Publicité

Club de lecture: humanités

Culture
Extrait d'une planche de la série BD Paul.
Paul, une oeuvre qui s’est rapidement hissée au panthéon de la bande dessinée québécoise.

Voici les suggestions de notre Club de lecture cette semaine!

N’hésitez pas à nous faire part de vos suggestions sur notre page Facebook, car nous publions ce Club toutes les trois semaines!

GrishamRomans

Suggestion de Catherine Belleau, bibliothécaire à la bibliothèque Mercier : L’ombre de Gray Mountain, de John Grisham. JC Lattès, 2015, 476 p.

En nouveauté à la bibliothèque Mercier!

Ce mois-ci, je vous suggère le tout dernier ouvrage de l’écrivain américain John Grisham, très connu pour ses romans judiciaires.

Samantha Kofer travaille dans un grand cabinet d’avocats de Wall Street. Soudainement, elle perd son poste de New York dû à la récession. On lui offre de travailler gratuitement dans un centre d’aide juridique à Brady en Virginie. Ce nouveau travail lui fera connaître les dangereuses manœuvres des sociétés liées à l’exploitation minière. Ces compagnies n’ont aucune pitié envers les habitants des régions dans lesquelles elles exploitent le charbon, notamment à cause de la destruction de l’environnement et de la santé de leurs employés. Elles sont prêtes à bien des coups bas afin d’exploiter ce précieux minerai.

Le personnage principal se retrouve au beau milieu d’un combat judiciaire où sa vie et celle de bien d’autres personnes sont mises en danger. Grisham instaure un climat très touchant et humanitaire dans ce roman qui reste un excellent suspense. En fait, j’ai aimé tout les personnages créés par l’auteur, l’ensemble du roman. J’espère qu’il en sera de même pour vous.

Bande dessinée

Paul à Québec

Suggestion de Stéphane Desjardins, éditeur : La série Paul, éditions La Pastèque

Alors que l’été s’achève et que le film Paul à Québec, de François Bouvier, s’apprête à envahir nos écrans, je vous propose de découvrir ou de revisiter cette série (désormais culte) des Paul, de Michel Rabagliati. Paul à Québec en est l’avant-dernier titre. Paru en 2009, il raconte les visites régulières du personnage principal, Paul, l’alter ego de l’auteur, chez son beau-père Rolland. Mais ce dernier tombe malade et le cancer le ronge.

Rabagliati est illustrateur et admirateur d’un des grands maîtres de la BD francophone, Franquin (Spirou et Fantasio, Gaston Lagaffe, le Marsupilami). En 1999, il crée son personnage de Paul, inspiré de ses souvenirs personnels, avec la parution d’un premier album, Paul à la campagne. C’est un succès immédiat. Avec son deuxième titre, Paul a un travail d’été, il enfile les prix. C’est la consécration avec Paul à Québec, pour lequel il remporte le Prix du public au Festival international de la bande dessinée d’Angoulême de 2010, l’équivalent du Festival de Cannes de la bande dessinée. La série compte sept titres et un huitième doit paraître cette année. Des traductions ont été réalisées en anglais, espagnol, italien, néerlandais, allemand et croate.

Pourquoi lire Paul? Parce qu’il est irrésistible. On sent toute la sincérité de l’auteur, qui enfile les bons moments et fait appel à la nostalgie sans jamais exagérer, sans tomber dans la violence, les bons sentiments, la morale ou les superlatifs. Rabagliati raconte une vie, celle d’un Québécois ordinaire : c’est touchant et c’est réjouissant à la fois. Une feel good BD quoi!

Classique SF

vonarburg

Suggestion de Stéphane Desjardins, éditeur : Chroniques du Pays des Mères, Élizabeth Vonarburg, Éditions Alire, 1992, 626 p

C’est de la science-fiction, mais ça n’a pas d’importance. Pas de sabre laser, pas de technologie, pas de grands conflits interplanétaires ici.Chroniques du Pays des Mères est avant tout un récit humaniste, mais aussi d’aventure, où l’auteur explore un mode unique, où les rapports humains ont changé. Forcément : dans un futur lointain, la Terre, transformée par une catastrophe, est désormais peuplée presque exclusivement par des femmes. Les rares mâles qui survivent aux maladies de la petite enfance ne servent pratiquement qu’à la reproduction.

On accompagne le personnage de Lisbeï de son passage de l’enfance à l’âge adulte. Cette dernière grandit avec Tula, sa sœur, mais aussi sa meilleure amie. Ce sont les filles de Béthély, une femme importante au sein d’une des peu nombreuses communautés qui peuplent les continents encore habitables, ceux qui ne sont pas contaminés par les radiations. Lisbeï rêve rêve d’être une Mère, une de ces rares femmes qui font des enfants après s’être accouplées avec un mâle. Mais elle est stérile. C’est une catastrophe pour cette jeune femme, mais c’est aussi ce qui définira son statut, son caractère et son avenir. Elle deviendra Exploratrice. Ce qui l’emmène à voyager jusque dans les territoires interdits, où sont bannis femmes et hommes qui n’arrivent pas à s’intégrer ou qui commettent des crimes majeurs. Elle en finira par s’intéresser aux origines et même aux secrets du lointain passé de l’humanité. Ses recherches historiques et archéologiques ne seront pas sans risque : elles remueront des certitudes que peu de gens ont intérêt à changer.

Élizabeth Vonarburg, la papesse québécoise de la science-fiction, signe un roman captivant, écrit avec une grande maîtrise, où elle décrit habilement un univers singulier et des personnages définis avec une virtuosité indéniable. On sort ébloui de cette lecture où l’humanité du propos nous ouvre de nouvelles perspectives sur l’avenir du genre humain.

Album jeunesse 

Atchoum_Xavier_SalomoSuggestion de Ganaëlle Roberge, intervenante en éveil à la lecture et au langage de la Maison des Familles de Mercier-Est: Atchoum, par Xavier Salomó, Seuil jeunesse, 2013.

Monsieur Atchoum éternue sans arrêt. Pourtant, il n’a ni rhume ni allergie. C’est qu’un matin, alors qu’il se regardait dans un miroir, il a vu des poils pousser sur son menton, ses joues et dans ses oreilles. Tellement de poils sont apparus partout sur son visage qu’il ressemblait alors à un plumeau! Puis, à l’intérieur de ses narines, deux poils l’ont chatouillé et… Atchoum! Tous les poils sont tombés. Depuis, il éternue en continu pour éviter que cela ne se reproduise. Voilà une histoire complètement farfelue pour un moment de rigolade et de détente. La dernière page présente l’image d’une barbe fournie à placer devant votre visage ainsi qu’un miroir pour que vous puissiez voir votre tête si une telle histoire vous arrivait. L’album est disponible à la Bibliothèque Mercier dans la section « Jeunes – albums carton » sous la cote SAL.

Vos commentaires
loading...