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Cinéma : Paul à Québec chez Station Vu

Culture
Gilbert Sicotte
Gilbert Sicotte marque les esprits dans «Paul à Québec». (Photo: Remstar)

Ce vendredi (13 novembre), Station Vu présente « Paul à Québec », un long-métrage de François Bouvier qu’il a scénarisé avec Michel Rabagliati, le bédéiste dont la série qui a inspiré le film.

Comme dans la bande dessinée, le film donne dans une certaine nostalgie, sans pour autant être mièvre, et livre un portrait très réaliste du quotidien d’une famille québécoise typique. On est ici à la fois dans la lignée des films « C.R.A.Z.Y. » et « Les Invasions barbares », mais aussi parfaitement dans l’univers de Paul, fortement inspiré de la vie de son créateur.

Dans « Paul à Québec », donc, nous sommes en 1999. Paul (François Létourneau) et sa blonde Lucie (Julie Lebreton) mènent leur petite vie de famille tranquille à Montréal avec leur fille. Paul travaille dans une imprimerie qui vit des changements technologiques, qui affecteront son propre père (Julien Poulin). Et il se cherche désormais une maison, qu’il trouvera en banlieue. Les parents de Julie, Lisette (Louise Portal) et Roland (Gilbert Sicotte), habitent Saint-Nicolas, en banlieue de Québec, dans un site enchanteur sur les rives du fleuve. Mais la maladie frappe Roland, qui tente de cacher la gravité de sa situation à sa famille.

Or, la condition de Roland se détériore et l’inévitable survient : il devra être admis dans une maison de soins palliatifs. Le clan Beaulieu (la famille de Lucie) serre les rangs. La vie poursuit toutefois son chemin et Paul, très affecté par l’épreuve que traverse son beau-père, se met au dessin. On le devine : ce sera la genèse de la série Paul.

Cette trame narrative toute simple permet d’accompagner Paul et sa belle-famille alors que le personnage de Roland doit accepter, tout comme ses proches, l’idée de sa mort. On a dit que Sicotte jouait le rôle le plus marquant de sa carrière : c’est vrai. Il porte souvent le film sur ses épaules… de mourant! Mais la force de ce film tient dans sa simplicité, dans les moments de grâce que traversent ses personnages. On s’attache rapidement à cette famille ordinaire, qui vit un drame poignant. On développe rapidement un sentiment d’appartenance qui nous fait accepter les petits défauts d’un récit qui avance davantage à un rythme de bande dessinée qu’à celui du septième art.

La force de « Paul à Québec » tient précisément à sa simplicité : pas de grands épanchements, pas de discours moralisateur, par de fla-fla. Mais une histoire qui nous rappelle que la vie est tout simplement précieuse, et qu’il faut en savourer tous les instants.

Notre club de lecture s’est attardé à la série Paul, un grand succès de la B.D. québécoise.

Le site web du film

La bande-annonce:

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