Publicité

Dynamique d’opposition au conseil d’arrondissement

Élus
Les élus de Projet Montréal ont siégé au conseil d'arrondissement de MHM pratiquement à la manière de représentant de l'opposition officielle, le 2 décembre. (photo: Marie-Eve Cloutier)
Les élus de Projet Montréal ont siégé au conseil d’arrondissement de MHM pratiquement à la manière de représentant de l’opposition officielle, le 2 décembre. (photo: Marie-Eve Cloutier)

L’attitude partisane ne se faisait pas trop sentir entre les élus de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve depuis les élections municipales en 2013. Cette époque semble aujourd’hui révolue.

La séance du conseil d’arrondissement du 2 décembre, dernière rencontre avec les citoyens avant le congé des Fêtes impliquant un retour seulement en février, avait pourtant bien débuté. Durant la période de déclaration des élus, le maire Réal Ménard a mentionné la décision qui a été prise dans le dossier d’appel d’offres pour le projet de cour de voirie Honoré-Beaugrand, Laurence Lavigne-Lalonde a parlé de la présentation des étudiants en design de l’environnement de l’UQAM lors du dernier CRL et Richard Celzi a souligné les efforts faits par la carrière Lafarge pour la plantation des arbres et arbustes dans le Faubourg Contrecœur.

La dynamique d’opposition s’est fait sentir lorsque Mme Lavigne-Lalonde, conseillère de Maisonneuve-Longue-Pointe et élue sous la bannière de Projet Montréal, a voulu déposé une motion pour assurer que l’arrondissement offre son soutien ou favorise les entreprises d’économie sociale, notamment en signant des ententes de gré à gré avec elles, lorsque cela est possible. Motion que les élus de l’équipe Coderre (Richard Celzi et Karine Boivin Roy) et Coalition Montréal (Réal Ménard) ont reçue trois heures avant le début du conseil d’arrondissement.

« Récupération politique »

Le maire Ménard a tout de suite proposé de reporter l’adoption de la motion lors de la prochaine assemblée.

« Nous n’avons pas vu venir cette motion. Nous n’appuierons pas de motions qui ne sont pas des motions d’équipe. Je ne veux pas que ce conseil soit partisan et qu’une motion soit associée à un parti. Sinon, il y a potentiel de récupération politique. Nous n’avons pourtant pas voulu d’une dynamique d’opposition au sein du conseil depuis notre élection » a déclaré Réal Ménard.

Éric Alan Caldwell, collègue de Mme Lavigne-Lalonde, a renchéri en arguant que les motions devraient plutôt être évaluées sur leur mérite avant tout. « Il fut un temps où nous aurions pu en discuter lors des statutaires des élus, mais ces périodes ont été abolies », a-t-il ajouté.

« Vous avez provoqué cela lorsque vous avez décidé de faire une conférence de presse sur la situation sur l’agrile du frêne au nom de Projet Montréal. Cette façon de faire est incompatible avec les règles de fonctionnement que nous nous étions données. C’est à ce moment que j’ai compris que vous vouliez travailler en opposition », a alors répliqué M. Ménard.

Avant la tenue de cette conférence de presse, Laurence Lavigne-Lalonde a rappelé au maire Ménard que les deux élus de Projet Montréal avaient décidé de se retirer d’une publicité qui faisait état de la situation sur l’agrile du frêne dans le Journal Le Flambeau de l’Est, en octobre, jugeant cette dernière trompeuse concernant le bilan et les chiffres avancés. « Ce soir, on aurait pu prendre le temps de discuter de la motion sur l’économie sociale plutôt que de discuter de partisanerie », a déploré la conseillère.

Un vote divisé 

Un des points à l’ordre du jour de la séance du 2 décembre concernait l’approbation d’une convention entre la Ville de Montréal et le Centre récréatif et communautaire (C.R.C) St-Donas, situé dans Mercier-Ouest.

L’arrondissement souhaitait accorder une contribution financière de plus de 7 M$ pour l’occupation et l’exploitation d’un nouveau site pour le C.R.C St-Donas qui doit déménager ses locaux, situés actuellement dans un bâtiment appartenant à la CSDM qui souhaite récupérer l’endroit.

Sans remettre en question la pertinence du projet, les deux élus de Projet Montréal n’ont pas voté en la faveur de cette convention.

« La somme allouée est grande et prise à même notre budget de fonctionnement et non notre PTI. Cette décision vient fragiliser notre budget », a lancé Laurence Lavigne-Lalonde.

À cela, Réal Ménard a répondu qu’il fallait quand même assurer une offre de service dans la communauté : « La situation est atypique, mais il faut quand même perpétrer l’offre de loisir dans ce quartier. Évidemment, on aurait préféré prendre cet argent à même notre PTI, mais il a fallu prendre cette décision en 2015. »

Vos commentaires
loading...