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Les Loisirs de Longue-Pointe pourraient disparaître

Vie de quartier
L'avenir est incertain pour l'organisme de loisirs. (photo: Facebook)
L’avenir est incertain pour l’organisme de loisirs. (photo: Facebook)

Après plus de 50 ans d’existence, les Loisirs de Longue-Pointe sont en réflexion par rapport à l’avenir de l’organisme.

Une chose est sûre néanmoins : il n’est pas question de laisser tomber les enfants du secteur, a mentionné Martin Vézina, trésorier au conseil d’administration des Loisirs de Longue-Pointe, au Journal de Mercier-Est.

D’après M. Vézina, c’est toute une série de circonstances qui force l’organisme de loisir à réfléchir à son avenir. Le directeur général, Christian Lévesque, a donné sa démission, car il a accepté un nouvel emploi. Il devrait quitter les Loisirs de Longue-Pointe d’ici les deux prochaines semaines. M. Lévesque ne souhaitait d’ailleurs pas s’entretenir avec des journalistes à propos de la suite des choses en ce qui concerne les Loisirs de Longue-Pointe.

« Ce départ joue pour beaucoup dans nos réflexions. Il faudrait trouver rapidement quelqu’un qui pourrait assurer l’atteinte de nos objectifs de financements. Le directeur général est notre seul poste à temps plein. Tous les membres du CA sont bénévoles », explique Martin Vézina.

Chaque année, les organismes de loisirs signent une convention avec la ville concernant leur financement, avec des objectifs à atteindre. L’argent des subventions sert principalement à financer les activités pour les jeunes et les camps de jour l’été. Les activités pour les adultes sont des sources de revenus autonomes pour ces organismes.

Normalement, ces ententes durent deux ans et ont même déjà duré trois ans dans le passé. La dernière convention a été signée que pour un an pour les Loisirs de Longue-Pointe. Elle viendra à échéance en 2017. « La ville souhaite revoir notre mode de financement. Même si notre camp de jour a toujours été très populaire auprès des jeunes, on nous a demandé d’augmenter le nombre d’inscriptions à nos autres activités de loisirs, par exemple », soutient Martin Vézina.

De plus, l’École Saint-François-d’Assise, l’un des points de service des Loisirs de Longue-Pointe, sera fermée pour des rénovations cet été. « Cela représente un autre enjeu pour nous », indique M. Vézina.

Toutes les options sont possibles

Martin Vézina ne cache pas que la fermeture des Loisirs de Longue-Pointe est envisagée. Mais, toutes les options sont sur la table.

« L’option de fermeture existe. L’important dans tout le processus, ce sont les enfants. Nous sommes dans un secteur considéré comme plus défavorisé dans Mercier-Est. Nous n’allons pas laisser tomber les jeunes. On pourrait, par exemple, céder notre territoire à un autre organisme de loisirs du secteur », laisse entendre le trésorier.

Et contrairement à ce que la rumeur pouvait laisser entendre, l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve n’a aucunement l’intention de mettre la clé dans la porte de l’organisme. « Nous n’allons pas leur demander de fermer, il en revient au conseil d’administration des Loisirs de Longue-Pointe de décider s’ils veulent poursuivre ou non leurs activités. Si on nous le demande, on peut les aider à chercher un nouveau directeur général », a mentionné le maire Réal Ménard.

Les Loisirs de Longue-Pointe ont été fondés en 1962 dans la paroisse St-François d’Assise. Le territoire de l’organisme s’étend du nord au sud entre les rues Dubuisson et Notre-Dame, et de l’est à l’ouest entre les rues St-Donat et d’Haig.

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