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On caquette au jardin communautaire Souligny!

Environnement, Santé
Les cinq poules brunes sont installées dans une vieille remise qui a été convertie en poulailler. (photo: Marie-Eve Cloutier)
Les cinq poules brunes sont installées dans une vieille remise qui a été convertie en poulailler. (photo: Marie-Eve Cloutier)

Depuis juillet, on ne cultive pas que des légumes au jardin communautaire Souligny : les membres peuvent maintenant prendre soin de cinq poules brunes.

Le 1er juin dernier, l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve devenait le premier arrondissement à Montréal à autoriser la garde de poules pondeuses sur son territoire. En modifiant son Règlement sur les animaux, MHM a rendu possible, selon des critères hautement spécifiques, l’installation de poulaillers sur une parcelle de terrain clôturé, utilisé à des fins de jardinage et ayant une superficie minimale de 3000 mètres carrés. De plus, le Règlement prévoit que les poulaillers soient situés à une distance minimale de 10 mètres d’une limite de propriété afin de favoriser le bon voisinage. Avec tous ces critères, seulement huit jardins communautaires, dont trois situés dans Mercier-Est, peuvent avoir des poules.

L’élevage de poules en ville avait été interdit par le maire Jean Drapeau en 1966, tout juste avant l’Expo universelle l’année suivante. Depuis quelques années, des gens militaient pour le retour des volailles en milieux urbains. Franz Charneux, responsable du jardin communautaire Souligny, était un de ceux-là. Lorsqu’il a su que l’arrondissement allait modifier sa règlementation, ses installations étaient prêtes pour accueillir les animaux avant même que les élus votent à l’unanimité pour la modification dudit règlement!

« Avec cinq poules, on arrive à avoir cinq œufs par jour. Les poules sont installées dans une ancienne remise que nous avons aménagée. L’été prochain, nous allons construire un enclos afin de permettre aux poules de se balader à l’extérieur du poulailler », explique Franz Charneux.

Il faut dire qu’en ce premier été, la saison des poules aura été plutôt courte, puisque l’arrondissement les autorise à partir du 1er mai, date d’ouverture des jardins communautaire, mais seulement jusqu’au 30 septembre. Après cette date, les responsables des jardins communautaires doivent s’en départir, soit en allant les mener à l’abattoir, à un refuge, ou bien, comme à l’intention de faire M. Charneux, chez un éleveur, en campagne.

Bien heureux de pouvoir profiter des œufs frais, Franz Charneux souhaite que l’arrondissement autorise un jour la garde d’un nombre plus élevé de poules : « Ce serait bien de pouvoir en avoir au moins douze, pour remplir la douzaine d’œufs! »

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