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Club de lecture: épouvante

Culture
Haxtur
Haxtur, un vieux chef-d’oeuvre de la BD qui se lit parfaitement un soir d’Haloween.

Voici les suggestions de notre Club de lecture cette semaine!

Avec l’Halloween qui approche, nous avons décidé d’en faire notre thématique. N’hésitez pas à nous faire part de vos suggestions sur notre page Facebook, car nous publions ce Club toutes les trois semaines!

Roman « jeune adulte »

Suggestions de lecture de Catherine Belleau, bibliothécaire à la bibliothèque Mercier.

Apocalypse zombie, Jonathan Maberry. Castelmore, 2012, 412 p. Collection jeunes adultes à la bibliothèque, cote : MAB

apocalypse zombie

Je vous suggère, à nouveau, un roman de notre collection pour jeunes adultes. Au premier abord, j’ai trouvé que ce titre faisait film d’horreur de série B, mais après avoir lu sa critique dans notre catalogue de recherche Nelligan, j’ai décidé de le lire puisqu’elle y est excellente.

Jonathan Maberry est un écrivain américain deux fois lauréat du prix Bram Stoker. Il signe ici une œuvre très bien écrite, empreinte d’une grande humanité. Benny, jeune adolescent dont les parents sont morts, vit en sécurité derrière la Barricade, lieu où les zombies ne peuvent entrer. Il doit se trouver un premier boulot et veut devenir comme son frère aîné Tom, exterminateur de zombies. Il devra affronter le monde extérieur de la Barricade.

Pleine d’action et de moments vraiment terrifiants, cette histoire est beaucoup plus qu’un simple combat entre humains et zombies. Son point fort se trouve dans la profondeur des personnages et dans les liens qui les unissent. La relation entre Benny et son aîné est loin d’être harmonieuse et le déroulement touchant de cette relation est en fait une des très bonnes raisons de lire ce livre. J’ai vraiment adoré. De plus, ce livre peut aussi bien plaire à un lectorat plus mature.          

Littérature québécoise « extrême »

ExodesCoverSuggestions de Marie-Eve Cloutier, journaliste

Exodes, des auteurs Nicolas Handfield, Daniel Sernine et Luc Dagenais, incluant des micronouvelles de Geneviève Blouin, Martin Mercure et Richard Tremblay, La Maison des viscères, 2012.

La Maison des viscères est une petite maison d’édition qui veut tailler une place à la littérature québécoise extrême. On y retrouve bien sûr des histoires d’horreur, mais aussi des genres plus perturbants, du registre du « gore » et du « bizarro ». La collection de livres de la maison d’édition est encore modeste, car elle ne comporte que trois recueils, soit Agonies, Bizarro et Exodes. Dans ce dernier ouvrage, six auteurs revisitent l’histoire du Québec, en trois nouvelles et trois micronouvelles, en ajoutant une couche d’horreur à notre terroir. Aurore, l’enfant martyre, aura finalement l’occasion de se venger, si bien qu’on la surnommera désormais Aurore, l’enfant du Diable. On y parle aussi d’un étranger qui fuit la ville, pour échapper à ses démons, afin de se retrouver dans un village tranquille… ou les loups règnent. Et qui aurait cru que Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve, était en fait un cyborg? Heureusement, car il est le seul à pouvoir défendre Montréal contre les monstres de la montagne.

Littérature jeunesse

Frisson_lecureuilSuggestion de Ganaëlle Roberge, intervenante en éveil à la lecture et au langage de la Maison des Familles de Mercier-Est

Frisson l’écureuil se prépare pour l’Halloween; un guide de sécurité pour les stressés par Mélanie Watt aux éditions Scholastic, 2013.

Bien connue des enfants, Mélanie Watt présente un album dans lequel son personnage Frisson l’écureuil se prépare pour l’Halloween… cette fête qu’il trouve effrayante! Au fil des livres parus dans cette série, les lecteurs ont pu s’attacher à ce sympathique écureuil de nature anxieuse. L’album tout en humour présente une mise en page dynamique truffée de listes, pense-bête, questionnaire, etc. Dans ce guide hors du commun, quelques recommandations utiles sont glissées parmi les nombreux conseils loufoques qui font sourire. L’album est disponible à la Bibliothèque Mercier dans la section « Jeunes – livres d’images » sous la cote WAT.

Romans

le maître des illusionsSuggestion de Stéphane Desjardins, éditeur

Le Maître des illusions, Donna Tartt, Plon, 1993

Tant qu’à parler d’un roman à quelques semaines de l’Haloween, aussi bien aborder une de mes lectures les plus inquiétantes des dernières années. J’ai découvert ce roman l’été dernier. Les médias ont parlé de chef-d’œuvre et de son auteur comme d’une écrivaine géniale. Bien installé dans ma chaise longue, je me tape les 30 premières pages sans être impressionné outre mesure. Mais c’est là le génie de Mme Tartt. On reste accroché. Et plus on tourne les pages, moins on pense à son verre de rhum, dont les glaçons ont fondu depuis longtemps.

Le roman nous amène dans une université d’une petite ville du Vermont et installe assez rapidement une ambiance glauque dans laquelle évoluent cinq étudiants en lettres anciennes, un groupe auquel se joint un jeune californien, Richard Papen, venu peaufiner son grec classique. Ces jeunes gens gravitent autour d’un excentrique professeur, Julian Morrow. Tout comme Papen, on finit par découvrir les rituels antiques, dionysiaques dirions-nous, ces libations faites de drogues, d’alcool et de sexe auxquelles se livrent le petit groupe. Et, surtout, on se languit de connaître le terrible secret qui mènera à une escalade épouvantable, faite de trahison, de chantage, de cruauté et même de meurtre. Tout comme de connaître le dénouement d’un amour improbable entre Papen et la belle, mais froide Camilla.

BD

haxturASuggestion de Stéphane Desjardins, éditeur

Les albums de Haxtur: Le pays des maléfices et Les peuples de la nuit, Victor de la Fuente, Dargaud, 1973

J’ai découvert à l’adolescence ces deux albums d’un des plus grands auteurs de bande dessinée de tous les temps, certes le plus grand venant d’Espagne, Victor de la Fuente (1927-2010), dont le talent a toujours été sous-estimé d’à peu près tout le monde. Haxtur est un anti héros dont les tribulations sans fin dans des mondes étranges, tiennent davantage d’un discours sur la désespérante condition humaine que d’une de ces aventures sans substance de la fantasy, où foisonnent violence, jeunes femmes pulpeuses et décors ahurissants. J’ai été tout simplement bouleversé, désarçonné, presque transi par ces deux albums d’un artiste surdoué sur le plan de l’illustration. Un véritable chef-d’œuvre.

 

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