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Top 3 des « Pierre » de Tétreaultville

Vie de quartier
Au moins quatre rues de Mercier-Est contiennent le prénom « Pierre ». (photo: Stéphane Desjardins - Archives du Journal de Mercier-Est)
Au moins quatre rues de Mercier-Est contiennent le prénom « Pierre ». (photo: Stéphane Desjardins – Archives du Journal de Mercier-Est)

Il y a beaucoup de Pierre à Tétreaultville. Voici la liste des rues portant le prénom « Pierre » dans le quartier, ainsi qu’une brève explication entourant leur toponymie.

Dans la plupart des cas, le prénom et le nom de ces illustres personnes ont aussi été attribués à des lieux publics. Certaines références viennent du Répertoire historique des toponymes de la Ville de Montréal, et d’autres des archives de Robert Carrière.

1 – Rue Pierre-Tétreault

Pierre Tétreault (1858-1922) n’a pratiquement plus besoin de présentation.

Grand propriétaire foncier, Pierre Tétreault est le fondateur de l’ancien village de Tétreaultville que l’on a nommé en son honneur. Et contrairement à la croyance populaire, M. Tétreault n’a jamais été le maire de sa ville! Créé en 1907, Tétreaultville est ensuite annexé à Montréal et devient une partie du quartier Longue-Pointe le 4 juin 1910. Depuis 1915, on connait aujourd’hui le quartier sous le nom de Mercier, mais Tétreaultville demeure dans le coeur de bien des gens du quartier.

2 – Avenue Pierre-De Coubertin

Pierre de Coubertin (1863-1937) était un éducateur français. En 1894, à la Sorbonne, il réunit en congrès quatorze nations pour les convaincre de rétablir les Jeux olympiques. Les premiers Jeux olympiques modernes ont alors commencé deux ans plus tard, à Athènes.

Quelque temps avant les Jeux olympiques de Montréal, on décide de donner le nom de « Pierre de Coubertin » à la voie au sud du Parc olympique.

3- Boulevard Pierre-Bernard

Selon l’historien Robert Carrière, Pierre Bernard serait né en 1866 et est décédé le 26 mai 1924. La maison Brouillet, dit Bernard, construite en 1759, est la maison dans laquelle la famille aurait vécu. Cette demeure, située au 325, Pierre-Bernard, est désormais entourée de condos, même si elle est classée monument historique.

En 1923, Pierre Bernard a cédé cette voie que l’on connait aujourd’hui sous le nom de boulevard Pierre-Bernard. Autrefois, le chemin ne portait que le nom de famille, mais le 21 juin 1962, le Conseil municipal ajoute le prénom de M. Bernard pour éviter la confusion avec la rue Bernard, située dans le Plateau Mont-Royal.

Bonus – Rue Jean-Pierre-Ronfard

Jean-Pierre Ronfard (1929-2003) est un auteur, un comédien, un metteur en scène et un animateur. Il est le fondateur du Théâtre expérimental de Montréal. Il reçoit le prix Denise-Pelletier en 1999. Pour en savoir plus sur sa vie, cliquez ici.

Quand la toponymie fait la une

Les questions de nature toponymique ont marqué l’actualité ces derniers jours, dans un premier temps avec « l’affaire Claude Jutra ».

Le célèbre cinéaste québécois est tombé de son piédestal alors qu’on apprenait qu’il était en fait pédophile. Les révélations choquantes ont été d’abord publiées dans une biographie de l’auteur Yver Lever (simplement intitulé Claude Jutra, aux éditions Boréal) avant que La Presse ne réalise une entrevue avec l’une des victimes de Jutra. Les réactions sont venues de toutes parts, de la Ville de Montréal qui a décidé de retirer le nom de « Claude Jutra » de ses rues et parcs,à l’organisme Québec Cinéma qui organise la Soirée des Jutras, qui s’appellera cette année le Gala du cinéma québécois.

Dans la foulée, la Ville de Montréal a décidé de créer une banque de nom afin que les grandes personnalités féminines qui ont marqué l’histoire de la métropole soient mieux représentées dans les noms de rues et de lieux publics.

En effet, sur près de 6000 toponymes, plus de 50 % des dénominations sont attribué à des hommes alors que les femmes ne représentent que 6 % (d’autres dénominations peuvent être neutres, par exemple un nom de famille).

C’est donc pour diminuer cet écart que la Ville de Montréal a mis sur pied la banque Toponym’Elles. Les citoyens montréalais sont d’ailleurs invités à envoyer leurs propositions de noms via le site Internet de la toponymie.

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