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Les Jeunes jardiniers de Montréal sont de retour

Éducation, Santé
André Pednault avec des Jeunes jardiniers de Montréal l'été dernier. (photo: Marie-Eve Cloutier)
André Pednault avec des Jeunes jardiniers de Montréal l’été dernier. (photo: Marie-Eve Cloutier)

Le programme « Jeunes jardiniers de Montréal » reprendra en force cette année, car la liste d’inscrits compte déjà plus de 200 élèves.

Il y a déjà deux ans, André Pednault, président du jardin communautaire BP Tétreaultville, avait cette idée de créer un programme où des jeunes du quartier pourraient être initiés au jardinage via leur cursus scolaire.

En août 2014, André Pednault avait fait le tour des écoles de Mercier-Est afin de trouver des groupes désireux de participer à son projet. Il avait alors réussi à former un premier groupe « test » avec des élèves de 5e et de 6e année de l’école Armand-Lavergne. Ensuite, des jeunes de l’école Philippe-Labarre se sont ajoutés au projet.

Même durant le congé scolaire, l’été dernier, des jeunes ont pris part à une série d’activités qui ont eu lieu au jardin communautaire situé sur la rue Aubry, où 16 jardinets sont réservés aux Jeunes jardiniers de Montréal.

Cette année, les enfants pourront s’amuser dans 32 bacs de terre. « Le projet a pris de l’ampleur! » lance André Pednault, tout juste de retour chez lui après un formation en classe avec les Jeunes jardiniers, lorsque joint au téléphone par le Journal de Mercier-Est.

Jardiniers spécialisés

Cette saison, le projet sera réalisé exclusivement avec des élèves de l’école Armand-Lavergne. « J’ai 11 classes, de la 1re à la 6e année. Je donne 11 formations d’une heure par semaine », explique André Pednault.

Chaque groupe sera spécialisé, avec différentes tâches à accomplir. Pour certains, ce sera les fines herbes. D’autres, le compost. Un groupe formera une unité d’intervention pour soigner les plantes malades. Des élèves auront le rôle d’exterminer les mauvaises herbes et les insectes nuisibles. Un groupe de 6e année devra même réaliser les affiches pour identifier les cultures.

« Les plants appartiennent à tout le monde. Ainsi, un élève n’a pas à être déçu s’il est le seul à voir son plant de tomate mourir. La perte d’un plant et une perte pour tout le groupe. Ainsi, les élèves comprennent que selon leur rôle, ils doivent tous s’impliquer dans le projet », souligne M. Pednault.

D’ici à la semaine prochaine, les 11 groupes auront déjà préparé près de 400 semis qui seront prêts à temps pour l’ouverture du jardin communautaire, le 1er mai.

Le jardin ne profite pas qu'aux Jeunes jardiniers: il fait également la joie des insectes pollinisateurs! (photo: Marie-Eve Cloutier)

(photo: Marie-Eve Cloutier – Archives du Journal de Mercier-Est)

Produire et donner au suivant

Avec le double de bacs, André Pednault souhaite passer d’un projet plus ou moins expérimental à une culture de production cette année. Et ce, toujours en prenant soin de jouer quelques tours aux élèves afin les faire réfléchir quant aux résultats obtenus dans les jardinets.

« J’ai mis de l’engrais dans seulement la moitié de certains bacs. Puisque l’on va cultiver en volume, je m’attends à ce que les élèves puissent observer la différence. Ils seront aussi appelés à prendre des notes dans un cahier d’observations. Est-ce à cause de la lumière? Des autres cultures dans le jardinet? Est-ce à cause de la terre? Je souhaite que les jeunes puissent établir des hypothèses », fait valoir le jardinier.

Les fruits et les légumes produits seront dans un premier temps redistribués aux familles des élèves participants. En cas de surplus, la nourriture pourra être donnée aux gens dans le besoin dans le quartier. « Des élèves souhaitent même que l’on installe un kiosque au jardin afin de pouvoir vendre nos produits, allant du compost à des fruits séchés, en fin de saison », ajoute M. Pednault.

« J’ai également demandé aux jeunes de parler du projet dans leurs familles et d’inviter leurs parents à démarrer un jardin à la maison, si l’espace le permet, en fonction des notions apprises. J’ai vraiment toute une brigade de jardiniers cette année! » conclut André Pednault.

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