Publicité

Marche exploratoire pour le projet d’optimisation de l’A25

Transport
« Les choses sont plus clair sur le terrain que sur une carte », a déclaré Réal Ménard, maire de l'arrondissement de Mercier—Hochelaga-Maisonneuve, juste avant le départ de la marche. (Photo: Stéphane Desjardins)
« Les choses sont plus clair sur le terrain que sur une carte », a déclaré Réal Ménard, maire de l’arrondissement de Mercier—Hochelaga-Maisonneuve, juste avant le départ de la marche. (Photo: Stéphane Desjardins)

Des citoyens du quartier ont pris part, ce soir (31 mars), à une marche exploratoire en compagnie de Réal Ménard, maire d’arrondissement, pour comprendre les travaux à venir dans le cadre du projet d’optimisation de l’A25.

Cette marche, qui a été reportée d’une semaine à cause de la mauvaise météo de la semaine dernière, a débuté angle des rues Curatteau et Lavaltrie, à 17 h 30. Après avoir marché vers Notre-Dame, le groupe a remonté la rue en direction Nord, jusqu’à Sherbrooke. Une vingtaine de personnes ont pris part à cette marche, dont des fonctionnaires du ministère des Transports, des représentants du Port de Montréal et des fonctionnaires de l’arrondissement.

« J’avais pris publiquement l’engagement, lors des deux dernières rencontres du conseil d’arrondissement, de faire cette marche, a expliqué M. Ménard, sous son parapluie, rue Curatteau. Ce dossier demeure très théorique si vous vous limitez à l’étudier sur une carte. Dans la rue, c’est autre chose. Comme les experts du MTQ, du Port et de la Ville nous accompagnent, ça va permettre aux citoyens d’obtenir des réponses concrètes à leurs préoccupations. »

Ce corridor fait l’objet d’inquiétudes de la part des citoyens du quartier depuis plusieurs mois, plus particulièrement en ce qui concerne le spectre du camionnage à cet endroit. En effet, il est interdit depuis plus de 20 ans aux camions de circuler sur ce tronçon, exception faite des livraisons locales. Certains craignent de voir cette interdiction être levée avec les travaux.

En fait, sur les cartes, la rue Curatteau, ainsi que la voie de desserte de l’A25, portent le même nom. Mais, un mur antibruit les sépare entre Notre-Dame et Hochelaga.

Une vingtaine de personnes ont bravé la pluie pour marcher de Notre-Dame à Sherbrooke, rue Curatteau. (Photo: Stéphane Desjardins)

Une vingtaine de personnes ont bravé la pluie pour marcher de Notre-Dame à Sherbrooke, rue Curatteau. (Photo: Stéphane Desjardins)

Des invitations ciblées? 

Malgré la vingtaine de personnes présentes à la marche exploratoire, il semblerait que pas tous aient reçus l’invitation, alors que certains s’attendaient pourtant à être mis au courant. C’est le cas notamment de Daniel Chartier, résident de Mercier-Est, qui signait récemment une lettre ouverte dans le journal concernant les « illusions » du projet d’optimisation de l’A25.

« [Lors de la séance du conseil d’arrondissement du 2 mars dernier,] M. Ménard m’a invité verbalement. Malheureusement, comme d’habitude, aucun courriel ne m’est parvenu ! », lance M. Chartier, qui a quand même réussi à joindre le groupe. 

Pendant cette même réunion, Laurence Lavigne-Lalonde, conseillère de Maisonneuve-Longue-Pointe, avait également soulevé la confusion au ministère entourant la différence entre une séance d’information et une consultation publique. Mme Lavigne-Lalonde a d’ailleurs envoyé une lettre au ministre des Transports, Jacques Daoust, afin de lui demander une vraie consultation publique sur le projet d’optimisation du corridor de l’autoroute 25.

– Texte écrit en collaboration avec Marie-Eve Cloutier

Vos commentaires
loading...