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Les oubliés de la rue Robitaille (bis)

Transport
déneigement, rue Robitaille
Hiver 2013: l’éditeur de Pamplemousse.ca et son voisin font la pause alors que le déneigement se fait attendre sur Robitaille. Deux ans plus tard, la situation n,a guère changé. (Photo: Lucie Hortie)

En matière de déneigement, les résidents de la rue Robitaille, au nord de Mercier-Est, se sentent comme des citoyens de seconde zone.

L’histoire se répète puisqu’il y a deux ans, nous écrivions qu’après trois tempêtes, la rive nord de la rue Robitaille n’avait toujours pas été déblayée alors que le reste du quartier l’avait été quasiment au complet. L’hiver dernier, la rue Robitaille figurait parmi les dernières rues déblayées dans l’arrondissement. « Le déneigement sur la rue Robitaille a toujours été pénible pour ses résidents. Nous sommes parmi les rues qui sont déblayées les dernières sur tout le réseau », déclare Richard Viau, un résident de cette rue, qui n’hésite pas d’évoquer une « aberration ».

Le déneigement génère d’abondantes discussions, rue Robitaille. « Ce matin, reprend M. Viau, je remarque qu’on a installé des pancartes de non-stationnement sur les rues plus que secondaires, à peine habitées. Elles sont situées dans le tout nouveau développement à l’arrière (au nord) de la rue Robitaille (NDLR: Les rues Amulette-Garneau et Limoilou). Il y a tout au plus 10 résidences sur ces rues et elles seront déblayées en priorité, alors que la rue Robitaille, par laquelle passe une multitude de véhicules, sera déblayée, comme toujours, la dernière. Peut-être y a-t-il un résident influent à qui on accorde une priorité? »

En effet, la rue Robitaille fait le lien entre les rues Claude-Masson (le prolongement de la rue Contrecœur), où passe l’autobus 26, et les rues des Ormeaux et Roi-René. Le trafic y est intense, car plusieurs véhicules se dirigent de la rue Sherbrooke, ou du Faubourg Contrecœur lui-même, vers les rues des Ormeaux ou Roi-René pour rejoindre Anjou et les autoroutes 40 et 20 (ou vice-versa).

Au moment d’écrire ces lignes, le déneigement de la rue Amulette-Garneau était commencé, alors qu’une seule voie de circulation était praticable sur Robitaille.

En consultant la carte montréalaise de la planification du déneigement, on constate que la rue Robitaille n’est même pas considérée pour le déneigement, alors que les rues Amulette-Garneau et Loimoilou, qui constituent un cul-de-sac, le sont. Ne serait-il pas plus logique, du point de vue de la sécurité, de déblayer une rue passante plutôt qu’une rue résidentielle qui débouche nulle part? D’autres rues du secteur, qui constituent des culs-de-sac, sont aussi priorisées, alors que le déneigement de Claude-Masson, où passe un autobus, n’est pas complété. Or, sur la page Internet du déneigement de l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, on précise que les artères réservées au transport en commun sont déblayées en premier.

La publication en 2013 d’un article dans Pamplemousse.ca au sujet du déneigement de la rue Robitaille s’était traduite par un service plus rapide pour le reste de l’hiver 2013-2014. L’hiver dernier, la rue Robitaille était redevenue une artère déblayée en dernier. Signalons que le déneigement sera interrompu ce soir et demain pour le jour férié du Nouvel An.

Nous avons tenté de rejoindre les autorités municipales, qui ont promis un retour d’appel en début de semaine.

Montréal a reçu quelque 30 centimètres de neige ces dernières 48 heures.

AJOUT, 4 janvier, au matin

Le lundi 4 janvier, à 13h54, les statistiques d’Info-Neige signalaient que 62% de la neige avait été ramassée dans Mercier—Hochelaga-Maisonneuve, que 4% étaient en cours, que 8% étaient planifiés et que 23% ne l’étaient pas encore.

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