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Le gouvernement du Québec s’entend avec les garderies et les CPE

Éducation
La chaîne humaine organisée par le CPE Dolmen le matin du 22 février. (photo: Facebook - CPE Dolmen)
La chaîne humaine organisée par le CPE Dolmen le matin du 22 février. (photo: Facebook – CPE Dolmen)

Le Centre de la petite enfance du Dolmen ne se doutait pas que sa première chaîne humaine, organisée hier matin, allait avoir lieu le jour où l’Association québécoise des centres de la petite enfance allait accepter l’offre du gouvernement du Québec.

Situé sur la rue Georges-Bizet, le CPE du Dolmen avait décidé d’organiser une première chaîne humaine, mouvement de manifestation également adopté par d’autres CPE et garderie du Québec, afin de protester contre les coupes de 120 millions de dollars imposées par le gouvernement provincial.

« Notre conseil d’administration avait décidé d’organiser une seule chaîne humaine, mais une grande. C’est pour cette raison qu’on avait choisi ce lundi, début de semaine nationale d’actions contre les mesures d’austérité du gouvernement de Philippe Couillard. Nous avons demandé aux parents de se joindre à nous entre 8 h et 9 h, à raison de 15 à 20 minutes par parents. Notre objectif était de se faire voir et entendre sur la rue Notre-Dame en manifestant notre mécontentement envers les coupes budgétaires », explique Josée Lebel, directrice adjointe à la pédagogie-SST au CPE du Dolmen, jointe par le Journal de Mercier-Est cet après-midi.

Or, la nouvelle a été annoncée par le nouveau ministre de la Famille et désormais ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, ce matin : le gouvernement s’est finalement entendu sur le nouveau mode de financement des garderies subventionnées et des CPE. « L’effort budgétaire » de 120 millions de dollars pour l’année 2016-2017 reste, mais il sera accompagné d’une allocation forfaitaire de 60 millions de dollars (40 M$ pour les CPE et 20 M$ pour les garderies).

« Repousser l’échéance »

Sur sa page Facebook, l’Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) indique que c’est « avec regret » qu’elle accepte l’offre de compromis du gouvernement sur les règles budgétaires 2016-2017.

Réagissant à chaud, Josée Lebel mentionne être déçue par cette entente.

« L’allocation de transition était présente dans la première offre du gouvernement, mais elle était de 20 millions au lieu de 60 millions. Et le mot le dit, c’est une allocation transitoire, donc ça nous oblige toujours à nous ajuster au nouveau mode de financement imposé par le gouvernement », souligne Mme Lebel.

« Autrement dit, on ne fait que repousser le problème d’un an. Au lieu de courir pour revoir mon budget pour le 1er avril 2016, j’ai maintenant jusqu’au 1er avril 2017 pour y arriver », ajoute-t-elle.

Trouver le moyen de s’ajuster

Le budget du CPE du Dolmen a été amputé de 85 000 $ l’année dernière et l’on s’attend à ce que cette même somme soit retranchée cette année.

« Pour le moment, nous n’avons pas fait de mises à pied, mais nous achetons moins de matériels, comme des jouets, nous avons donné moins de formations et nous avons organisé moins d’activités pour les enfants », mentionne Josée Lebel. Soulignons qu’étant situé dans un milieu défavorisé, le CPE du Dolmen avait comme politique de demander aux parents de payer seulement la moitié des frais reliés aux activités organisées pour leurs enfants.

La directrice souhaite prendre du temps afin d’analyser l’offre acceptée par l’AQCPE. « Il faudra étudier les nouveaux tarifs pour les allocations des enfants par groupe d’âge, puisque les chiffres ont changé. Je suis quand même inquiète pour le sort des enfants, mais je veux prendre du recul et vérifier tout le dossier de manière objective », conclut Mme Lebel.

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