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Les 27 parcs de Mercier-Est – 2 de 3

Environnement
Le parc Carlos D'Alcantara. (photo: Marie-Eve Cloutier)
Le parc Carlos D’Alcantara. (photo: Marie-Eve Cloutier)

Mercier-Est compte 27 parcs et espaces verts. D’où vient leur nom? Voici la suite…

11- Germaine Pépin (rue A.-A. Deroches, derrière l’ancienne cour de voirie H.-Beaugrand) 2545 m2

Germaine Pépin (1920-1967) est la première femme à occuper le poste de directrice des services municipaux à la ville de Montréal de 1965 à 1967. Ce parc a été dénommé par la Ville de Montréal en 1990. Il sera réaménagé lorsque le vaste terrain de la cour de voirie Honoré-Beaugrand le sera. Pour le moment, l’arrondissement a lancé un appel de propositions pour ce développement.

12- Hector-Vinet (rue Hochelaga, entre Hector et Contrecœur) 2028 m2

Rappelle celui qui possédait plusieurs terrains dans ce secteur. Autrefois, l’avenue Hector s’appelait rue Saint-Hector.

13- Honoré-Mercier (angle Notre-Dame et Mercier) 54 436 m2

Grand espace gazonné, en quelque sorte le prolongement de la Promenade Bellerive, qui se termine au terminal des conteneurs du port de Montréal. Le parc fut baptisé en l’honneur d’Honoré Mercier. Honoré Mercier (Saint-Athanase, 1840 – Montréal, 1894), avocat et journaliste, est le neuvième premier ministre du Québec (1887-1891). Élu d’abord député libéral à la Chambre des communes dans la circonscription de Rouville (1872-1874), il est par la suite élu député libéral à l’Assemblée législative dans celle de Saint-Hyacinthe (1879-1890). Dès 1883, il devient chef de l’opposition libérale. En réaction à la pendaison de Louis Riel, il fonde le Parti national en 1885 pour regrouper les conservateurs et les libéraux canadiens-français. Le 29 janvier 1887, il accède au poste de premier ministre du Québec. Durant son mandat, il s’intéresse au développement de la colonisation et crée, en 1888, le ministère de l’Agriculture et de la Colonisation, dont le sous-ministre est le curé Antoine Labelle. Il est reconnu pour avoir été le premier chef de gouvernement à parler d’autonomie provinciale et est considéré comme le père du nationalisme québécois. Il achève sa carrière politique comme député dans la circonscription de Bonaventure.

14- Juliette-Huot (angle Saint-Claire, de Pierre-Tétreault à Baldwin) 2108 m2

Aire de détente gazonnée et boisée rappelant le souvenir d’une des plus grandes comédiennes et humoristes québécoises, née à Tétreaultville en 1912 et décédée en 2001. Juliette Huot a fait partie de la distribution des radio-romans La Pension Velder et Métropole. Elle s’est aussi produite dans les cabarets de Montréal, notamment au Faisan Doré, en 1949. Elle a joué dans plusieurs films, Le curé du village, Pousse mais pousse égal, Les Tisserands du Pouvoir, Les Plouffe et le Crime d’Ovide Plouffe. Elle a aussi tenu des rôles importants dans les séries télé suivantes : Cré Basile, Symphorien, Grand-Papa, Peau de banane et Jamais deux sans toi. Elle fut notamment porte-parole des Petits frères des pauvres et a joué dans les Belles-Sœurs, pièce de théâtre de Michel Tremblay, à Montréal et à Paris.

15- Liébert (angle Liébert et Pierre-de-Coubertin) 39 524 m2

Le parc et la rue rappellent Philippe Liébert (1732-1804), sculpteur montréalais d’origine française. Il travailla à l’ornementation des églises Notre-Dame de Montréal, de Sault-au-Récollet, de L’Assomption et de Vaudreuil.

16- L.-O. Taillon (Notre-Dame, à l’est de Taillon) 24 980 m2

Il abrite une aire de jeux, une piscine et un terrain de volley-ball de plage. Rappelle Louis-Olivier Taillon (Terrebonne, 1840 – Montréal, 1923). Avocat, il entra en politique en 1875 comme député de Montréal-Est à l’Assemblée législative. Il a occupé les fonctions d’orateur de l’Assemblée (1882-1884) et de procureur général (1884-1887), avant de devenir premier ministre pour quatre jours seulement en janvier 1887; puis il fut chef de l’opposition, de 1887 à 1890, et il redevint premier ministre du Québec, de 1892 à 1896. Ministre fédéral des Postes dans le cabinet de Charles Tupper pendant deux mois, Taillon ne réussit pas à se faire élire en 1896, année où les Conservateurs furent balayés par les Libéraux de Wilfrid Laurier. Il termina sa carrière comme maître de poste à Montréal, de 1911 à 1916.

17- Madeleine-Huguenin (rue du même nom) 663 m2

Ce parc est situé au bout de la rue du même nom, un cul-de-sac qu’on accède par la rue Honoré-Beaugrand, au nord de Souligny. Ce tout petit espace vert non identifié rappelle la mémoire de Anne-Marie Gleason (1875-1943), dont les premiers textes dans le Monde illustré en 1897 sont signés Myrto. Elle s’établit à Montréal en 1901 puis épouse le docteur Wilfrid Huguenin. Pour La Patrie, elle signe ses chroniques Madeleine, puis les réunit en recueils en 1902, 1912 et 1924. Elle fonde en 1919 avec Olivar Asselin « La revue moderne » et publie, en 1938, « Portraits de femmes », un recueil de 95 courtes biographies.

18- Michel-Bourdon (rue Joseph A. Rodier) 5736 m2

Michel Bourdon (1943-2004) fut journaliste à Radio-Canada de 1966 à 1970 et fondateur du syndicat des journalistes de Radio-Canada, en 1968. Il a occupé la présidence de la Fédération nationale des syndicats du bois et du bâtiment de 1973 à 1979, alors que de 1979 à 1989, il est employé à la Fédération nationale des communications. Il fut député du Parti québécois, dans Pointe-aux-Trembles, de 1989 à 1996. Le parc Michel-Bourdon a déjà porté le nom de Joseph-A.-Rodier, tout comme la rue qui le borde (et qui rappelle la mémoire d’un journaliste et militant ouvrier).

19- Passage Forbin-Jeanson (entre Taillon et Jacques-Porlier) 2001 m2

La rue Forbin-Jeanson fut nommée en l’honneur de Charles-Auguste-Marie-Joseph, comte de Forbin-Janson (1785-1844), évêque de Nancy, fondateur de l’œuvre de la Sainte-Enfance et d’une société de tempérance. Anciennement : Rue Cherrier, Rue Nicolas-Viel.

20- Pierre-Bernard (angle Pierre-Bernard et de Teck) 58 207 m2

Le parc et le boulevard ont été nommés en l’honneur du plus grand maire de la Longue-Pointe, dont la maison, construite en 1759, est encore debout sur l’artère qui porte son nom, près de la Promenade Bellerive. Pierre Bernard a développé son village à partir de sa terre. Il a eu un troupeau qui a compté jusqu’à une vingtaine de vaches.

Sources : Robert Carrière, Commission de toponymie du Québec, Ville de Montréal, « Patrimoine typonimique et développement urbain du quartier Mercier à Montréal » par Philippe Dugas (2010 – Rapport de recherche, maîtrise en histoire, UQAM)

La troisième et dernière partie de cette liste sera publiée lundi prochain. 

Lisez la première partie.

Lisez la troisième partie.

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