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Quels seront les effets du déversement d’égout dans MHM?

Élus, Environnement
Deux sites de déversement des eaux usées sont situés à la promenade Bellerive. (photo: Marie-Eve Cloutier)
Deux sites de déversement des eaux usées sont situés à la promenade Bellerive. (photo: Marie-Eve Cloutier)

Le dossier du déversement des eaux usées de la Ville de Montréal dans le fleuve St-Laurent a fait des vagues jusqu’à la réunion du conseil d’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve hier (mardi).

Un citoyen de l’arrondissement est venu interpeller le maire Réal Ménard sur la question, étant responsable du développement durable, de l’environnement, des grands parcs et des espaces verts au sein du comité exécutif. L’homme voulait savoir quels seront les impacts du déversement dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve.

En effet, plusieurs médias ont rapporté la semaine dernière que la Ville de Montréal allait rejeter 8 milliards de litres d’eau usée dans le fleuve le 18 octobre prochain, et ce pendant une semaine, à raison de 13 mètres cubes par seconde. La quantité d’eau usée à être déversée dans le fleuve est de 2600 piscines olympiques.

Une manœuvre non souhaitée, mais nécessaire

On dit que cette manœuvre est nécessaire en raison de la construction d’une nouvelle chute à neige qui doit avoir lieu dans le cadre des travaux de réaménagement de l’autoroute Bonaventure. La ville soutient aussi qu’il s’agit de la solution la plus réaliste au problème. Selon leur évaluation, la construction d’une conduite auxiliaire pour acheminer les eaux usées vers l’usine d’épuration aurait coûté un milliard de dollars et la durée des travaux aurait privé la Ville d’une chute à neige cet hiver. Fait important à noter, Montréal souligne aussi que cette décision a été avalisée par le ministère de l’Environnement.

« La situation est exceptionnelle. Évidemment, le déversement des eaux usées dans le fleuve n’est pas une mesure souhaitable, mais le fait est qu’il faut déménager la chute à neige. Après analyse, le ministère de l’Environnement a dit que les impacts sur le fleuve, le bruit, la contamination des sols et des eaux ne seront pas significatifs », fait valoir Réal Ménard.

Une réponse insatisfaisante

Malgré la réponse du maire, Laurence Lavigne-Lalonde, conseillère de Maisonneuve Longue-Pointe, se dit inquiète des répercussions qu’aura le déversement des eaux usées non traitées sur la qualité de l’eau du fleuve Saint-Laurent. 

« Neuf des 26 sites de déversement sont situés à l’intérieur des limites de l’arrondissement. Deux d’entre eux sont à la promenade Bellerive. On le sait depuis longtemps que les travaux allaient avoir lieu. Cette solution n’aurait jamais dû être sur la table dès le départ. Même si on dit que les impacts ne sont pas “significatif”, selon cette logique, si tout le monde commence à poser ces gestes, cela devient significatif », a défendu Mme Lavigne-Lalonde.

« J’aimerais avoir un début de solution de la part de votre parti politique. On peut tous trouver ça déplorable, mais on doit trouver une solution. Si l’on n’agit pas, il risque d’y avoir des problèmes d’égout chez les gens », a mentionné Réal Ménard.

Environnement Canada a dernièrement demandé à la Ville de Montréal plus de temps avant le début des travaux afin de procéder à d’autres analyses. Le maire de Montréal, Denis Coderre, accuse le gouvernement conservateur de politiser l’affaire en pleine campagne électorale, puisque le dossier est entre les mains du fédéral depuis septembre 2014.

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