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Des citoyens inquiets par le projet d’optimisation du corridor autoroutier de l’A25

Transport
Il est actuellement interdit pour les camions de circuler sur la rue Curatteau. Avec la levée de cette restriction, des citoyens craignent voir plus de camions sur Sherbrooke et Notre-Dame afin de se diriger vers Montréal-Est, deux routes restreintes à la circulation la nuit, entre 19h et 7h. (photo: Capture d'écran - www2.ville.montreal.qc.ca/camionnage/)
Il est actuellement interdit pour les camions de circuler sur la rue Curatteau. Avec la levée de cette restriction, des citoyens craignent voir plus de camions sur Sherbrooke et Notre-Dame afin de se diriger vers Montréal-Est, deux routes restreintes à la circulation la nuit, entre 19h et 7h. (photo: Capture d’écran – www2.ville.montreal.qc.ca/camionnage/)

Des citoyens de Mercier-Est sont venus exprimer leurs craintes par rapport au projet d’optimisation de l’autoroute A25 lors de la séance du conseil d’arrondissement de novembre (hier soir).

Ce projet fait partie des investissements routiers majeurs prévus dans la grande région de Montréal pour 2015-2017. L’optimisation du corridor autoroutier sera réalisée dans la section comprise entre le pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine et la rue Sherbrooke dans l’objectif d’améliorer les accès au Port de Montréal. L’échangeur entre l’autoroute A25 et la rue Sherbrooke sera notamment réaménagé.

« J’ai assisté à la rencontre d’information publique tenue par le ministère des Transports mercredi dernier (28 octobre). Même si le projet est intéressant dans certains de ses aspects, je suis inquiète de la levée de l’interdiction du camionnage sur la rue Curatteau, évoqué lors de cette rencontre. Ce faisant, on donnerait un accès direct aux camions à la rue Sherbrooke et à la rue Notre-Dame. Les interdictions de camionnage ne sont déjà pas respectées dans ces secteurs. J’aimerais vous demander de tenir votre bout et de ne pas faire en sorte que nos gains soient perdus dans ce dossier », a demandé Suzie Miron au maire de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, Réal Ménard.

Jean Lapointe, président du Collectif en environnement de Mercier-Est, abondait dans le même sens: « Le projet d’aménagement de l’autoroute A25 n’apporte rien de positif ni de négatif sur Notre-Dame. L’interdiction du camionnage de nuit est de moins en moins respectée sur cette rue. Ça devient problématique dès 5 h le matin. C’est comme ça sur Sherbrooke aussi. Quand le projet routier sera réalisé, c’est sûr qu’il y aura plus de délinquants sur ces routes. »

Une autre résidente du secteur a rappelé qu’il est interdit pour les camions de circuler sur la rue Curateau depuis environ 15 ans. « Nous n’avons plus de camions sur Curatteau depuis longtemps. La rue des Futailles est industrielle. Pourquoi ne pas l’utiliser pour les camions en directions nord? Montréal va rester pris avec ce projet. Il ne me restera plus qu’à vendre ma maison et aller vivre en banlieue », a-t-elle fustigé.

Un projet positif dans son ensemble

Selon Réal Ménard, le projet d’optimisation de l’autoroute A25 est quand même « positif dans son ensemble ».

« Il faut quand même penser à faire circuler les camions le plus près possible de l’A25. Utiliser la rue des Futailles en direction nord ne semble pas être un scénario possible, le projet du ministère des Transports ne sera pas changé de la sorte. Le MTQ s’engage aussi à mettre en place des technologies assourdissantes pour apaiser le bruit causé par la circulation. Nous sommes persuadés que le projet sera bénéfique pour l’ensemble des gens du secteur », a affirmé le maire Ménard.

Concernant les possibles cas de délinquance concernant le camionnage, Pierre Morissette, directeur de la Direction des travaux publics à l’arrondissement, a précisé que si les camionneurs ne le respectent pas les interdictions de camionnages de nuit, il s’agit ici plutôt d’un problème d’application, pas de juridiction.

En ce sens, Pierre Landry, chef du PDQ 48, a réitéré que des infractions sont données lorsque cela est applicable. « Il y aura toujours des gens qui vont enfreindre la loi, mais on poursuit notre travail », a-t-il mentionné.

Les coûts du projet d’optimisation de l’autoroute A25 vont varier entre 25 M$ et 50 M$, excluant la contribution financière de la Ville de Montréal. Le chantier devrait débuter en principe cet automne et s’échelonner sur deux ans.

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