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La CDEST renouvelle son offre de service

Économie, Vie de quartier
François Gélinas, président du CA, et Francine Labelle, directrice générale de la CDEST
François Gélinas, président du CA, et Francine Labelle, directrice générale de la CDEST, on présenté la nouvelle offre de service de l’organisme ce matin. (Photo: Stéphane Desjardins)

La Corporation de développement de l’Est (CDEST) mise sur une nouvelle offre de service (et les revenus autonomes qui l’accompagnent) pour maintenir sa présence dans le développement local.

L’an dernier, dans le cadre du pacte fiscal entre Québec et les municipalités, le réseau de développement économique local (les CDEC) a été charcuté et ses responsabilités transférées aux municipalités. Montréal avait alors décidé de créer le réseau PME Montréal en fusionnant les dizaines de CEDEC actives sur son territoire. Cette réorganisation a signé l’arrêt de mort de nombreux organismes, mais pas de la CDEST.

« Les membres de notre conseil d’administration se sont dit qu’on ne pouvait effacer 30 ans de réalisations sans réagir. [La CDEST a vu le jour en 1985], explique François Gélinas, président du CA. Nous avons constaté qu’il y avait des lacunes dans cette réorganisation. Nous avons donc créé deux comités pour réinventer notre organisation. Nous avons travaillé sur nos valeurs et notre offre de services, que nous vous présentons ce matin [2 février]. »

La CDEST recentre donc ses activités autour du développement économique et communautaire… sans le financement des entreprises, qui échoit désormais à PME Montréal. La CDEST poursuit donc son mandat d’accompagnement et de participation aux concertations locales, mais y ajoute trois nouveaux volets: codévelopper des projets structurants, réaliser des études de veilles stratégiques en développement territorial et offrir de l’accompagnement cocréatif pour accélérer l’émergence de projets. La CDEST pourrait, notamment, organiser des concours d’idées pour améliorer l’offre sur une artère commerciale, favoriser le maillage entre entrepreneurs ou groupes communautaires au sein d’espaces collaboratifs, mener des études pour confirmer si un projet est porteur ou réalisable commercialement, favoriser son acceptabilité sociale, animer des processus d’idéation, etc.

La CDEST mise également sur un nouvel outil en ligne, Mobilisons Local, qui devrait être lancé également au courant des prochains jours. Il s’agit d’une plateforme de financement socioparticipatif (comme Kickstarter ou Haricot) tournée essentiellement vers les projets communautaires montréalais. Le projet a été développé par Rachad Lawani, qui travaille comme agent de développement économique à la CDEST. De plus, la CDEST conserve la gestion de son Carrefour Jeunesse-Emploi, un service desservant les jeunes adultes de Hochelaga-Maisonneuve.

Plus grand territoire

La CDEST, qui dessert Mercier–Hochelaga-Maisonneuve (dont Mercier-Est), agrandit aussi son territoire, avec l’ajout des arrondissements de Rosemont-Petite-Patrie et Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension. Elle a intégré quelques employés des anciennes CDEC de ces territoires. « Nous avons une connaissance fine de nos quartiers, nous connaissons notre écosystème urbain mieux que quiconque, explique M. Gélinas. Nous avons une expertise de 30 ans à servir notre communauté. Nous considérons que ces avantages sont précieux pour quiconque, organisme privé ou communautaire, veut faire du développement ou amener des projets sur notre territoire. »

« Une de nos forces, c’est d’avoir tissé des liens solides avec tous les acteurs de notre milieu, ajoute Francine Labelle, directrice générale. Nous sommes très optimistes pour l’avenir. »

La CDEST a investi plus de 5 millions de dollars dans plus de 210 entreprises en économie sociale depuis sa création, notamment Y’a quelqu’un l’aut’ bord du mur (YQQ) et Vélopousse. Les anciens organismes qu’elle a intégrés récemment ont aussi appuyé des projets comme le Campus des technologies de la santé, CycloChrome (qui fait l’entretien des vélos BIXI), Technopôle Angus, le Théâtre aux Écuries, la Coopérative de solidarité Jarry/2e, la Tohu, ou plusieurs entreprises privées, comme L’Espace Public, une brasserie de la rue Ontario où la CEDEST tenait sa rencontre avec les médias, ce matin.

 

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