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Des motions pour la persévérance scolaire et l’économie sociale

Éducation, Élus
Les élus de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve ont adopté à l'unanimité des motions concernant les entreprises d'économie sociale et la persévérance scolaire. (photo: Stéphane Desjardins - Archives du Journal de Mercier-Est)
Les élus de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve ont adopté à l’unanimité des motions concernant les entreprises d’économie sociale et la persévérance scolaire. (photo: Stéphane Desjardins – Archives du Journal de Mercier-Est)

La séance du conseil d’arrondissement du 2 février fut la bonne pour adopter la motion pour favoriser les entreprises d’économie sociale dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve.

En décembre dernier, Laurence Lavigne Lalonde (absente de la réunion mardi), conseillère de Maisonneuve-Longue-Pointe, avait voulu déposer une motion pour assurer que l’arrondissement offre son soutien ou favorise les entreprises d’économie sociale, notamment en signant des ententes de gré à gré avec elles, lorsque cela est possible.

Richard Celzi, conseiller de Tétreaultville, Karine Boivin Roy, conseillère de Louis-Riel, et le maire Réal Ménard avaient reçu cette motion seulement quelques heures avant le début du conseil d’arrondissement. M. Ménard avait alors proposé de reporter l’adoption de la motion lors de la prochaine assemblée (soit en février), puisque cette motion ne venait pas de l’ensemble des élus.

« Nous n’avons pas vu venir cette motion. Nous n’appuierons pas de motions qui ne sont pas des motions d’équipe. Je ne veux pas que ce conseil soit partisan et qu’une motion soit associée à un parti. Sinon, il y a potentiel de récupération politique » avait alors déclaré Réal Ménard.

Cette fois-ci, la motion, déposée par Éric Alan Caldwell, conseiller d’Hochelaga, a été adoptée à l’unanimité. « Nous allons inviter systématiquement les entreprises d’économie sociale à nous soumettre des propositions pour les contrats de 25 000 $ et moins », a ajouté le conseiller.

Persévérance et commissions scolaires

Deux autres avis de motions se sont ajoutés à l’ordre du jour de la séance du conseil d’arrondissement du 2 février.

À l’approche des Journées de la persévérance scolaire, Karine Boivin Roy a rappelé à quel point cette semaine thématique est une période névralgique de l’année. « Nous avons un taux de décrochage scolaire de 26 % sur l’île. On connait tous les impacts socio-économiques que cela entraine chez ces individus, notamment un plus haut taux de chômage, de dépression, et même une espérance de vie jusqu’à 7 ans plus courte. Les jeunes ont besoin de nos encouragements. Je propose que l’on officialise les Journées de la persévérance scolaire à l’arrondissement », a déclaré Mme Boivin Roy.

Alors que cette motion fut adoptée elle aussi à l’unanimité, la seconde, proposant d’appuyer le maintien des commissions scolaires, n’a pas trouvé le même appui chez tous les élus.

Le gouvernement du Québec souhaitant réviser l’organisation et la gouvernance des commissions scolaires via un projet de loi déposé en décembre, Éric Alan Caldwell est d’avis que les élus municipaux doivent participer au débat public : « Le modèle [de gouvernance] est loin d’être parfait et c’est à propos [de le réviser]. Je prends position ce soir. Qu’il y ait des élus scolaires redevables à la population d’un territoire donné est une bonne chose. Pour une mission aussi fondamentale que l’éducation, les commissions scolaires doivent rester. J’interpelle le gouvernement du Québec pour qu’il révise son projet de loi. »

Tout en respectant la position de son collègue, Réal Ménard croit qu’il n’est pas du devoir des élus municipaux de se positionner dans ce dossier. « On reconnait que le gouvernement a le droit de proposer un projet de loi. Il est dans sa juridiction. Le conseil d’arrondissement n’a pas à intervenir ni à se mêler de ce débat. Les commissions scolaires doivent faire leurs représentations. Je ne peux pas appuyer la motion », a fait valoir le maire.

Passant alors au vote, Éric Alan Caldwell a voté en la faveur de la motion et ses trois collègues présents ont voté contre. La motion a donc été rejetée à la majorité.

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