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L’économie sociale et l’achat local 

Économie, Élus
Deux groupes de personnes ont pu prendre part au circuit en autobus, soit un en matinée et un autre en après-midi. (photo: PITREM)
Deux groupes de personnes ont pu prendre part au circuit en autobus, soit un en matinée et un autre en après-midi. (photo: PITREM)

Les observateurs de l’actualité savent bien que le commerce de détail connaît des difficultés au Québec depuis plusieurs mois.

De nombreuses bannières connues dont Mexx ou Jacob, ont fermé. D’après de nombreux acteurs du milieu, 2016 ne s’annonce guère mieux pour les détaillants.

Des changements importants sont actuellement en cours dans le monde du commerce de détail. Certainement, l’achat en ligne est appelé à augmenter alors que 83% des Québécois ont aujourd’hui accès à un ordinateur à la maison et que 44% possèdent un téléphone intelligent. Plus que tout, l’augmentation importante des coûts d’exploitation réduisent les marges de profit des commerçants.

Le commerce est pourtant un acteur important de la prospérité de nos quartiers. Afin de faire face aux difficultés et aux mutations du marché, l’économie sociale et le commerce local semblent devenir des solutions durables.

Qu’est-ce que l’économie sociale?

L’économie sociale regroupe l’ensemble des activités et organismes issus de l’entrepreneuriat collectif (OBNL, coopératives ou mutuelles) qui combinent à la fois une mission sociale et une activité économique et qui intègrent dans leurs statuts et leurs façons de faire une gouvernance démocratique. Leur finalité est de servir d’abord ses membres et la collectivité, défendant par le fait même la primauté des personnes et du travail sur le capital dans la répartition des revenus.

Ancrées dans leurs milieux, les entreprises d’économie sociale sont outillées pour traverser les soubresauts du marché. À Montréal, on dénombre plus de 3500 établissements faisant vivre plus de 60 000 emplois et générant des revenus de 2 milliards de dollars à chaque année. Ces entreprises œuvrent dans différents secteurs : arts et culture, environnement, services à la personne, médias communautaires, tourisme et loisir, habitation, aide domestique, enfance/famille, santé, restauration solidaire, éducation/formation, nouvelles technologies et services aux entreprises. Le Comité d’économie sociale de l’île de Montréal (CÉSÎM) en dénombre 74 uniquement dans l’arrondissement de MHM.

Les qualités du commerce local

Tout comme l’entreprise d’économie sociale, le commerce local ancré dans son milieu est un facteur de prospérité dans un quartier. À proximité de sa clientèle, l’entrepreneur local s’adapte facilement aux changements. D’ailleurs, le circuit entrepreneur du PITREM qui s’est tenu le 27 novembre dernier a permis de faire découvrir aux résidents de Mercier-Est les entrepreneurs de leur quartier. Cet évènement était l’occasion pour eux de constater l’impact positif des entrepreneurs locaux pour le tissu social et urbain.

Le rôle de notre arrondissement

Les élus ont adopté à l’unanimité lors du dernier conseil d’arrondissement une motion  demandant que Mercier–Hochelaga-Maisonneuve agisse afin de favoriser les entreprises d’économie sociale. Cette motion, que j’ai déposée une première fois en décembre dernier, demande au directeur d’arrondissement de s’assurer de solliciter des prix auprès des entreprises d’économie sociale de Montréal pour les dépenses inférieures à 25 000 $.  Cette mesure favorisera la concurrence entre tous les types d’entreprises au bénéfice de la population.

Par ailleurs, nos collègues de l’arrondissement de Verdun ont adopté en novembre dernier une Politique d’achat local de laquelle nous devrions nous inspirer. En fait, il faudrait aller plus loin et favoriser les entreprises d’économie sociale. Une telle politique, serait bénéfique pour Mercier–Hochelaga-Maisonneuve et favoriserait le développement économique et social de nos quartiers, incluant Mercier-Est.

Les opinions émises dans les blogues sont celles de leurs auteurs et non celles de Pamplemousse.ca.
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