Publicité

Infologis veut des logements sociaux à la place du Cinéma Paradis

Immobilier
La famille Guzzo a lancé son empire en achetant et en rénovant le cinéma Capri en 1976 qui fut renommé Cinéma Paradis. L'endroit est abandonné depuis 2009. (photo: Stéphane Desjardins)
La famille Guzzo a lancé son empire en achetant et en rénovant le cinéma Capri en 1976 qui fut renommé Cinéma Paradis. L’endroit est abandonné depuis 2009. (photo: Stéphane Desjardins)

Infologis de l’Est de l’île de Montréal apposera une bannière aujourd’hui à 13 h 30 devant l’ancien Cinéma Paradis afin de réclamer que l’endroit puisse servir à la construction de logements sociaux dans le quartier.

Cette action est menée dans le cadre de la campagne « Pour une réserve de terrains et bâtiments » lancée par le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) et appuyée par différents comités de logement montréalais qui interviendront également en ce 7 mars. Un des objectifs de cette campagne est d’inciter la Ville de Montréal à acquérir des sites pour y construire des logements sociaux ainsi que des infrastructures servant à la communauté.

« Jouer au Monopoly »

Le Cinéma Paradis est situé au 8215, rue Hochelaga, soit à l’intérieur de la zone de revitalisation urbaine intégrée (RUI), secteur disposant de fonds provenant de la métropole pour ce genre de projets. Le bâtiment, à l’abandon depuis 2009, cumule les graffitis depuis tout ce temps. Il s’agit d’une propriété de Vincent Guzzo, des cinémas du même nom.

En 2014, M. Guzzo avait d’ailleurs révélé au Journal de Mercier-Est qu’il préparait la relance du Cinéma Paradis, non pas pour y héberger une salle de cinéma, mais plutôt pour transformer l’endroit en immeuble de bureaux. Aujourd’hui, le projet semble être au point mort.

« Certains jouent au Monopoly avec des terrains dont la valeur augmente pendant que, dans Mercier-Est, le tiers des ménages locataires consacrent plus de 30 % de leur revenu pour se loger. Il serait grand temps que des terrains et bâtiments inutilisés comme celui-ci servent à la communauté », souligne Patricia Mercier, organisatrice communautaire à Infologis, par voie de communiqué.

Pas la première manifestation

Infologis n’en est pas à sa première manifestation devant la propriété de Vincent Guzzo. Deux ans plus tôt, suite à une consultation menée auprès des groupes communautaires de Mercier-Est, l’organisme avait déposé un arbre devant le bâtiment abandonné. Les feuilles de l’arbre étaient fabriquées de « mains » en papier sur lesquelles les personnes consultées avaient inscrit une idée de reconversion de l’édifice ou de son terrain.

« Nous avions demandé à Richard Celzi, conseiller de Tétreaultville, d’obtenir une rencontre avec M. Guzzo afin que l’on puisse se parler, mais ça n’a pas abouti. Notre première action en 2014 visait le propriétaire du Cinéma Paradis. Cette fois-ci, nous nous adressons à la Ville de Montréal », explique Jean-Christophe Bureau, organisateur communautaire à Infologis.

En effet, même si le site est une propriété privée, Infologis de l’Est de l’île de Montréal soutient que la ville pourrait obtenir des pouvoirs du gouvernement du Québec pour zoner certaines parties de son territoire à des fins de développement de logement social. Montréal pourrait aussi se prévaloir de son droit de préemption sur les sites excédentaires du gouvernement du Québec, toujours selon l’organisme.

Vos commentaires
loading...