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Du sac fourre-tout à la courtepointe

Vie de quartier
Les trois mamans du projet Fabricoupe, Nathalie, Marie-Michelle et Jayneeva, accompagnées sur la photo par Nadia Jeune (à droite), intervenante de milieu à l’Antre-Jeunes, lors de la Foire commerciale du 5 septembre, sur la rue Hochelaga. (photo: Marie-Eve Cloutier)
Les trois mamans du projet Fabricoupe, Nathalie, Marie-Michelle et Jayneeva, accompagnées sur la photo par Nadia Jeune (à droite), intervenante de milieu à l’Antre-Jeunes, lors de la Foire commerciale du 5 septembre, sur la rue Hochelaga. (photo: Marie-Eve Cloutier)

Nathalie Picard désirait apprendre à coudre depuis longtemps. Cet été, son rêve s’est réalisé.

Nathalie a pu prendre part à des activités d’initiation à la couture en juillet et en août avec deux autres mamans résidantes de l’HLM Thomas-Chapais dans les locaux du Garage. Les cours étaient donnés par Jacinthe Messier de l’Antre-Jeunes de Mercier-Est. « Quand j’ai commencé moi-même à faire de la couture, j’en ai parlé ouvertement à tout le monde. Puis trois mamans sont venues me voir pour me demander si je pouvais leur apprendre comment faire. Deux d’entre elles n’avaient aucune base en couture », explique Jacinthe.

Voyant leur intérêt, un appel à tous a été lancé afin de se procurer du matériel et des machines à coudre. Grâce à des dons de la communauté et l’achat d’une machine (deux autres ont été données), le projet « Fabricoupe » est né.

Des petits et des gros projets

Les premières créations du projet Fabricoupe ont été mises en vente lors de la Foire commerciale de Mercier-Est le 5 septembre dernier.

« Nous avons commencé par des créations plus faciles à réaliser, comme des sacs fourre-tout et des tapis [tissés à partir de retailles de tissus]. Mine de rien, nous avons fait 112 $ de ventre lors de l’évènement, soit trois fois plus que ce que nous avions imaginé! » lance Jacinthe, fière de ses couturières en herbes.

« Les revenus de nos ventes serviront à l’achat d’autres tissus et des bobines de fil pour continuer à coudre. Outre les sacs et les tapis, nous aimerions faire des vêtements et des accessoires, des bavettes pour bébé par exemple, ou des tabliers. Mon objectif personnel est d’arriver à faire une courtepointe », confie Nathalie.

De fil en aiguille 

Le projet Fabricoupe visant principalement la clientèle du projet « La Toile d’araignée », l’objectif de départ est de permettre aux résidents de l’HLM Thomas-Chapais et l’HLM Dupéré de devenir plus débrouillards.

« Apprendre à coudre est fort utile, que ce soit pour rapiécer un vêtement ou bien pour en ajuster un à notre taille. On souhaite beaucoup que nos couturières puissent par la suite transmettre leurs connaissances », souligne Jacinthe.

« On espère que le projet puisse continuer. Ça reste à être déterminé, mais on pourrait éventuellement se greffer au Marché de Noël du Chez-Nous de Mercier pour y vendre nos créations », ajoute-t-elle.

Notez qu’il est toujours possible de faire des dons de matériels (tissus, fil ou machine à coudre) pour permettre au projet Fabricoupe de poursuivre ses activités. Contactez l’Antre-Jeunes de Mercier-Est pour plus de détails. 

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