été confiés à M. H. Bergeron, architecte.

La Commission scolaire de Notre-Dame-de-la-Victoire a une évaluation de 4 millions. On insistera auprès du bureau de contrôle pour que les canaux d’égouts et l’aqueduc soient immédiatement installés dans cette partie de la ville.

1911

Une commission scolaire prospère

Les commissaires d’école du Parc Terminal ont eu une assemblée hier soir. Le parc Lebrun sera bientôt doté d’une belle école comme celles du parc Dufresne et du parc Bernard.

Comme le plus gros groupe de la population est à Notre-Dame des Victoires, au Parc Terminal, on y construira un collège des plus modernes. Le couvent existant déjà, l’architecte H. Bergeron, présent hier soir, a soumis les plans de ces nouvelles constructions. La commission se compose de MM. Chs. Messe, président; A. Dufresne, Alp. Biron, T. St-Amand, Bernard Bernard, l’abbé J. Thibaudeau en est, le curé.

Le rôle d’évaluation s’élève cette année à 6 millions et demie. Tétreaultville et Beaurivage en étant exclus, forment deux autres commissions différentes.

Il y a à peine quatre ans que la ville de la Longue-Pointe a ses commissions scolaires, qui n’avaient comme valeur, en ce temps, qu’une seule école au Parc Terminal et un rôle de 2 millions seulement.

Quand on songe que durant ce peu d’années la commission a bâti trois écoles et que sa valeur s’est élevée à 6 millions et demie et que les contribuables ne payent que 8 cents par 100 $, on sera étonné du progrès phénoménal de cette partie de l’est de Montréal.

1911

Les écoles de la banlieue

Leur fusion avec la Commission scolaire de Montréal ne leur serait pas très bénéfique.

Règle générale, les écoles de la banlieue de Montréal sont en aussi bonne condition que la moyenne de celles de la cité. Cette affirmation était faite, mercredi dernier, devant la Commission Royale Scolaire, par M. J. G. W McGown, inspecteur d’écoles dans la ville, dans le quartier Hochelaga et une partie du comté de Laval.

Depuis 21 ans M. McGown occupe le poste d’inspecteur. Il reçoit un salaire de 1000 $ par année, mais les dépenses sont à sa charge. Pour ce qui concerne les petites municipalités de Tétreaultville, Saint-Jean Berchmans, Saint-Georges, Sainte-Madeleine et quelques autres à l’état naissant, elles n’ont que des locaux très primitifs où se font les classes, mais c’est en attendant mieux.

« Les municipalités gagneraient, je crois, en se fusionnant avec leurs voisins plus riches qu’elles. Je n’ai remarqué nulle part encombrement. Je n’ai pas entendu non plus les parents se plaindre quand leurs enfants, en changeant d’écoles, étaient obligés de changer de livres. Somme toute, je suis satisfait de l’état actuel des choses », a dit l’inspecteur.

L'école Catherine Mercier rue Honfleur (Hochelaga), angle Hector, en 1917.

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