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L’éducation n’est pas une priorité du gouvernement libéral

Éducation, Élus
Photo: Bureau de Maka Kotto
Photo: Bureau de Maka Kotto

C’est bien malheureux à dire, mais pour la majorité de la population, il est évident que le gouvernement de Philippe Couillard n’a aucun plan pour favoriser la réussite scolaire.

En fait, pas plus qu’avec l’ancien ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, qu’avec l’actuel ministre François Blais, l’éducation n’est une priorité du gouvernement libéral.

Le 16 janvier dernier, avec ma collègue Carole Poirier, députée d’Hochelaga-Maisonneuve, j’ai participé à la manifestation organisée par la Fédération autonome de l’enseignement pour exiger du gouvernement un réinvestissement massif en éducation.

Nous avons rappelé que le gouvernement a coupé 150 millions $ aux écoles du Québec dans le budget 2014-15. Dans les règles budgétaires formulées par le ministère de l’Éducation à l’attention des écoles, on constate que le gouvernement a coupé dans l’enveloppe regroupant les services directs aux élèves, notamment dans l’achat de livres, dans l’aide au devoir et dans l’aide alimentaire.

Plus récemment, dans son dernier budget (2015-16), le gouvernement a imposé une compression de 200 millions $, s’imaginant que ces coupes seraient sans conséquence. Le réinvestissement annoncé en décembre 2015, soit 20 millions pour cette année et 80 millions pour les années subséquentes, ne réparera évidemment pas les pots cassés par l’austérité libérale.

Aussi, avec ces coupes, on s’attaque directement à la qualité de l’éducation, à l’avenir même de nos jeunes de Bourget, et de ceux, ailleurs au Québec. Elles affectent le quotidien des élèves, mais également celui des enseignants et enseignantes qui, de plus en plus, doivent composer avec la réalité d’enfants avec des besoins particuliers ou issus de milieux défavorisés. Avec ce gouvernement, c’est l’avenir de nos jeunes que nous sommes en train d’hypothéquer!

Par ailleurs, cette désaffection du gouvernement pour l’éducation semble être similaire à celle qui affecte les familles et leurs jeunes enfants avec les coupes importantes dans le réseau de nos Centres de la petite enfance. On se souvient que gouvernement libéral a annoncé, en décembre dernier, des coupes de 120 millions $ pour cette année, s’ajoutant aux 74 millions $ de compressions effectuées en 2014-15, cela, sans compter l’augmentation des tarifs. Le message du gouvernement est clair : les parents doivent payer plus pour moins de services offerts par le réseau des CPE.  Comme pour l’éducation, le gouvernement de Philippe Couillard adopte une approche comptable simpliste, sans égard aux impacts négatifs dans la vie réelle et quotidienne des gens, dans le développement de nos communautés, ainsi que de notre nation.

Comme l’a suggéré récemment le chroniqueur Vincent Marissal, les libéraux n’ont jamais aimé les CPE, « trop associés au Parti Québécois et certainement trop emblématique du modèle québécois au goût des Philippe Couillard, Martin Coiteux et compagnie ». Le journaliste rappelle avec justesse que « les effets positifs d’un bon réseau de garde sont indéniables pour la préparation des enfants au passage à l’école, pour la socialisation des petits et pour l’intégration ». Ce dont tout le monde convient. En fait, pas tout le monde, si l’on prend en considération les pratiques désincarnées de ce gouvernement.

Que ce soit en matière d’éducation, de la garderie à l’école du quartier, outre la compétence ou l’incompétence des ministres en poste, c’est la doctrine d’austérité « mur à mur » de ce gouvernement qu’il faut condamner, une doctrine qui affecte les enfants, les familles et les plus vulnérables de nos communautés; un constat partagé par la Protectrice du citoyen qui, dans son dernier rapport, soutient que les choix des compressions budgétaires du gouvernement se sont faits au détriment des citoyens.

Kotto éducation B

Photo: Bureau de Maka Kotto

Les opinions émises dans les blogues sont celles de leurs auteurs et non celles de Pamplemousse.ca.
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