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Les Soeurs de la Providence: présence importante dans le quartier

Histoire
résidence Sainte-Thérèse, Saint-Jean-de-Dieu
La résidence Sainte-Thérèse, Saint-Jean-de-Dieu. (Source: Coll : personnelle, Robert Carrière – Diocèse de Montréal 50ième anniversaire)

De 1846 à 1899, les Sœurs de la Providence disposaient d’immeubles imposants à la Longue-Pointe.

Voici ce que j’ai trouvé dans les archives de l’époque.

La providence St-Isidore (3e maison de l’institut des Sœurs de la Providence) a été fondée le 1er mai 1846 par M. Étienne Lavoie, curé de la Longue-Pointe, et chanoine honoraire de la cathédrale de Montréal.

Le but de cette fondation est :

1- L’instruction des jeunes filles de la paroisse, conformément aux conditions stipulées dans l’acte de transport d’un legs pieux fait à la communauté par la fabrique de la Longue-Pointe;

2- L’exercice des œuvres de charité furent tout d’abord désignées pour la nouvelle mission, Sœur de l’Immaculée-Conception, l’une des sept fondatrices, en qualité de supérieur, et Sœur Geneviève.

Un pensionnat, le premier de l’institut, y fut ouvert dès la fondation et maintenu jusqu’en 1870. En 1851, la maison prit soin de quelques sourdes-muettes et donna ainsi naissance à l’institution qui, huit ans plus tard, fut transférée à l’hospice Saint-Joseph, à Montréal.

En 1852, cet hospice ayant été converti temporairement en évêché, par suite du grand incendie qui détruisit une partie de la ville, les prêtres âgés et malades qui y résidaient étaient transférés à la Providence St-Isidore, où on leur avait approprié une partie de la maison. La même année, la communauté fit l’acquisition d’un terrain situé près de l’église et sur lequel était une maison en pierre, à deux étages, et que l’on agrandit de façon à y réunir le pensionnat, l’école et d’autres œuvres. Il ne restait plus à la ferme qu’un certain nombre d’aliénés, qui furent amenés au couvent en 1885. Dès lors, les œuvres existantes à la ferme furent définitivement réunies à celle du village. En 1864, M. J.Bte Drapeau, curé de la Longue-Pointe, fit construire à ses frais la chapelle du couvent, dans le but d’y faire honorer la Vierge des Douleurs. La première messe y fut célébrée en novembre de la même année 1864. Le digne prêtre, voulant assurer à la maison St-Isidore un moyen de subsistance, fit l’acquisition de la terre où se trouve actuellement l’asile St-Jean-de-Dieu. Mlle Clara Simes, aujourd’hui la marquise de Bassano, contribua à cette bonne œuvre par une somme de trois mille piastres.

À sa mort, 22 janvier 1870, M. Drapeau donnait encore un dernier témoignage de sa charité pour les pauvres, en léguant à la mission le résidu de ses biens. C’est en cette même année que la communauté ouvrit un cimetière sur le terrain St-Isidore. Les Sœurs, inhumées jusque-là dans le caveau de l’église de la Maison-mère, y furent transportées en novembre 1872.

Le 25 octobre 1873 marque la signature du contrat entre la communauté de la Providence et le gouvernement pour l’acceptation de l’œuvre des aliénés. La maison St-Isidore cessa dès lors de recevoir des dames pensionnaires et fut transformée en asile pour les aliénés.

Trente-sept idiots, hommes et femmes, y prirent place.

Le 6 mai 1890 ouvrit une nouvelle et triste phase dans les annales historiques du couvent St-Isidore. L’incendie de l’hospice St-Jean-de-Dieu changea complètement l’état des choses. La maison devint le centre des affaires; l’administration de l’asile y fut placée; on y reçut aussi une partie des malades et des pensionnaires privés. En 1891, c’est-à-dire à l’époque de l’érection des provinces de l’institut, St-Isidore devint maison provinciale.

En juillet 1893, l’incendie de l’église de la Longue-Pointe obligea les Sœurs à prêter leur chapelle pour les offices publics. La maison servit aussi de résidence au curé jusqu’à ce que le presbytère endommagé fût réparé.

L’année 1899 marque un autre événement important dans les annales de cette maison. Le 21 mai, la communauté de la Providence remettait à la fabrique de la Longue-Pointe la ferme dite « Desautels ». Cette remise annule pour les Sœurs l’obligation de tenir une école pour l’instruction des jeunes filles. Ainsi, avec la fin du siècle, finit une œuvre existant à St-Isidore depuis cinquante-trois ans. Personnel: 8 sœurs, 5 sœurs tertiaires, 103 élèves externes, 27 aliénés.

soeurs providence B

Couvent Saint-Isidore, Saint-Jean-de-Dieu. (Source: Coll : personnelle, Robert Carrière – Diocèse de Montréal 50e anniversaire)

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