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Zone à haut risque: questions sans réponses

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Réservoirs de butane similaires à ceux de Suncor. (Photo: Wikipédia)
Réservoirs de butane similaires à ceux de Suncor. (Photo: Wikipédia)

En réaction aux révélations de La Presse (18 et 19 novembre) sur l’existence d’une zone à haut risque située dans le quartier industriel de Pointe-aux-Trembles dans l’est de Montréal, le Collectif en environnement Mercier-Est (CEM-E) dénonce le manque de transparence de la Ville de Montréal et de la compagnie Suncor quant aux risques reliés à la présence de trois sphères de butane appartenant à la pétrolière.

Ces articles soulèvent plusieurs questions auxquelles ni le Ville ni Suncor n’apportent de réponses. Pourquoi la population n’a-t-elle pas été informée de l’existence de cette zone à haut risque? Quelles sont les raisons qui ont motivé la réduction de l’étendue de cette zone protégée par un moratoire – qui est passée d’un rayon de 810 à 435 mètres entre mai 2014 et octobre 2015? Enfin, quel serait l’impact sur le secteur – y incluant l’autoroute Métropolitaine – de l’explosion d’une des sphères (en 2004, Suncor estimait que, avec les mesures d’atténuation, une explosion causerait des brûlures très graves dans un rayon de 1,3 km; à l’heure actuelle, les mesures d’atténuation mises en place par Suncor ne sont toujours pas connues).

Le CEM-E s’interroge également sur le choix de l’emplacement du futur centre de compostage. «Comment se fait-il que la Ville de Montréal ait décidé, en juillet 2014, d’implanter le centre de compostage à l’intérieur de la zone à haut risque, sachant qu’un moratoire, décrété en mai 2014, y interdisait toute nouvelle construction dans un rayon de 810 mètres autour des trois sphères de butane», se demande Jean Lapointe, président du Collectif en environnement Mercier-Est.

Le silence des autorités municipales et provinciales, ainsi que celui de la compagnie Suncor, sur les risques liés à certaines activités industrielles inquiète le CEM-E pour qui la santé et la sécurité de la population sont des enjeux majeurs dans l’est de Montréal.

«Malheureusement, encore aujourd’hui, la population de l’Est est tenue dans l’ignorance des risques industriels auxquels elle est exposée. Force est de constater que beaucoup de chemin reste à parcourir pour en arriver à une cohabitation harmonieuse et sécuritaire», conclut Jean Lapointe.

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