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La place des pères dans le quartier, de 1950 à aujourd’hui

Culture
(Photo: Starpics - Dollar Photo Club)
(Photo: Starpics – Dollar Photo Club)

En résidence dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve à partir de septembre, la documentariste Carole Laganière est à la recherche de pères prêts à témoigner de l’évolution du quartier, en compagnie de leurs enfants.

(photo: Véro Boncompagni)

(photo: Véro Boncompagni)

Grâce à une bourse de 15 000 $ du Conseil des arts de Montréal, la cinéaste pourra se consacrer dès septembre et jusqu’en février 2016 à son projet de recherche documentaire en vue d’un film qui portera sur la place des pères principalement dans deux quartiers de l’arrondissement, soit Mercier-Est et Hochelaga, des années 1950 à aujourd’hui.

« Je suis née dans Hochelaga et j’ai grandi dans Mercier-Est, tout comme mon père. À l’époque, il travaillait chez Guilbault Transports qui était situé à l’est de la rue Viau. Dans les années 1960, les pères du quartier pouvaient travailler dans le coin, ce qui n’est plus toujours le cas aujourd’hui. L’idée de base de mon documentaire s’inspire donc de mon propre vécu », explique Carole Laganière.

« Mercier-Est et Hochelaga sont des quartiers très différents et j’ai eu la chance d’avoir le pied dans l’un et dans l’autre, ajoute celle qui a déjà réalisé deux films dans Hochelaga, soit Vues de l’Est (2004) et L’Est pour toujours (2011). Mon prochain documentaire pourrait illustrer toute la différence entre ces deux secteurs qui ont été réunis dans le même arrondissement pour des raisons administratives. »

Projet de médiation culturelle

Afin de réaliser son projet, Carole Laganière désire donc interviewer des pères de Mercier-Est et d’Hochelaga en compagnie de leur fils ou leur fille, devant une caméra.

« Pour ma résidence, je suis à la recherche de pères de tous âges qui vivent ou qui ont vécu longtemps dans un des deux quartiers. Je souhaite qu’ils me transmettent leur vécu, qu’ils me montrent des photos et qu’ils me parlent de leurs souvenirs afin que l’on puisse sentir l’évolution des quartiers. La discussion devrait se passer principalement entre le père et son enfant », précise Mme Laganière.

Autrement dit, les anecdotes sur le quartier sont les bienvenues! « Dans mes propres souvenirs, je pense aux montages de sel qui nous coupaient l’accès avec le fleuve Saint-Laurent, le parc Saint-Victor, la piscine Taillon où nous allions nous baigner l’été, ou encore nos cercles d’amis très serrés avec les enfants de notre ruelle. Dire que pour nous, à l’époque, les enfants de la ruelle d’à côté étaient des étrangers! », raconte la cinéaste.

Dans le cadre du projet, il est prévu que les gens qui participeront au tournage pourront aussi prendre part au montage du documentaire. Carole Laganière souhaite déjà que son film puisse éventuellement être projeté chez Station Vu.

Si vous êtes un père de Mercier-Est souhaitant prendre part au projet avec vos enfants, vous pouvez contacter Mme Laganière, sans obligation d’engagement de votre part, au 514-389-3802 ou par courriel [email protected]

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