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Près de 40 locaux commerciaux vacants dans Mercier-Est

Économie
Le salon était situé au 8888, rue Sherbrooke Est depuis 15 ans, après avoir occupé un local à l'angle des rues Baldwin et Sherbrooke pendant 5 ans. (photo: Marie-Eve Cloutier)
Le salon Flam-Mèche était situé au 8888, rue Sherbrooke Est depuis 15 ans, après avoir occupé un local à l’angle des rues Baldwin et Sherbrooke pendant 5 ans. (photo: Marie-Eve Cloutier)

Le journal de Mercier-Est sur Pamplemousse.ca a recensé 37 locaux commerciaux vacants sur les principales artères de Mercier-Est. Certains sont gigantesques.

Les rues Notre-Dame, Hochelaga, Sherbrooke, des Ormeaux et de Grosbois comptent 419 locaux commerciaux. Avec 37 locaux vides, le taux de vacance se situe donc à 8,8 %. Or, selon Rues Principales, une fondation qui œuvre en revitalisation urbaine, un taux d’inoccupation de 5 % est un signe de santé commerciale.

En comparaison, ce taux sur la rue Saint-Laurent, entre Sherbrooke et Fairmount (on a souligné maintes fois, ces derniers mois dans les médias, les nombreux commerces vacants), se situe à 6 % environ. Celui de l’avenue Mont-Royal tourne autour de 4 %, selon le journal du Plateau sur Pamplemousse.ca. La moyenne montréalaise est d’environ 8 %. Et celle du Grand Montréal est de 5 %, selon le Groupe Altus.

Le taux d’inoccupation varie toutefois d’une artère à l’autre. Rue Notre-Dame, on compte trois locaux vacants à l’est de la rue Hector, un secteur qui laisse à désirer du point de vue du design urbain. On retient aussi l’immense ex-usine de Pêcherie Atlantique ainsi que l’ancien couvent Saint-Isidore, l’ancien « asile d’aliénés » administré par les sœurs de la Providence, dont on annonce la conversion en résidence pour personnes âgées d’ici… 2002. Ces deux derniers emplacements sont les plus grands immeubles à l’abandon, en termes de surface, dans tout le quartier. S’ajoute un seul autre local à louer dans ce secteur. Notre-Dame compte donc six adresses inoccupées. Mais cette rue a une vocation mixte, les immeubles d’habitation étant majoritaires.

Hochelaga semble en meilleure santé, avec seulement sept commerces vacants. Fait à noter, trois commerces emblématiques ont disparu ces dernières années: le salon funéraire Magnus Poirier, le restaurant asiatique Chan (dont le local fait l’objet de rénovations) et Meubles Hochelaga, tous situés à l’est de Des Ormeaux. L’ancien cinéma Paradis constitue la pire balafre de la rue. Il accumule de la poussière et des graffitis depuis des années. Le propriétaire, Vincent Guzzo, prépare depuis des années une reconversion de l’édifice en immeuble de bureaux, comme nous l’avions annoncé en primeur l’an dernier. De fait, le quartier compte peu d’immeubles de ce genre.

Sur des Ormeaux, dont l’essentiel de l’activité commerciale est concentré autour de Hochelaga, trois commerces seulement sont vides, dont l’ancien rénovateur J.E. Tremblay, qui comptait une cour à bois, au sud de Hochelaga. Il s’agit d’un site important, qui est à l’abandon depuis de nombreuses années.

Sur Sherbrooke, sept commerces sont vacants. Mais il s’agit généralement de très grandes surfaces, comme l’ancien Superclub Vidéotron, dont nous avons annoncé en primeur la fermeture l’hiver dernier, l’ancien Van Houtte, dont le successeur a duré deux mois, l’ancien salon de coiffure Flammèches, qui vient tout juste de disparaître, et l’ancienne fruiterie Mon marché, une des deux plus importantes adresses du centre d’achats Champlain, à l’abandon depuis de nombreuses années.

La rue de Grosbois est, toutefois, celle qui, proportionnellement, semble le plus affectée. Malgré des commerces en très bonne santé, comme le Fleuriste Pour Vous ou le BMR Calais-Pigeon, on note que l’ancienne Caisse populaire Saint-Justin est toujours à vendre, un an après sa fermeture. L’ancien local de l’Éco-Quartier, qu’avait choisi l’imam Chaoui pour implanter son centre communautaire islamique, est toujours à louer. À l’est, cinq locaux sont à l’abandon, dont une ancienne boulangerie et une ancienne crèmerie.

Plusieurs croient que Mercier-Est est un quartier à revitaliser sur le plan commercial. En fait, la trame commerciale est surtout composée de commerces de proximité, de restauration bas de gamme ou rapide et d’entreprises spécialisées, qui desservent une clientèle supra-régionale ou des marchés de niche. Mercier-Est ne compte pratiquement aucune adresse prestigieuse malgré quelques bannières connues (pharmacies, rôtisserie Saint-Hubert, SAQ, PFK, Dairy Queen…). Quelques indépendants offrent des produits spécialisés ou haut de gamme, comme la chocolaterie DouceSoeur, la Glacière de l’Est, la Fromagerie Hamel ou le tout nouveau Coq de l’Est. Mais il manque plusieurs adresses branchées, qui attirent une clientèle de l’extérieur, en restauration, en mode ou en culture, comme c’est le cas dans Hochelaga, sur le Plateau, rues Fleury et Masson, ou ailleurs à Montréal.

On attend aussi le début du chantier de la zone commerciale du Faubourg Contrecœur, promis pour l’an prochain, qui comblera le besoin d’un véritable supermarché dans un quartier, qui compte, au demeurant, plus que sa part de salons de coiffure…

Merci aux Badauds de Mercier-Est pour certaines informations sur l’histoire du quartier.

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