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Le Coq de l’Est a une nouvelle administration

Économie, Vie de quartier
Omar Zabuair et Vanessa Beeching, les nouveaux propriétaires du restaurant le Coq de l'Est, situé au 8803, rue Hochelaga. (photo: Marie-Eve Cloutier)
Omar Zabuair et Vanessa Beeching, les nouveaux propriétaires du restaurant le Coq de l’Est, situé au 8803, rue Hochelaga. (photo: Marie-Eve Cloutier)

Changement de vocation pour le restaurant Le Coq de l’Est. On dit « au revoir » aux serveuses sexy et « bonjour » à la gastronomie!

Le CV culinaire du couple qui a racheté le commerce est impressionnant. Cuisinier depuis 20 ans, Omar Zabuair a travaillé dans de grands restaurants de Toronto avant de venir s’installer à Montréal. Ici, il a été reconnu pour sa cuisine au Joe Beef et au Liverpool House, dans la Petite Bourgogne, pour ensuite devenir le chef à L’Orignal, dans le Vieux-Montréal. Sa femme, Vanessa Beeching, a travaillé pendant 4 ans au restaurant Le Pied de Cochon. Malheureusement, souffrant d’allergies, Vanessa a dû cesser sa première vocation, mais elle est passée des chaudrons au service aux tables.

« Avoir notre propre restaurant était un rêve que nous avions en commun. Après toutes nos expériences, on était rendu là dans notre parcours. Il fallait juste trouver l’endroit. Et les locaux au centre-ville de Montréal sont chers », explique Vanessa Beeching.

Le duo est tombé sur le Coq de l’Est à la fin mai. Le tout s’est déroulé très rapidement par la suite. « C’est d’ailleurs pour cette raison que nous n’avons pas changé le nom du restaurant. On trouve que la pancarte est belle. Elle a un côté “vintage” qu’on aime bien. Par contre, nous avons reçu quelques applaudissements de la part de voisins lorsque nous avons enlevé l’affiche “serveuses sexy”! », raconte la nouvelle propriétaire.

L'affiche extérieure du restaurant avait un petit côté « vintage » qui plaisait bien aux nouveaux propriétaires. (photo: Marie-Eve Cloutier)

L’affiche extérieure du restaurant avait un petit côté « vintage » qui plaisait bien aux nouveaux propriétaires. (photo: Marie-Eve Cloutier)

Faire partie du changement

En couple depuis 8 ans et mariés depuis 4 ans, Vanessa et Omar n’ont pas que racheté l’entreprise. Ils ont aussi déménagé dans Mercier-Est.

« Nous avons remarqué que le quartier est en évolution et nous souhaitons faire partie du changement et de la communauté », précise Vanessa.

Avant d’ouvrir officiellement le 5 septembre dernier, il aura fallu travailler très fort pour redorer l’intérieur du commerce. « Nous avons conservé la disposition de la salle, mais nous avons fait des rénovations. Nous avons entre autres changé la céramique sur les murs et refait la peinture. Nous avons aussi beaucoup frotté et gratté les lieux. Maintenant, ça brille! », s’enchante Vanessa.

Le nouveau décor du restaurant. (photo: Marie-Eve Cloutier)

Le nouveau décor du restaurant. (photo: Marie-Eve Cloutier)

Les tables de la salle à manger sont les mêmes, mais les chaises en métal et en tissu ont été remplacées par des chaises en bois. On retrouve quelques coqs ici et là dans la décoration. Les propriétaires voulaient donner un petit côté « rustique » à leur rôtisserie. Des conserves agrémentent aussi le décor de la salle à manger (et leur contenu agrémente les plats!). Aucune d’entre elles n’a été achetée: c’est Omar lui-même qui fait ses marinades et ses pots.

Légumes marinés, piments « Cherry Bomb », betteraves, carottes, relish au maïs et piccalili, tout est fait maison par le chef Omar Zabuair. (photo: Marie-Eve Cloutier)

Légumes marinés, piments « Cherry Bomb », betteraves, carottes, relish au maïs et piccalili, tout est fait maison par le chef Omar Zabuair. (photo: Marie-Eve Cloutier)

Du poulet à la broche au foie gras

Le Coq de l’Est sert du poulet rôti et des côtes levées sur son menu du soir en plus d’avoir un plat spécial du moment. Sur l’heure du lunch, il est possible d’y déguster différents sandwichs. Les déjeuners sont servis les matins de semaines et c’est le menu brunch les samedis et les dimanches matins.

« On élabore constamment de nouvelles recettes et tout est fait maison. On s’inspire des légumes de saison, car il est important pour nous de nous approvisionner localement. On fait affaire présentement avec la Fermette du paysan, à Saint-Amable. Notre objectif est de devenir un resto de quartier où l’on pourra éventuellement manger du foie gras », fait valoir Vanessa.

Le couple souhaite aussi un jour pouvoir installer un fumoir dans le restaurant pour faire leur propre smoked meat. Mais, pour l’instant, la prochaine étape sera d’ajouter une télé pour que les clients puissent venir manger et regarder les Canadiens de Montréal, les soirs de match de hockey.

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