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Les 27 parcs de Mercier-Est – 1 de 3

Environnement, Histoire
Le parc Carlos D'Alcantara. (photo: Marie-Eve Cloutier)
Le parc Carlos D’Alcantara. (photo: Marie-Eve Cloutier)

Mercier-Est compte 27 parcs et espaces verts. D’où vient leur nom?

1- Allée Norman McLaren (entre Contrecœur et Duchesneau)

Cette place publique, dont l’aménagement devrait être complété à la fin du mois, est dédiée à la mémoire et à l’œuvre du célèbre cinéaste d’animation oscarisé Norman McLaren (1914-1987). L’allée fait partie du développement du Faubourg Contrecœur.

2- Aubry-de Teck (angle Duchesneau et de Marseille) 2526 m2

La rue de Teck a été baptisée en souvenir d’Alexandre Cambridge (1874-1957), comte d’Athlone, frère de la reine Mary d’Angleterre, qui devint gouverneur général du Canada de 1940 à 1945. La famille De Teck prit le nom d’Athlone au cours de la guerre 1914-1918. Un jardin communautaire se trouve aussi à cet endroit.

3- Carlos-d’Alcantara (rue Contrecœur) 45 000 m2

C’est le dernier-né des parcs de l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve. Inauguré le 28 septembre 2013, il fait partie du développement du Faubourg Contrecœur. Son aménagement a coûté à ce jour près de quatre millions de dollars. Avec ses modules de jeux, ses aménagements pour toutes les générations, ses terrains de soccer et de basketball et sa côte de glisse, sa popularité ne dément pas. Le parc célèbre la mémoire de Carlos d’Alcantara, un compte venu de Belgique qui s’est lancé dans la vente de fruits et légumes après s’être installé dans Tétreaultville, en 1918. Immigrant d’origine espagnole, Carlos d’Alcantara est né en 1869, il arrive à Montréal en 1903. Il achète la maison ancestrale de Pierre Bernard, rue Notre-Dame; Bernard sera maire de Tétreaultville de 1907 à 1910. M. d’Alcantara décède en 1925 et ses enfants reprennent le commerce familial, qui est encore ouvert aujourd’hui, rue Langelier, administré par les quatrième et cinquième générations de d’Alcantara.

4- Chénier-Beaugrand (au bout de la rue Dumouchel, derrière le mont Saint-Antoine) 11 703 m2

Ce grand espace vert est situé à cheval sur le territoire d’Anjou et de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve. La Commission de toponymie du Québec indique qu’il fut baptisé en l’honneur d’un poète français né à Constantinople en 1762 et guillotiné à Paris en 1794, parce qu’il s’opposait aux excès de la Terreur.

5- Clément-Jetté (de chaque côté de la rue Notre-Dame, entre Joffre et Pierre-Bernard) 35 648 m2

Ce grand espace vert s’étend de part et d’autre de la rue Notre-Dame, en prolongement de la Promenade Bellerive. Il abrite la piscine Annie-Pelletier et l’aréna Clément-Jetté, avenue Dubuisson, ainsi que des terrains de pétanque, de tir à l’arc, de bocce, de baseball et une aire de jeux. Joseph-Clément Jetté (1878-1941) fut fondateur (1922) et curé (1922-1934) de la paroisse Saint-Bernard.

6- De Beaujeu (angle Sainte-Claire et Lepailleur) 1554 m2

Petite place de verdure, elle rappelle l’honorable Jacques-Philippe Saveuse de Beaujeau 1770-1832, protonotaire conjoint du district de Montréal de 1774 à 1813, représentant de Montréal-Est à l’assemblée législative pendant deux ans, capitaine durant la guerre de 1812-1815 et conseiller législatif du 6 avril 1830 jusqu’à sa mort, survenue à Montréal le 19 juin 1832.

7- De la Bruère (Angle de la Bruère et du Buisson) 20 077 m2

Ce parc honore la mémoire de René-Montarville Boucher de La Bruère (1867-1943), journaliste et archiviste, directeur (1912) des Archives publiques du Canada à Montréal, auteur d’études sur L.-H. La Fontaine et sur la famille de Boucherville.

8- De la Capture-d’Ethan-Allen (angle Bellerive et Lebrun) 3542 m2

Son nom rappelle un événement historique, soit la capture d’Ethan Allen (1738-1789), commandant d’un contingent militaire de rebelles américains. Au moment de la Révolution américaine, le 25 septembre 1775, il a été capturé par les forces britanniques dans la maison Allen-Picard (ou tout près) qui est située à proximité du parc. Cette maison y a été déménagée en 1970. Auparavant, elle était située à l’intersection des rues Notre-Dame Est et Sainte-Catherine Est.

9- Dupéré (angle Saint-Donat et Lapointe) 7842 m2

Rend hommage à Abraham Dupéré (1874-1947), échevin du quartier Mercier, pendant 14 ans, et marguillier de la paroisse Saint-Bernard. Au début du XXe siècle, la famille Dupéré a aussi possédé un hôtel, le Château Dupéré, réputé pour sa fine cuisine et pour les randonnées organisées dans les îles de Boucherville.

10- Georges-V (entre Sainte-Claire et Sherbrooke, extrémité est du quartier) 13 934 m2

C’est un parc-écran servant à isoler le quartier du secteur industriel voisin de Montréal-Est, à l’est de l’Avenue Georges-V. Cet espace vert comprend plusieurs buttes et une grande variété d’arbres et d’arbustes matures. Contrairement à la croyance populaire, l’avenue Georges-V ne fut pas baptisée en l’honneur de George Fréderic Ernest Albert de Saxe-Cobourg-Gotha (plus tard Windsor), George V (1865-1936) roi du Royaume-Uni de Grande-Bretagne de 1910 à sa mort. C’est Georges Gonthier, par l’entremise de la Compagnie The Star Realty Co, qui fait l’acquisition de la terre la plus à l’est du territoire de la Longue-Pointe, lotie la même année. Cette dernière porte le numéro 409 du cadastre de la Longue-Pointe. Georges Gonthier serait peut-être le fils de Louis Gonthier et d’Adeline Charbonneau, né à Montréal en 1869. Il joue un rôle déterminant dans la création de l’École des hautes études commerciales de Montréal. En plus des voies est-ouest prolongeant les voies existantes à l’extérieur du territoire, deux voies nord-sud sont tracées : les avenues Gonthier et Georges-V, camouflant ainsi habilement le promoteur des lieux.

Sources : Robert Carrière, Commission de toponymie du Québec, Ville de Montréal, « Patrimoine typonimique et développement urbain du quartier Mercier à Montréal » par Philippe Dugas (2010 – Rapport de recherche, maîtrise en histoire, UQAM)

La troisième et dernière partie de cette liste sera publiée lundi prochain. 

Lisez la deuxième partie.

Lisez la troisième partie.

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