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Les risques reliés au projet de terminal de carburant aéroportuaire sont faibles selon la CIAM

Transport
Citoyens présent lors de la séance
Plusieurs citoyens de Mercier-Est étaient présents pour poser des questions à la CIAM concernant leur projet de terminal de carburant aéroportuaire dans Montréal-Est. (photo: Marie-Eve Cloutier)

La Corporation internationale d’avitaillement de Montréal (CIAM) a présenté les résultats préliminaires de l’étude d’impact de son projet de terminal de carburant aéroportuaire lors d’une deuxième séance publique d’information, le 9 juillet dernier.

Une vingtaine de personnes ont assisté à cette soirée qui a eu lieu au Centre récréatif Édouard-Rivet, au 11111, rue Notre-Dame Est, dans Montréal-Est, soit le même endroit où a eu lieu la première séance d’information qui avait attiré un peu plus de gens. Par ailleurs, Vincent Marchione, président du Comité de vigilance environnementale de l’Est de Montréal, a souligné d’entrée de jeu qu’au moins une quinzaine de personnes devaient l’accompagner, mais qu’elles n’ont pas pu puisque ce deuxième rendez-vous avait lieu en plein mois de juillet, durant les vacances.

La députée de la Pointe-de-l’Île, Ève Péclet, ainsi que le maire de Montréal-Est, Robert Coutu, étaient également présents lors de la rencontre du 9 juillet. « L’équipe de la CIAM est venue nous rencontrer à nos bureaux dès le début du projet pour nous faire part de leurs démarches. Nous suivons l’évolution de ce dossier », a mentionné Yvan Fortin, adjoint parlementaire de Mme Péclet.

Des risques faibles 

D’après Jean-Paul Lacoursière, ingénieur chimiste chez Golder Associates, la firme engagée par la CIAM pour l’étude d’impact, les risques associés au projet de terminal de carburant aéroportuaire sont faibles et les conséquences en cas d’accident sont restreintes au site. Rappelons que ce site serait situé dans un ancien terminal de produits pétroliers, sur un terrain exploité par l’administration portuaire de Montréal.

Carte illustrant les sites

Un quai de transbordement et un site de réservoirs d’entreposage (site 1) et une installation de chargement de wagons et de camions-citernes (site 2) seraient situés au bout de l’avenue Gamble dans Montréal-Est. (photo: Marie-Eve Cloutier)

« Tout d’abord, le carburant d’aviation est encore plus sécuritaire que l’essence. Il est inclus dans la catégorie des hydrocarbures comportant le moins de risques. Nous avons évalué différents scénarios en cas d’accident, comme un déversement total suivit d’un incendie, et nos modèles indiquent que la catastrophe se limiterait au site, sans atteindre la rue Notre-Dame. Même l’explosion d’un nuage de vapeur resterait sur le site, car le carburant d’avion est très peu volatil », a expliqué Jean-Paul Lacoursière.

« Le projet de terminal de carburant aéroportuaire entrainerait en une baisse de 10 % d’émission de gaz à effet de serre, car on éliminerait des routes plus de 8000 camions en partance du port de Québec en direction de Montréal. Les règlements sur la qualité de l’air et sur le bruit sont aussi respectés, selon les pires scénarios analysés », a ajouté Christine Guay, directrice de projet chez Golder Associates.

« Toujours le même message »  

Vincent Marchione a été peu impressionné par la présentation de la CIAM lors de la deuxième séance d’information.

« On s’attendait exactement à ce genre de présentation. Toutes les entreprises qui nous présentent des projets nous disent la même chose, qu’ils vont se conformer aux lois. Le problème est que dans notre région, ces lois ne sont pas assez contraignantes. Nous avons déjà plusieurs sources de pollution qui ont un impact sur le taux de maladie respiratoire. Ce sera donc pire à l’avenir », a-t-il laissé entendre.

Vincent Marchione

Vincent Marchione, président du Comité de vigilance environnementale de l’Est de Montréal. (photo: Marie-Eve Cloutier)

Comme plusieurs autres citoyens présents, M. Marchione a demandé aux représentants de la CIAM si l’on avait évalué la possibilité de faire ce projet ailleurs que dans l’est de l’île de Montréal.

« Nous avons analysé différents sites entre Québec et Montréal. Avec les navires et le quai, le site du port de Montréal demeure la meilleure option. À Dorval, nous avons regardé ce qu’il était possible de faire. Nous avons besoin de place pour la construction des réservoirs, car les pipelines en place ne peuvent pas prendre d’un coup le transbordement d’un navire et il n’y a pas de terrain suffisamment large pour ce type d’installation à Dorval », a répondu Matthew McKernan, directeur environnement à la CIAM.

De son côté, Jean Lapointe, président du Collectif en environnement de Mercier-Est, a voulu s’assurer que les camions-citernes n’allaient pas emprunter la rue Notre-Dame dans Mercier-Est pour se rendre à Dorval: « Le camionnage excède déjà amplement les gens sur Notre-Dame, d’autant plus que nous avons maintenant une nouvelle règlementation pour les camions dans ce secteur. »

M. McKernan a alors répondu qu’ils allaient respecter la règlementation en vigueur dans Montréal-Est pour le camionnage. Le maire de la ville, Robert Coutu, a également confirmé au Journal de Mercier-Est que les camions-citernes devaient emprunter le boulevard Joseph-Versailles pour aller rejoindre l’autoroute 40, donc ces véhicules ne devraient pas circuler dans le quartier.

La CIAM complètera son étude d’impact au courant de l’été avant de la remettre au ministère de l’Environnement. Les citoyens désirant communiquer avec la Corporation d’aviation peuvent le faire par courriel ([email protected]) ou par téléphone (514-360-3326).

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