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Club de lecture: stéréotypes

Culture
le tueur B

Voici les suggestions de notre Club de lecture cette semaine!

N’hésitez pas à nous faire part de vos suggestions sur notre page Facebook, car nous publions ce Club toutes les trois semaines!

Romans

la dame en noirSuggestions de lecture de Catherine Belleau, bibliothécaire à la bibliothèque Mercier

La dame en noir, de Susan Hill. L’Archipel, 2012, 216 p. cote : HIL

Une histoire de fantômes vous plairait-elle en novembre, mois des morts? Eh bien, n’hésitez pas à lire ce conte fantastique de Susan Hill, romancière anglaise.

Le narrateur Arthur Kipps nous fait le récit des phénomènes paranormaux auxquels il a dû faire face lorsqu’il a été dépêché à Crythin Gifford, au nord de l’Angleterre, lorsqu’il était tout jeune notaire et qu’il avait pour mission d’aller trier les papiers de la défunte Alice Drablow, 87 ans, afin d’organiser sa succession.

Son séjour s’annonce normal, mais, dès son arrivée dans la petite ville, un climat de mystère et de crainte s’installe. Les habitants de l’endroit sont très peu bavards. Lors de l’inhumation de Mme Drablow, Arthur Kipps voit l’apparition d’une femme, toute de noir vêtue, le visage rongé par la maladie. Néanmoins, il se rendra quand même au manoir du Marais pour régler les affaires de la défunte. En plus de la dame en noir, Arthur aura à affronter plusieurs autres événements étranges et malveillants. Un récit d’atmosphère excellent tout au long duquel on se sent presque aux côtés du personnage principal lorsqu’il subit ses phénomènes. Un climat de tension assuré et une fin surprenante…

Littérature jeunesse

tu peuxSuggestion de Ganaëlle Roberge, intervenante en éveil à la lecture et au langage de la Maison des Familles de Mercier-Est

Tu peux, par Élise Gravel.

Connaissez-vous Élise Gravel? C’est une auteure-illustratrice québécoise qui aborde divers sujets de critique sociale. Elle a écrit plusieurs livres pour enfants. Grâce à son style dynamique et son grand sens de l’humour, elle fait rire ses lecteurs autant qu’elle les amène à réfléchir. Sur son site Internet, elle offre gratuitement Tu peux, un livre à télécharger qui s’attaque aux stéréotypes sexuels (une fille ne peut pas…, un garçon ne peut pas…). Le livre est amusant et il constitue un bon outil pour aborder le sujet avec son enfant. Vous pouvez le télécharger à cette adresse : http://elisegravel.com/fr/content/tu-peux-un-livre-gratuit-pour-enfants

Bande dessinée

le tueur ASuggestion de Stéphane Desjardins, éditeur

Le Tueur, Jacamon et Matz, Casterman

Cette bande dessinée se lit sous le mode du polar. Car c’est une forme de polar un peu tordue. Les auteurs ont choisi de s’adresser directement au lecteur, en voix off. Le personnage principal, un tueur à gages, explique sa vie, pourquoi il fait ce « métier », comment il en est venu là, donne des détails sur ses contrats, etc. Dans les premiers albums, on assiste à l’éveil du tueur. Il justifie beaucoup ses actions en juxtaposant les misères et contradictions morales de nos sociétés.

Le discours aurait pu choquer ou indifférer parce que simpliste. Mais ça marche. On est rapidement happé et on veut savoir ce qui va survenir de ce drôle d’anti-héros à la mine patibulaire. L’univers visuel offert par les auteurs est également très glauque. Il fait rarement soleil dans ces albums. On est ici dans les couleurs froides. Et quand elles ne le sont pas, le propos, même dans la graphie, l’est.

On parle ici, évidemment, d’une BD pour adulte. Il y a de la violence, vous vous en doutez, mais aussi du sexe et des propos loin d’être dans la rectitude politique! En fin de compte, on éprouve un plaisir coupable, très coupable, à lire cette série.

Classique

papillonSuggestion de Stéphane Desjardins, éditeur

Papillon, Henri Charrière, Robert Laffont, 1969

C’est un des plus grands succès de la littérature française. Vendu à 13 millions d’exemplaires, il relate la vie, et l’évasion, de l’auteur (1906-1973), d’un bagne épouvantable de la Guyane française où il a été emprisonné, à tort selon lui, pour le meurtre d’une crapule qu’il n’aurait pas commis. En 1931, on le condamne donc aux travaux forcés à perpétuité.

Le titre du livre vient d’un tatouage que porte l’auteur, qu’il s’est fait faire à Calvi, alors qu’il était soldat. Il symbolise la liberté, mais aussi la métamorphose de la chrysalide en un bel insecte, une renaissance que raconte exactement Charrière dans son autre roman, « Banco ».

Dans « Papillon », Charrière raconte donc la vie au bagne, puis son évasion. Il omet de mentionner que plusieurs aspects de son récit sont inspirés de la vie de ses compagnons de cellule. Qu’importe : le roman est incroyablement captivant et se dévore facilement, car il est écrit dans une langue simple, mais très dynamique.

« Papillon » a fait l’objet d’un film à succès en 1973, réalisé par Franklin Schaffner, avec Steve McQueen et Dustin Hoffman.

Santé

PharmachienSuggestion de Marie-Eve Cloutier, journaliste

Le Pharmachien : Différencier le vrai du n’importe quoi en santé!, par Olivier Bernard, éditions Les Malins, 2014

Pour ceux qui ne le connaissent pas déjà, oui, vous avez bien lu « Pharmachien » et non pharmacien. C’est le pseudonyme qu’emploie le (vrai, faut-il le préciser) pharmacien Olivier Bernard (B. Pharm., M. Sc., puis toute!), auteur d’un blogue de vulgarisation scientifique (www.lepharmachien.com) dans le domaine de la santé. L’idée m’est venue de vous parler de ce livre, alors que le deuxième tome est maintenant disponible en librairie depuis quelques jours. Étant donné que je me suis bidonnée à lire la première œuvre du Pharmachien, je sais déjà que je vais mettre la main sur la suite, dès que je passe devant un libraire.

Passionné par la communication scientifique, le Pharmacien est à la fois fasciné et exaspéré par les mythes scientifiques et surtout, médicaux. De là la naissance de son blogue. Le livre, dont les illustrations ont été dessinées de la main du Pharmachien, contient 84,13 % de nouveau contenu, d’après les savants calculs de l’auteur. Essentiellement, le Pharmachien fait faire la lumière sur tout ce qui se dit en santé afin d’anéantir des croyances populaires tenaces de par son style humoristique « un peu trash », mais sur fond de logique scientifique.

Avec toutes les publications qui dominent les ouvrages sur la santé en matière d’alimentation « detox », d’homéopathie et de propagande contre les vaccins, le livre du Pharmachien arrive comme un vent de fraicheur. Par contre, et il le dit lui-même, âmes sensibles, s’abstenir. Non pas à cause des illustrations du livre (quoique dans certains cas, peut-être!), mais plutôt à cause de sa vision réaliste et de son style désinvolte. Le livre du Pharmachien est une vraie une bible pour les rationnels et les septiques!

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