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Le village de M. Hurtubise

Vie de quartier
Les maisonnettes en bois de Robert Hurtubise sont exposées à l'église Saint-François-d'Assise jusqu'à la fin janvier. (photo: Marie-Eve Cloutier)
Les maisonnettes en bois de Robert Hurtubise sont exposées à l’église Saint-François-d’Assise jusqu’à la fin janvier. (photo: Marie-Eve Cloutier)

Une vingtaine de maisonnettes en bois et trois églises du Secteur pastoral Mercier-Est réalisées par Robert Hurtubise sont exposées à l’église Saint-François-d’Assise.

Les œuvres de l’artiste local constituent le village de Jésus-Marie-Joseph pour la période des Fêtes. Déposées quelques-unes à la fois durant les dimanches de l’avent, le village a été dévoilé dans son entièreté hier, 20 décembre, lors du Sacrement de la Réconciliation. Les maisonnettes exposées ont été données gracieusement à la paroisse Saint-François-d’Assise par M. Hurtubise.

« J’ai toujours aimé le dessin et la peinture. J’ai étudié le dessin au Monument national et j’ai fait mes beaux-arts. J’ai même eu le peintre Adrien Hébert comme professeur. J’ai aussi étudié le dessin commercial au Studio Salette », raconte l’homme de 87 ans, qui a finalement gagné sa vie comme boucher.

Robert Hurtubise a toujours vécu dans l’Est, pour reprendre ses propres mots. Né à Viauville, il demeure aujourd’hui sur la rue Saint-Donat, dans Tétreaultville. Son père, Alfred Hurtubise, marchant de fruits et légumes au marché Maisonneuve, était d’ailleurs l’un des marguillers lors de la construction de l’Église Saint-Victor, qui a dû fermer ses portes cette année après 104 ans d’existence.

« Ça me fait grand plaisir de donner mes petites maisons à la paroisse », a mentionné Robert Hurtubise lors de la cérémonie. (photo: Marie-Eve Cloutier)

« Ça me fait grand plaisir de donner mes petites maisons à la paroisse », a mentionné Robert Hurtubise lors de la cérémonie. (photo: Marie-Eve Cloutier)

Une passion née d’un voyage

De retour d’un voyage en Europe en 1989, Robert Hurtubise, impressionné par les églises qu’il a visitées durant son voyage, en ramène quelques-unes en porcelaine en guise de souvenir. Il se mettra à fabriquer des répliques en bois dès l’année suivante.

« Il faut que la maison me parle. Lors d’autres voyages, si je voyais une maison qui me plaisait, j’en faisais un croquis ou bien je la prenais en photo. Plus de 20 ans plus tard, je dois avoir fabriqué près de 300 maisons », explique M. Hurtubise.

Et d’où vient le bois pour fabriquer les petites maisons? « Du bois des caisses de clémentines! Le bois est mince et est facile à utiliser. Pratiquement tout ce qui est utilisé pour fabriquer les maisons est du matériel recyclé », explique l’artisan.

Des maisonnettes qui ont beaucoup voyagé

Outre les maisons et les églises constituant le village de Jésus-Marie-Joseph donné à l’église Saint-François-d’Assise, on retrouve des maisonnettes de M. Hurtubise un peu partout au Québec.

« J’en ai donné pour financer des œuvres de charité et d’autres maisons ont été vendues à l’encan, entre autres. Beaucoup de membres de ma famille ont aussi leurs petites maisons de bois. J’ai même une petite-fille qui les a emportées avec elle alors qu’elle a voyagé un peu partout dans le monde, pour le travail. Aujourd’hui, elle vit à Stockholm, en Suède! »

Environ 80 maisons seront bientôt exposées au Musée de la civilisation de Québec. M. Hurtubise ira d’ailleurs rencontrer le personnel du musée en janvier afin de préparer l’exposition à venir en 2016.

« Il n’est pas rare que des personnes observent les maisons et en reconnaissent une qu’ils ont vue à Longueuil, à Sainte-Anne-des-Plaines ou encore à l’île d’Orléans. Je fabrique ces maisons par passion, mais surtout pour émerveiller les gens », souligne Robert Hurtubise.

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