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Les 6 journalistes immortalisés dans Mercier-Est

Culture, Histoire
Sir Thomas Chapais (1858-1946).
Sir Thomas Chapais (1858-1946), avocat, journaliste, homme politique et historien. (Photo: Patrimoine Canada)

Plusieurs journalistes ont laissé des traces toponymiques dans Mercier-Est. Nous vous présentons une liste.

1- Thomas Chapais.

Certainement le plus célèbre des lieux associés à un journaliste dans le quartier. Ce parc, autrefois nommé Terminal (parce qu’une ligne de tramways, partant de la ligne longeant la rue Souligny, se rendait autrefois jusqu’à cet endroit), s’est aussi appelé parc Grove. Comme le rapporte notre collaborateur Robert Carrière, il fut inauguré en 1905 sur des terres données par Pierre Tétreault, qui développait alors la ville qui portait son nom. Une famille a longtemps squatté les lieux. Le parc honore la mémoire de Sir Thomas Chapais (1858-1946), avocat, journaliste, homme politique et historien, né et décédé à Kamouraska. Il signe du pseudonyme « Ignotus » ses chroniques historiques pour La Presse (1897-1911), puis publie des biographies de Jean Talon (1904), du marquis de Montcalm (1911) ainsi qu’un Cours d’histoire du Canada (1919-1933). Il détient le record de la plus longue carrière parlementaire au Canada, soit 54 années (de 1892 à 1946). Lisez notre dossier sur le parc Thomas-Chapais.

 

Arthur Buies.

2- Arthur Buies.

Un autre personnage célèbre a laissé son nom dans Mercier-Est: Arthur Buies. On a baptisé une rue en son honneur, entre Saint-Donat et Sabatier, au nord de Notre-Dame, et une place qui se termine aussi sur Sabatier. Écrivain et pamphlétaire, Arthur Buies (1840-1901) participe à tous les combats intellectuels au service desquels il met sa connaissance des cultures étrangères, la qualité de son écriture et sa détermination. Membre de l’Institut canadien, il fonde la « Lanterne canadienne », un journal anticlérical, nationaliste et démocrate. Sa rencontre avec le curé Labelle, en 1879, et les voyages qu’il fait en sa compagnie à travers les régions de colonisation de la province donnent une nouvelle perspective à sa carrière. Cette période de sa vie est d’ailleurs bien connue de la population puisque le personnage a été porté à l’écran, à partir de 1956, dans le téléroman « Les belles histoires des pays d’en haut », tiré du roman de Claude-Henri Grignon « Un homme et son Péché ». De son vivant, on l’a souvent comparé à Voltaire.

 

 

 

joséphine marchand3- Joséphine Marchand.

Cette rue en cul-de-sac à laquelle on accède  par Saint-Donat et qui est située derrière le centre d’achat de la rue Notre-Dame, face au parc Honoré-Mercier et à la Promenade Bellerive, honore la mémoire de Joséphine Marchand-Dandurand (1861-1925). Journaliste, chroniqueuse et conférencière, elle est une des premières femmes à se distinguer comme écrivaine et femme de lettres dans l’histoire de Montréal. En 1893, elle fonde la première revue féminine de Montréal, le « Coin du feu ».

 

 

 

 

 

 

madeleine huguenin4- Madeleine Huguenin. On accède à cette rue en cul-de-sac par Honoré-Beaugrand, juste au nord de Souligny. Le parc, situé tout au bout, est un tout petit espace vert non identifié. Parc et rue rappellent la mémoire de Anne-Marie Gleason (1875-1943), dont les premiers textes dans le Monde illustré en 1897 sont signés Myrto. Elle s’établit à Montréal en 1901 puis épouse le docteur Wilfrid Huguenin. Pour La Patrie, elle signe ses chroniques Madeleine, puis les réunit en recueils en 1902, 1912 et 1924. Elle fonde en 1919 avec Olivar Asselin « La revue moderne » et publie, en 1938, « Portraits de femmes », un recueil de 95 courtes biographies.

 

 

 

 

joseph a rodier5- Joseph A. Rodier. Joseph-Alphonse Rodier, membre fondateur de l’Union typographique Jacques-Cartier, inscrit son nom dans l’histoire de l’avènement de partis socialistes au Canada. Il participe en 1886 à la fondation du Conseil central des métiers et du travail de Montréal (CCMTM), et, en 1899, avec Albert Saint-Martin, à celle du Parti ouvrier. Réformateur, il prône à travers ses choix politiques et par le biais des chroniques qu’il signe à La Presse et à La Patrie, l’éducation gratuite et le suffrage féminin. La rue s’étend de part et d’autre de la rue Fontenau, au nord de Sherbrooke, formant deux culs-de-sac au nord et au sud.

 

 

 

 

 

boucher de la bruère6- De la Bruère. René-Montarville Boucher de La Bruère (1867-1943), journaliste et archiviste, directeur (1912) des Archives publiques du Canada à Montréal, auteur d’études sur L.-H. LaFontaine et sur la famille de Boucherville. L’avenue de la Bruère relie l’avenue Dubuisson à la rue Tellier, deux rues à l’est d’Honoré-Beaugrand. Cette rue borde le parc de la Bruère, d’une superficie de 7,1 acres, voisin de l’école Saint-François-d’Assise. À ne pas confondre avec l’école Boucher-de-la-Bruère, sise rue de Lafontaine.

 

 

 

 

 

 

Sources et une partie des textes: Toponymie, Ville de Montréal

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