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Nous avons un problème de taille

Santé
Personne obèse
Mercier-Est est particulièrement touchée par les problèmes de surplus de gras. (Photo: kwanchaichaiudom – Dollar Photo Club)

Plus on habite loin des quartiers centraux de Montréal, plus on a le risque d’avoir un problème de poids. Et même d’obésité. C’est particulièrement vrai dans Mercier-Est.

Il y a quelques jours, le Directeur de la santé publique de Montréal (DSP) publiait une étude qui révélait qu’un Montréalais sur deux a un surplus de poids, mais que, surtout, plus il habite en périphérie, plus le risque augmente. « Lorsque le lieu de résidence est à une distance de 13,5 km du centre-ville, les individus sont deux fois plus susceptibles d’être obèses », précise l’étude.

Or, Mercier-Est est situé à environ 14 km du centre-ville.

À ce facteur déterminant, il faut en ajouter d’autres, comme le sexe, l’âge, le revenu, le niveau de scolarité, la consommation de fruits et légumes et l’activité physique.

En fait, on a plus de chance d’avoir un surplus de poids ou d’être obèse si on effectue la majorité de ses déplacements en voiture plutôt qu’à pied ou à vélo. Même les gens qui prennent les transports en commun marchent en moyenne entre 19 et 23 minutes pour se rendre à destination. À Montréal, 35 % des déplacements inférieurs à deux kilomètres se font à pied. Selon le DSP, la moitié des déplacements en heure de pointe s’effectuent à pied dans les quartiers centraux de Montréal. En périphérie, c’est moins de 20 %.

Dans Mercier-Est, la situation est inquiétante, car 60 % des gens utilisent leur auto, 4 % marchent, 1 % pédalent et 34 % utilisent le transport en commun pour se rendre au travail, chez les 15 ans et plus, selon l’Enquête nationale des ménages de 2011. Un adulte sur cinq serait obèse dans le quartier, selon l’étude de la DSP.

Le DSP rappelle que la pratique de 30 minutes de marche par jour aide à maintenir une bonne santé et conserver un poids stable, selon une étude de Kino-Québec. Pourtant, selon des données du CSSS Pointe-de-l’Île (2005) 40,3 % des citoyens de Mercier-Est sont physiquement peu ou pas actifs chez les 12-24 ans, notamment.

L’accès à une alimentation de qualité pose aussi problème dans Mercier-Est. Ainsi, le DSP affirme que 40 % de la population de l’Est de l’île et des quartiers centraux de Montréal n’a pas accès à un approvisionnement adéquat en fruits et légumes frais sur une distance de marche de 500 m. Espérons que les projets du Sésame (café de quartier et service alimentaire Cérès) vont changer quelque peu cette situation.

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