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Débat électoral: différents partis, un seul but

Élus
Une centaine de personnes ont assisté à la soirée d'échange avec les candidats de la Pointe-de-l'Île au Centre Tétreaultville hier (lundi).
Une centaine de personnes ont assisté à la soirée d’échange avec les candidats de la Pointe-de-l’Île au Centre Tétreaultville hier (lundi).

Une franche camaraderie régnait entre les candidats de la Pointe-de-l’Île lors de la soirée d’échange organisée par Solidarité Mercier-Est au Centre Tétreaultville hier soir (lundi), en vue des élections fédérales du 19 octobre.

En effet, la candidate libérale, Marie-Chantal Simard, la candidate néodémocrate, Ève Péclet, et le candidat bloquiste, Mario Beaulieu, ont vraisemblablement le même objectif le soir des élections : battre les conservateurs de Stephen Harper. Les flèches étaient donc souvent tirées dans la direction du parti à la tête du pays ces 10 dernières années. Le candidat conservateur, Guy Morissette, n’était pas présent pour défendre ses couleurs, car il est le seul à avoir décliné l’invitation de SME de participer à la soirée d’échange du 5 octobre. La Table de concertation du quartier avait envoyé l’invitation aux candidats de la Pointe-de-l’Île dont les formations politiques présentent une personne dans au moins 75 % des circonscriptions de la province.

Une centaine de résidents de la circonscription étaient présents dans le gymnase du Centre Tétreaultville pour écouter ce que les candidats avaient à dire sur des enjeux précis, mais aussi pour poser leurs questions. Quatre grands thèmes ont été abordés, soit la sécurité alimentaire, la vie de quartier sous l’angle du développement économique, l’environnement et la santé. L’animatrice de la soirée, Émilie Auclair, directrice générale de Solidarité Mercier-Est, posait d’abord une question et chaque candidat avait 2 minutes pour répondre. Après chaque bloc suivait une période de questions du public portant sur le thème abordé. À ce moment, les candidats avaient 1 minute 30 secondes pour formuler leur réponse.

La gestion du temps était réglée au quart de tour par les organisateurs. Marie-Chantal Simard formulait des réponses souvent concises. À quelques occasions, Ève Péclet aurait eu besoin d’un peu plus de temps. Mario Beaulieu s’est retrouvé à mi-chemin, parfois avec beaucoup de choses à dire, et d’autres fois le temps attribué suffisait.

« Comment battre Harper? »

Les trois candidats étaient souvent en accord avec les enjeux mis en lumière dans les quatre thématiques abordées : oui, il est difficile d’avoir accès à une alimentation saine, oui, tous s’engagent à faire du développement du territoire une priorité locale, oui, il faut réduire notre dépendance au pétrole, et oui, la Pointe-de-l’Île connait un bien mauvais bilan de santé. Mme Simard, Mme Péclet et M. Beaulieu avaient évidemment tous leurs solutions à offrir afin d’enrayer ces problèmes.

Lors de la période libre de questions, un citoyen a probablement posé la « question qui tue » : « Malgré toutes vos belles intentions, comment peut-on arriver à battre Harper le 19 octobre prochain, sans mode de scrutin proportionnel? »

(photo: Stéphane Desjardins)

De gauche à droite: Marie-Chantal Simard, candidate libérale, Ève Péclet, candidate néodémocrate et Mario Beaulieu, candidat bloquiste. (photo: Stéphane Desjardins)

« Pour changer les choses, il faut l’indépendance du Québec. Après la vague orange, on voit le déclin du NPD dans les sondages. Le 19 octobre, il faut surtout voter par conviction et non par vote stratégique », a défendu Mario Beaulieu.

« Au NPD, nous voulons instaurer un mode de scrutin proportionnel. Nous le proposons même dans notre plateforme électorale. Donc si vous voulez changer les choses, il faut voter NPD le 19 octobre », a plaidé pour sa part Ève Péclet.

De son côté, Marie-Chantal Simard y est allée d’une réponse plus cinglante : « Les grands titres et les sondages le confirment, les députés libéraux sont en avance. Je respecte l’idéologie du Bloc québécois, mais il ne s’agit pas d’un référendum le 19 octobre. Voter pour le Bloc, c’est voter pour Stephen Harper. »

Le fameux niqab

Le sujet a déjà fait couler beaucoup d’encre, mais la question du port du niqab a quand même surgi lors de l’échange hier soir. Le citoyen l’a particulièrement adressé aux deux candidates féminines.

« Je crois que la question du niqab a réussi à écarter des enjeux importants de la campagne électorale. Notre position est claire. Nous ne sommes pas d’accord, mais nous allons respecter la position de la Cour Suprême. Le 19 octobre, il ne s’agit pas de faire un référendum sur le port du niqab. On doit plutôt se demander si l’on veut encore de ce monde à la Harper », a mentionné Ève Péclet.

« Le premier ministre voulait effectivement qu’on se déchire sur cette question en pleine campagne électorale. Au parti libéral, nous sommes d’accord pour dire que les droits et libertés comptent de manière égale pour tous. On ne peut pas décider de ce qui compte ou ne compte pas, selon ce qui fait notre affaire », a fait valoir Marie-Chantal Simard.

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